‹ Vers l'abîme (volume 2)Chapitre 68 sur 102 · II. LA LETTRE DU 4 JUIN 1S · texte numérisé non relu

II. LA LETTRE DU 4 JUIN 1S

80. Cette lettre qui se trouve reproduite dans le mémoire paraît ^voir spécialement surexcité la bile de M. Landry, qui l'appelle la plus compromettante comme la plus incompréhensible des lettres. Voyons un peu.

Le mandement avait exposé en général des principes que M. Landry reconnaît être parfaitement vrais; par malheur, ces principes sont venus se mettre en travers de la course effrénée \,le ce Monsieur et l'ont fait trébucher. »

S. G., si sévère pour nous au commencement de sa réponse, sait trouver maintenant quelques-unes de ces aménités, que sa position élevée lui fait pourtant un devoir, à ses yeux, du moins, de ne pas employer. Mais passons.

81. «La lettre du 4 juin a appliqué ces principes parfaitement vrais à un fait devenu notoire par la faute de M. Landry, qui avait accepté de son plein gré la discussion sur les journaux. »

Nous avons assez longuement répondu (N° 22) à cette prétention de S. G.

82. « M. Landry trouve compromettant et incompréhensible que l'archevêque ait usé d'un droit qu'on ne refuse pas au dernier des citoyens. »

Ne us maintenons notre appréciation et nous trouvons exorbitante la prétention de S. G. Ce que le dernier des citoyens peut faire, descendre dans l'arène, se mêler aux combattants écrire pour le public, donner et recevoir des coups, l'archevêque ne peut pas le tenter. Le dernier des citoyens peut se prononcer dans et sur n'importe quel différend et son jugement peut avoir ou ne pas avoir de l'importance, mais quand un archevêque veut user de ce droit qu'on ne refuse pas au dernier des citoyens, il prostitue alors la justice, il la détourne de son cours, il ferme tout accès à son tribunal, il prive ses justiciables de tous les avantages d'une saine administration de la justice, commet la plus grave des imprudences et s'aventure dans une voie sans issue.

La présente cause met parfaitement en relief tous les inconvénients qu'il y a pour un archevêque de vouloir user d'un droit qu'on ne refuse pas au dernier des citoyens.

83. « Il appelle cela un jugement ex parte, comme si dans cette discussion publique M. Landry n'avait pas été entendu. »

Déjà répondu (N° 22).

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