La source du mal
» M. Hamel désigne M. le Dr Landry comme la source du mai.
» M. A.-C.-P.-R, Landry dit que jamais M. le Dr Landry n'a essayé d'amoindrir ou de détruire l'autorité morale se rattachant aux positions (Occupées par M. Hamel. M. A.-C,-P,-R, Landry aime à mêler les accusations, à faire un même tout de celles qui s'adressent à M. le Dr Landry et de celles qui s'adressent à ce groupe d'amis qui ont sollicité, poussé (!), aiguillonné (I!) M. le Docteur pour lui faire dire et faire ce qu'il n'aurait ni dit, ni fait, s'il eût été laissé à son bon sens naturel. »
Où est la preuve de ces assertions? « Quod gratis asserilur gratis negatur. »
277, « Or quand M. Hamel fait un reproche à M. le Docteur Landry, il le lui adresse formellement et sans détours. Quand il emploie les formules générales ou indéfinies, telles que « on cherche à atteindre plus haut que moi », « on y mettait du zèle, «on s'appuie sur ces affirmations », etc., M. Hamel s'adresse au groupe qui met M. le Dr Landry en avant et se tient prudemment derrière lui. — Ce n'est donc pas à M. le Dr Landry que s'applique le reproche de chercher à amoindrir ou à détruire l'autorité morale se rattachant aux positions occupées par M. Hamel, mais à ceux qui se sont montrés si zélés pour répandre la bonne nouvelle. — Sans doute, M. le Dr Landry a été la source des renseignements qu'ils répandaient, mais il s'est prêté sans défiance au manège calculé des autres. C'est pour cela que M. Hamel a dfu dire qu'il ne croyait pas M. le Docteur aussi ardent que les autres dans leur travail de démolissement à la sourdine. »
Nous avons donné à ce paragraphe (voir Mémoire, page 169) une réponse qui s'applique également à ce qui suit :
278. « Mais alors, pourrait-on objecter, pourquoi donc M. Hamel s'attaquait-il à M. le Dr Landry, si c'était d'autres personnes qu'il visait. — Parce que M. le Dr Landry était la source la plus reculée des accusations qui se répétaient contre M. Hamel, et que si M. Hamel obtenait de lui une reconnaissance qu'il (le Dr Landry) s'était mépris dans ses interprétations, tout en finissait là. Il ne fallait pas néanmoins laisser peser sur M. le Dr Landry seul des conséquences où il n'avait que la moindre part intentionnelle, si toutefois même il en avait. »
Ce qui détruit toute l'argumentation de M. Hamel c'est l'aveu même de ce Monsieur qu'avant la dénonciation du Dr Landry les accusations portées contre M. Hamel étaient connues de Mgr l'archevêque et de M. l'official. Il n'est pas donc prouvé que le Dr Landry fût la source du mal. Cette sixième accusation de M. Hamel contre le Dr Landry est donc réellement "une calomnie.