IX. — Inspecteurs Généraux
FRA^'CE
CANADA
« Cette action constante et immédiate, le gouvernement peut l'exercer à l'égard de l'instruction et de tous les autres objets dont nous venons de parler, comme il l'exerce à l'égard des corps administratifs et jadiciaires, par un certain nombre d'agents aussi probes qu'éclairés, chargés d'inspecter les écoles dans un certain arrondissement, de correspondre avec le gouvernement, de lui faire connaître les abus qui pourraient exister, et les moyens de les détruire. Ani-
« L'année dernière, je recommandais la nomination de deux ou trois inspecteurs généraux chai^gés de surveiller la conduite des inspecteurs d'écoles. C'est le système suivi avec beaucoup d'avantage dans les principaux pays de l'Europe, et il n'est guère possible de s'e.ssiuer autrement de la manière dont l'inspection ordinaire a été faite. L'inspecteur devrait aussi entrer sur un registre tenu à cet effet dans chaque école, la date de sa visite, le temps qu'elle a duré.
mes tous d'un même esprit, ils imprimeraient à l'instruction ce caractère de bonté et d'uniformité qui lui est nécessaire.
Ces inspecteurs formeront un lien qui unira toutes les écoles entre elle, et toutes les écoles avec le gouvernement. Par eux, celui-ci sera sans cesse instruit de l'état de l'instruction sur to us les points de la République, et sans cesse à portée de lui faire sentir ses salutaires influences.
Par eux, il y aura harmonie dans l'enseignement ; l'enseignement sera dirigé par un même esprit ; les bonnes mé thodes seront adoptées ; on ne professera que de bo?îs prin cipes. » — Le Ministre de l'Intérieur au Directoire, 26 pluviôse, an XL
« L'institution des inspecteurs primaires, ces organes essentiels de faction directrice, est renforcée : il y aura du moins un inspecteur primaire par arrondissement. Ils visiteront aux moins deux fois par an les écoles de leur ressort.
« De plus, dans chaque académie, il devrait y avoir un inspecteur supérieur spécialement affecté à l'enseignement
les matières sur lesquelles il a examiné les enfants, le résultat de l'examen, etc. ; on aurait de cette manière un service plus efficace, et la législature ne devrait pas hésiter devant ce léger surcroît de dépense destiné à produire des résultats si désirables. » — M. Ouimet, Rapport de 1872-1873.
« En 1873, étant ministre de l'Instruction publique, j'ai demandé la nomination d'inspecteurs généraux àonl le devoir consisterait à surveiller et à diriger les travaux des inspecteurs ordinaires. Ce serait une véritable réorganisation de l'inspectorat.
La législature me semble avoir fait un premier pas vers cette réorganisation en soumettant l'aspirant à la charge d'inspecteur aux conditions de l'examen préalable devant un bureau spécial. J'espère qu'elle ne s'arrêtera pas dans cette voie. » — ]\I. Ouimet, Rapport de 1876-1877.
« La nomination à' inspecteurs généraux dont le devoir serait de surveiller les travaux des inspecteurs ordinaires, est une des principales choses qui restent encore à faire. L'ins-
primaire, ayant rang d'inspecteur d'académie.
« Enfin, auprès du ministre, quatre inspecteurs généraux de l'enseignement primaire.
« Si le gouvernement s'emparait résolument par ses préfets et sous préfets comme président des Comités, par ses recteurs, ses i?ispecteurs généraux, ses inspecteurs supérieurs, ses inspecteurs primaires, de la direction suprême de l'enseignement, c'était avec le dessein de réaliser un progrès considérable sous l'état de choses issu de 1833. » — F.'. Garnot, Projet de loi sur renseignement,
« Si à d'autres époques l'inspection générale a pu sous diverses influences, s'enfermer dans la partie technique de ses attributions et considérer son œuvre comme accomplie quand elle avait donné consciencieusement ses notes sur l'enseignement des différentes matières dans un certain nombre d'établissements, vous avez tenu à lui faire entendre qu'ayant une plus haute idée des services qu'elle peut rendre vous lui demandez d'étendre la sphère de son activité. Un
pection des écoles que j'ai réussi à perfectionner, comme je le constaterai plus loin, ne sera complètement satisfaisante que le jour où des inspecteurs généraux, possédant des pouvoirs étendus, agents actifs et directs de mon département, feront des rapports spéciaux sur chaque district, au besoin sur une localité en particulier, et dans tous les cas sur l'œuvre de chaque inspecteur. » — M. OuiMET, Rapport de 1879-
« Le besoin se fait sentir plus que jamais d'un inspecteur général, dont on demande la nomination depuis longtemps. Sous le régime des lois actuelles, les relations du Surintendant et des inspecteurs ne sont pas assez étroites. De fait, le Surintendant ne peut pas, d'une façon absolument certaine, se rendre compte de la manière dont s'accomplit l'inspection ; il doit s'en rapporter aux inspecteurs euxmêmes, se fier aux capacités, au zèle, à la bonne méthode pédagogique qu'on leur suppose. Sous ce rapport, je ne veux pas dire que dans la pratique il se soit produit des
inspecteur général de l'enseignement primaire n'est pas an inspecteur primaire agissant sur une plus vaste échelle, c'est le représentant direct du ministre lui même, s'intéressant à tout ce qui intéresserait le ministre s'il pouvait procéder en personne à cette vaste enquête. » — F.\ Buisson, Rapport au Ministre de Vint., publique, 1880.
« Il y a, près le ministre de l'Instruction publique, quatre inspecteurs généraux de l'instruction primaire, assimilés aux inspecteurs généraux de l'Instruction publique, et choisis, moitié au moins parmi les inspecteurs supérieurs de F instruction primaire. Chaquti département sera visité tous les ans par un inspecteur général au moins. Les inspecteurs généraux sont chargés de faire un rapport annuel au Ministre sur Tétat de l'instruction primaire. Ils loi signalent les enfants dignes d'être adoptés par l'Etat. » Projet de loi, 1^^ juin
« Deux inspecteurs généraux de l'enseignement primaire iront chargés de l'inspection des étabKssements primaires. »
abus ; mais il me semble évident qu'en théorie ce système laisse à désirer. Le Surintendant devrait posséder un moyen immédiat de contrôler l'inspection. Or, c'est à l'aide d'un inspecteur général, qu'il pourrait y arriver.
« Mais il faudrait que cet inspecteur général fût un secrétaire du Département de V Instruction publique, et cela pour deux raisons : d'abord pour éviter une dépense nouvelle ; ensuite, afin que cet inspecteur général fût toujours en relations avec le Surintendant, et, pour ainsi dire, constamment sous sa main (!).
« Dans ce cas, il n'y aurait pas un fonctionnaire nouveau, mais seulement un fonctionnaire avec des pouvoirs plus étendus. » — M. Ouimet, Rapport de 1880-1881.
<f. 11 sera loisible au lieutenant gouverneur en Conseil, de nommer l'un des fonctionnaires du Département de l'Instruction publique, inspecteur général des écoles de la province.
« Le devoir du dit inspecteur généi'al sera de surveiller, de contrôler et de diviser,
— Décret^ loi du 9 mars 1852.
« Le Président de la République, sur la proposition du Ministre, n-omme et révoque les inspecteurs généraux, » — Décret, 9 mars 1852.
« L'inspection générale primaii'e est faite par des inspecteurs généraux et des inspectrices générales. )> — F.*. Paul Bert. Projet de loi. 1880.
d'après les instructions du Surintendant, les travaux des inspecteurs ordinaires. Il aura, à cette fin, tous les pouvoirs des dits inspecteurs et tous ceux du Surintendant, excepté celui de rendre des sentences. » — Bill de 1882. art. 4.