VIII. — Vers l Abimi iO
4° Saisir la première occasion favorable pour révoquer graduellement toute la législation scolaire actuelle, qui est tout imprégnée de faux principes.
Il est toujouTS dangereux de laisser dormir, dans les codes, de mauvaises lois, comme le savent tous ceux qui connaissent l'histoire de l'article 7 de Jules Ferry ;
5° Suivre attentivement les affaires d'éducation, surveiller les fonctionnaires publics, et signaler au public, dès qu'elle se produira, toute tentative d'empiétement sur les droits de V autorité paternelle ou ecclésiastique...
Pour an fonctionnaire, plus encore que pour tout autre, la crainte est le co7nmencement de la sagesse.
6° Garder, avec un soin jaloux, à nos écoles libres, leur caractère d'écoles indépendantes, et même faire des efforts pour augmenter le nombre de ces sortes d'établissements, qui pourraient, dans des temps de crises, toujours possibles, être notre unique planche de salut.
7° Enfin, prendre désorjnais pour mots d'ordre, dans nos luttes contre les partisans de V éducation d'Etat : L'Education appartient A l'Eglise et aux Parents : l'Etat hors de l'Ecole ! Car lutte, il y aura : il faut s'y attendre. Mais calme, confiance, action énergique, persévérante, et la victoire est à nous.
Le tout humblement soumis et instamment reommandé à l'attention sérieuse de tous nos concitoyens, amis intelligents et dévoués de la grande cause de l'éducation chrétienne.
Montréal, 20 mai 1886.
Signé : G. J., ancien magistrats