‹ Vers l'abîme (volume 4)Chapitre 14 sur 77 · IV. LE CANADIEN DOIT l'RKNDRE PLACE DANS LE CAMP DE DIEU · texte numérisé non relu

IV. LE CANADIEN DOIT l'RKNDRE PLACE DANS LE CAMP DE DIEU

ESPÉRANCE POUR l'avemr

Quoiqu'il en soit, ne nous faisons point illusion : le peuple canadien subira, comme tous les autres peuples, la grande loi de l'hunianifé déchue ; il lui faudra prendre part à la grande guerre que les nalions, aussi bien que les individus, doivent soutenir contre l'ancien serpent. Je vais essayer de vous montrer dans la suite de cet entretien, mes ehers frères, quel est le poste que la divine Providence a visiblement assigné au peuple du Canada, dans les combats qu'il doit soutenir pour la cause de Dieu. iNous verrons combien sont consolants pour les cœurs sincèrement catholiques et canadiens, et combien sont rassurants pour noire aveiiir religieux et national, sur ce continent, le

dévouement admirable de notre jeunesse, et l'élan sponlané de toutes les populations de la province, en faveur de la cause religieuse par excellence à cette époque, celle du Pouvoir Temporel du Saint-Siège, Ce dévouement, cet élan, sont une preuve sans réplique que le peuple canadien n'a pas encore failli à sa mission, malgré les quelques défections qui ont si sensiblement affligé et affligent encore l'Eglise du Canada. Or être fidèle à sa mission, pour un peuple aussi bien que pour un individu, c'est la plus sûre garantie delà protection divine dans sa marche vers l'accomplissement de ses destinées. C'est là une vérité de fait, que l'expérience a cent fois confirmée et qui n'a pas besoin d'autres preuves.

Puisque l'Eglise est une armée rangée en bataille, que chaque chrétien est un soldat, et que la solennité présente n'est qu'une préparation à un grand et prochain combat, examinons, dans la première partie de ce discours, les luttes passées de l'Eglise, en remontant jusqu'à leur origine même, pour nous faire mieux juger les temps que nous traversons; dans la seconde partie, les luttes actuelles, telles qu'elles se déroulent à nos regards, en leur extrême gravité ; enfin, dans la troisième partie, la part qu'y doit prendre la population catholique de notre heureuse patrie.

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