‹ Vers l'abîme (volume 4)Chapitre 17 sur 77 · VIII. — DEUXIÈME LUTFE DE l'ÉGLISK. l'arIAMSMB · texte numérisé non relu

VIII. — DEUXIÈME LUTFE DE l'ÉGLISK. l'arIAMSMB

Le prophèle royal avait annoncé que les méchanis feraient la guerre au Seigneur ; c'est ce que nous venons devoir, et qu'ils la ferdient aussi à son Christ, c'est ce que nous allons présentement examiner.

Pour accomplir la grande restauration du règne de Dieu sur la terre, l'Eglise devait, avec le dogme de Vufitté de Dieu, affirmer et établir dans les âmes le dogme de la filiation divine du Christ et de la nialernité de la bienheureuse Vierge Marie. C'était le second et le troisième article de son symbole :

Je crois en Jésus Christ son Fils unique Notre- Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie.

Satan, vaincu et humilié dans la guerre sacrilège et airoce qu'il venait de faire au Seigneur, jura dans sa haine infernale de s'en venger contre son Christ. L'expérience venait de lui apprendre que la violence était impuissante à renverser et même à ralentir le développement de l'Eglise. Il se persuada sans peine qu'il fallait, dans celte seconde guerre, changer de tactique et reprendre sou ancien rôle de serpent, c'est-à-dire attaquer et combattre par la ruse, l'hypocrisie et la plus insigne mauvaisefoi.il porta donc sournoisement la guerre au sein même de l'Eglise et sur le terrain du raisonnement. Le peuple grec, remarquable entre tous par le nombre de ses sophistes, lui paraît être le mieux qualifié pour le seconder dans son projet impie.

Arius, prêtre orgueilleux d'Alexandrie, sous l'impulsion du souffle haineux de l'ancien serpent, se leva et osa audacieusement proférer ce blasphème : « Jésus-Christ n'est pas Dieu ». Un peu plus tard, Nestorius, également impie et esclave du même orgueil, répéta la môme erreur en termes un peu plus détournés, et dit : « La Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, n'est pas la mère de Dieu ». Comme on le voit, la guerre est déclarée au Christ, vrai Fils du Dieu vivant. Il est attaqué dans sa personne humano-divine ou théandrique.

Mais le Seigneur ne tarda pas à susciter de nouveaux défenseurs à son Eglise, pour la gloire de son Christ. Au témoignage du sang succède le témoignage de la science et de l'intelligence, et l'époque des martyrs fut suivie de l'époque des grands docteurs de l'Eglise, dont les immortels écrits sont encore là comme des phares brillants qui éclairent les générations. Toutes les ruses et l'astuce de l'ancien serpent furent

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déjouées, ses plis^et ses replis ne purent dérober sa tête à la puissaule massue des Pères de l'Eglise. Cette tète fut écrasée, et la filiation divine de N.-S. Jésus-Christ fut solennellement proclamée dans le Concile de Nicée. Le Concile la définit par ces paroles : Je le crois Dieu de Dieu ; hîmière de lumière ; vrai Bien de vrai Dieu ! Le Concile d'Ephèse vengea de même devant l'univers la maternité divine de Marie toujours Vierge. Le monde catholique s'était ému des blasphèmes d'Arius et de Nestorius; aussi reçut-il avec enthousiasme la décision du Concile. Ces paroles des Pères : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, « accueillies avec amour, se sont trouvées depuis sur toutes les bouches et dans tous les cœurs catholiques,

Satan, démasqué et honteusement vaincu sur ce nouveau terrain, furieux comme un lion blessé que la colère emporte, eut encore recours à la force brutale et à la persécution contre l'Eglise; le sang chrétien coula de nouveau en plusieurs endroits. Mais ce nouveau témoignage du sang ne fit que donner plus d'éclat au triomphe de l'Eglise, qui n'a cessé depuis lors de proclamer chaque jour à la face du ciel et do la terre la divinité du Christ son fondateur, et la maternité divine de sa sainte Mère.

Je crois en Jésus-Christ son Fils unique Noire-Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie.

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