IX. — Comment sont châtikes les nations prévaricathices
Arrêtons-nous un instant pour cueillir un autre enseignement précieux; voyons comment Dieu châtie les nations persccutrices et rebelles. Le peuple romain, dont la loi suprême était la force, avait voulu étouffer l'Eglise dans son berceiu t»t noyer les chréiicns dans leur sang. Mais Dieu i^ait j)uMir par où l'on a péché. Dans sa ju->tice inexorable, le Seigneur ouvre les portes du septentrion, il lance sur le colossal empire les peuples innombrables de la barbarie du nord, avec la mission de porter partout le fer et le feu, le ravage et la mort. Ces barbares frappent en effet à coups redoublés ; ils brisent comme un vase d'argile cette gigantesque monarchie qui écrasait le monde sous son joug de fer. C'est ce que le royal prophète avait prédit : Et tanfjuani vas figuli confringes eos. « Et tu les briseras comme un vase d'argile, »
Le Crée orgueilleux, lui, n'avait pas voulu soumettre sa faible raison à l'autorité de la foi; les pâles Irenrs de sa philosophie nuageuse, à la
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lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde. Pour le punir, Dieu le soumet au terrible régime du cimeterre des Mahométans. Ceux-ci n'avaient dans toute leur philosophie que ce syllogisme brutal : Lieu est Dieu et Ma/totaet est son prophète ; crois ou meurs. Et depuis des siècles la nation orgueilleuse et raisonneuse par excellence, se traîne profondément humiliée sous le joug abrutissant de l'islamisme. C'est aussi ce que le môme prophète avait annoncé : Reges eos in virga ferea. « Tu les gouverneras avec un sceptre de fer. » Cette verge de fer ressemble assez au cimeterre des Califes ; on ne s'y méprendra [)as.
Grande et terrible leçon pour les peuples rebelles à l'autorité de riî]glise de Jésus-Christ et persécuteurs de ses enfants.