DOCTRINES DE LA FRANC-MAÇONNERIE
sont venus fondre sur cette maison, et elle a été renversée, et la ruine en a été (grande. Matlh. VII, 24-27.
Mks frkhes, Nous lisons ces paroles à la fin du discours sur la Montagne, l'un des plus admirables que Notre-Seigneur Jé^us-Chrisl ait prononcés, renfermant un abrégé de la doctrine que ce divin Sauveur est venu enseigner aux hommes. Pendant ce discours, Jiisus-Christ commença à montrer le plan qu'il voulait suivre dans la constitution de son Eglise, cette société qui devait recevoir son enseignement et le répandre par toute la terre. Il compare cette société à un édifice, et il fait voir quels assauts elle aura à subir : du côté du ciel, par les épreuves que Dieu lui-même lui enverra comme à son œuvre de prédilection ; du côté de la terre, par les pansions qui l'assailliront en mugissant comme les eaux d'un torrent impétueux ; du côté des démons, par les tempête» qu'ils soulèveront contre elle pour l'ébranler.
Quiconque écoutera la doctrine prôchée par l'Eglise sera dans la maison bâtie sur le roc, il n'aura rien à redouter. Celui qui ne met pas cette doctrine en pratique, sera l'arcbitecle inhabile qui bâtit sur le sable : les pluies de l'adversité sont tombées, les torrents des passions humaines se sont précipités sur cette maison, le démon a soulevé une temj)ête horrible, et comme la maison était bâtie sur le sable mouvant, elle est tombée avec un grand fracas.
Dans ces passages se trouve exposée une doctrine bien importante, une doctrine fondamentale, car elle nous montre sur quel terrain il faut bâtir pour obtenir la fin vers laquelle nous tendons continuellement, c'est-à-dire le bonheur.
Dans notre dernière instruction, nous avons montré la base inébranlable sur laquelle s'appuie la religion, savoir la révélation divine, et surtout nous avons donné les preuves irréfutables de la mission de Jésus-Christ ; nous devrions maintenant étudier dans sa constitution intime l'Eglise Catholique qui est la forme de la religion chrétienne. Cependant, pour des raisons sérieuses, nous allons modifier un peu notre marche, et nous allons examiner parallèlement l'enseignement de l'Eglise Catholique, et l'enseignement d'une autre société établie à l'instigation de Satan, pour détruire l'œuvre de Jésus-Christ. Ce sera notre commmentaire sur l'Enf^yclique Humanum genus qui combat cette dernière société.
Nous avons vu que la Religion révélée répond admirablement à ces
questions iinporlantes : D'où vient l'homme? qu'est-ce qui le rend heureux? où va-t-il à l'heure redoutable de la mort? Nous allon» maintenant examiner une société qui a une autre doctrine, et qui bâtit sur le sable mouvant de l'opinion humaine. Deux hommes se présentent ici devant nous : l'un et l'autre veulent arriver à un même but qui est le bonheur, car l'un et l'autre sentent an fond de leur cœur ce besoin d'être heureux, que nous avons emporté avec nous en venant au monde. Nous l'avons dit dans une autre instruction, il doit y avoir un objet qui réponde à ce besoin, car il répugne que le Créateur nous ait faits avec un semblable penchant, sans qu'il existe rien pour le satisfaire. — Mais où trouver cet objet? Quel chemin prendre pour y arriver?
L'un dit : Si vous voulez arriver au vrai bonheur, employez les moyens que Dieu nous a révélés dans sa bonté infinie, suivez l'enseignement de la religion. Celui-là bâtit sur le ro3. L'autre dit : Moi aussi je veux le bonheur, mais pour y arriver je n'ai que faire de la révélation ; la raison humaine suffit pour montrer le bonheur et pour y conduire. L'un prend donc pour guide la parole de Dieu, et il monte dans la barque fournie par Nofre-Seigneur Jésus-Christ lui-même. L'autre ne veut pour moyens de salut que les rêves de la raison humaine abandonnée à elle-même : il vogue dans un frêle esquif sur la mer du doute et de l'erreur ; il a les dogmes menteurs du Rationalisme et du Naturalisme. Ces deux hommes qui suivent des courants si opposés, ce sont le Catholique et le Franc-Maçon ou l'adepte des sociétés secrètes.
Nous allons examiner, mes frères, ces deux grands courants d'idées : nous poserons les graves questions, les graves problèmes que nous avons déjà posés; nous rappellerons en peu de mots la réponse qu'y fait la religion, et nous donnerons ensuite la réponse de la Franc- Maçonnerie.
Avant de commencer, cependant, nous voulons attirer votre attention sur une remarque très importante que fait l'Encyclique Hmnanum genus : « Tout ce que Nous venons ou ce que Nous Nous proposons de dire, » lisons-nous dans l'Encyclique, a doit être entendu de la a secte maçonnique envisagée dans son ensemble et en tant qu'elle em- 4 brasse d'autres sociétés qui sont pour elle des sœurs et des alliées. « Nous ne prétendons pas appliquer toutes ces réflexions à chacun de « leurs membres pris individuellement. Parmi eux, en elfel, il peut (( s'en trouver et même en bon nombre, qui, bien que non exempts de