‹ Vers l'abîme (volume 4)Chapitre 48 sur 77 · DOCTRINES DE LA FRANC-MAÇONNBRIE · texte numérisé non relu

DOCTRINES DE LA FRANC-MAÇONNBRIE

c faule pour s'êlre affiliés à de semblables sociétés, ne Irempent cepen- « dant pas dans leurs actes criminels et ignorent le but final que ces <( sociétés s'efforcent d'atteindre. De même encore, il se peut faire que « quelques-uns des groupes n'approuvent pas les conclusions extrêmes « auxquelles la logique devrait les contraindre d'adhérer, puisqu'elles « découlent nécessairement des principes communs à toute l'associa- « tion. Mais le mal porte avec lui une turpitude qui d'elle-même re- « pousse et elîraie. En outre, des circonstances particulières de temps « ou de lieux peuvent persuader à certaines fractions de demeurer en a deçà de ce qu'elles souhaiteraient de faire, ou de ce que font d'autres « associations. 11 n'en faut pas conclure pour cela que ces groupes « soient étrangers au pacte fondamental de la maçonnerie. Ce pacte « demande à être apprécié moins par les actes accomplis et par leurs « résultats que par Tesprit qui l'anime et par ses principes généraux ».

Ainsi donc, le Saint-Père veut que l'on distingue entre la Franc- Maçonnerie prise en général, et ses membres pris individuellement; c'est que dans la société des Francs-Maçons il y a des hommes naturellement honnêtes, mais dupes de la secte, et quand on dit à ces hommes que la Franc-Maçonnerie a telle doctrine abominable, ils refusent de le croire. Le Saint-Père n'entend donc pas appliquer à ces personnes la perversité des principes professés par la Franc-Maçonnerie, ni la malice des actes de celte société. Il y a, mes frères, deux ordres dans la maçonnerie : la maçonnerie bleue ou symbolique et la maçonnerie rouge ou occulte ; dans chacune il y a des degré», et dans chaque degré des secrets. Le fait est que la plupart des associés ne connaissent pas la société dont il font partie.

Il est de cette société comme d'une barque : dans une barque il y a des rameurs qui y travaillent et la font avancer, mais ils ont le dos tourné au but, ils ne voient pas où ils vont. Un seul voit, c'est le pilote. Voilà l'image de la maçonnerie, et je plains sincèrement ceux qui 8e font rameurs dans un semblable vaisseau.

J'ai étudié soigneusement cette société il y a quelques années ; or on voit par les auteurs les mieux renseignés, que le conseil exécutif de la Franc-Maçonnerie se réduit à neuf ou dix personnes inconnues, et qui, en règle générale, doivent être les plus grands scélérats de la terre. Ces personnes inconnues, ces scélérats dirigent la société ; ils donnent des ordres qui doivent être exécutés sous peine de mort!

Que personne donc ne soit oiïensé si je m'élève contre celte terrible association. Dans notre pays, si catholique encore, peut-être faut-il

ranger le très grand nombre des Francs-Maçons dans la seconde catégorie, dans la catégorie de ceux qui ne pénètrent pas tous les secrets de la secte : mais ceux-là même sont avertis solennellement qu'ils ne sont pas exempts de péché, et que l'excommunication qui frappe cette Bociélé pèse aussi sur leur tête. Ils sont joués par les sectaires, mais ils sont coupables, parce qu'ils ont tout ce qu'il faut pour éviter de se laisser jouer ainsi. Voilà donc une remarque bien importante, que je tenais à vous faire dès à présent.

Une autre remarque, c'est que les Francs-Maçons ne tirent pas toujours immédiatement les conséquences de leurs principes ; ils ont bien la volonté de mettre ces principes en pratique, mais ils procèdent avec prudence. Ainsi, dans un pays catholique comme le nôtre, ils se cachent, et parviennent souvent à faire croire que leur société est inoffensive ; mais il n'en est pas moins certain qu'ils agissent, et Ton voit leur travail quand on veut y faire attention pendant quelque temps. Ils ne tirent pas toutes les conséquences de leurs doctrines, ils se donnent encore comme une simple société de bienfaisance, parce qu'ils ne trouvent pas le peui)le suffisamment préparé; mais dans les pays qui leur paraissent préparés, comme en France par exemple, ils n'ont pas honte de se montrer tels qu'ils sont.

Le principe fondamental de l'Eglise Catholique, c'est la Révélation; le principe fondamental de la Franc-Maçonnerie, c'est le nationalisme. En efîet, le pape qui a reçu de Jésus-Chris l'autorité nécessaire pour vous instruire sur ce qui intéresse le salut, vous dit dans son Encyclique : « Il s'agit pour les Francs-Maçons de détruire de fond en « comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des insti- « tulions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à « leurs idées et dont les principes moraux et les lois sont empruntés « au iNaturalisme. Or, le premier principe des naturalistes, c'est qu'en « toutes choses la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et « souveraine. Cela posé, s'il s'agit des devoirs envers Dieu, ou bien ils « en font peu de cas, ou ils en altèrent l'essence [)ar des opinions « vagues et des sentiments erronés. Ils nient que Dieu soit l'auteur « d'aucune révélation. Pour eux, en debors de ce que peut comprendre « la raison humaine, il n'y a ni dogme religieux, ni vérité, ni maître « en la parole de qui, au nom de son mandat officiel d'enseignement, « on doive avoir foi. Or, comme la mission tout à fait propre et spé- <' ciale de l'Eglise Catholique consiste à recevoir dans leur plénitude et « à garder dans une pureté incorruptible les doctrines révélées de Dieu,

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