‹ Vers l'unité de croyanceChapitre 12 sur 17 · LB RÊVE · texte numérisé non relu

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modeme ». Il ne propose aucune croyance iUigenee la plus libre ne puisse accepter. Le me n'esl-il pas ea effet la pure affirmation

P II satisfait aux exigences les plus nobles nscience contemporaine: le prophétisme Ets la justice réalisée ici-bas ? le régne du mé d'un obscur au-delà au centre même de il le dieu du berger Amos semble bien avoir le credo de cette reli^on idéale, quand il

Je hais vos fêtes, vos holocaustes me font offrandes de veaux gras, j'en détourne les in de moi le bruit de vos cantiques, je ne

entendre le son de vos lyres. Mais que le lisse comme de l'eau, et la justice comme ■e intarissable ». Oui, servir le divin en réalistice ici-bas, c'est une magnifique concepeuse et qui ne contredit en rien la conceptiiique. Voici qu'Israël secoue de ses ailes re des siècles; Israël qui nichait jadis parmi

sort aujourd'hui d'un sommeil qui sem-

fln pour reprendre son essor vers les espare clarté et rapporter aux hommes 1« mesmière et de salut. Israël apparaît dépouillé les pratiques et coutumes désuètes, débarout ce qui est poids mort, et de colline en Lentit la voix annonciatrice de la religion

plus modernes docteurs de la Synagogue it pas mieux, cher Monsieur l'abbé.

— Ce qu'Us ne diraient peut-être pas, * Loëtmo), c'est que le Judaïsme suppose um nité supérieure. Elohim est trop élcngné de il est trop abstrait. Voilà pourquoi le peuple d lui-même ne se lassait pas de retourner à l'i et d'inonder les autels du sang des quadni] faut un complément au Judaïsme, car son Di le savez mieux que personne, Monsieur Loft devient intelligible et sensible à notre cœur c le Dieu fait honune de l'Evangile.

— Oui, ajouta Monsieur Léon Dulien, l'i est véritablement le post-scriptum indispen la Bible, comme le Golgotba est le couroi humainement nécessaire de l'œuvre du Sini

— Ce langage pourrait surprendre, Mi dit Elie Loëtmol, s'il traduisait complète!

pensée et la foi de deux adorateurs en espi vérité.

— Ce langage, reprit l'abbé Labruyére, simplement que l'homme est plus ou moi moralement et intellectuellement, à recevoir faits de telle pu telle culture religieuse. Nous pas besoin de sortir de notre Bretagne poi tater que la croyance a des couleurs différent les costumes, les habitudes, l'état mental, dire selon l'étage social. 1) vous est doux de Monsieur Loêtmol, que du judaïsme d'où rent déjà le christianisme puis l'islamisme, bientôt le rameau verdoyant et vigoureux d

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e dégs^ de toute mythologie historique ihysique. D'aucuns, toutefois, assurent que léisme de l'avenir ne sera pas le fruit ezclueligion d'haie. « La synthèse monothéiste ira plutôt à une moisson de froment qui sur le sol Israélite tout aussi bien que sur les ilique et protestant » (1). Et pour conclure, mperais beaucoup si l'humanité de demain ait pas comme l'humanité d'hier et celle l'hui la religion de l'Homme-Dieu à celle pie essence divine.

s n'étea-vous pas effrayé, Monsieur l'abbé, mse succès de la propagande islamiste. Un nt d'espérance vient de retentir, résonnant n hymne d'allégresse, d'un bout à l'autre ire musulman : « Le Japon est & la veille ' l'Islam n.Voilà du moins ce que m'affirme, Renold, le savant professeur arabe Bénali-

)osition de l'Islamisme me paraît sensibleirieure à celle du Judaïsme, malgré l'étonès de la propagande musulmane. Le Coran seulement une loi religieuse, c'est encore nie, et celle-ci possède une élasticité singue à la faculté d'islamiser les lois étrangères iction légale analogue à celle dont usait à iréteur. Ainsi, même en réglant le temporel

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m le Coran ne forme pas une barrière intbie s l'extension religieuse de l'Islam.

Eun trahie deniére lui n la polygamie, l'ese despotisme du maître, le servilisme des corruption des prêtres. » Une telle végétaces ne recommande guère f oeuvre de Maix hommes reli^eux de demain. Paut-il le l'avenir n'est pas aux religions qui «mlomme l'Islamisme, le spirituel et le temitppartient à la religion qui aaura borner 1 à l'éducation morale de l'homme et tirer lucation seule son influence sur les affaires La religion de demain évitera soigneuseore de se hérisser des épines de l'école I systèmes religieux de nos jours, elle aura ilicité et cette généralité de doctrine qui itra de pénétrer le cerveau de la foule aussi Klui de l'élite.

oudhisme sera donc cette religion définivenir ? demanda M. Joseph Renold.

oudhisme renferme de sublimes beautés.

, en particulier, cette magie persuasive qui nte à la mansuétude, cette' sainteté qui le aux dernièreg limites du détachement, charité plus universelle que celle de ce ! livrant en pâture, d'après la tradition, à le affamée ? Cet enseignement de patience, et de bonté est d'ordre tout pratique, je is, il ne se perd pas dans les dédales d'une

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'ant tout à pénétrer les taphysiques des masses :les Hindous, l'esprit est eat le divin. Mais pourcorps, les disciples du m donner la raison. Gela [Dpte pour eux. Philosolentaire ! Le Boudhisme 1 et les suffrages de ceux [ion dans la morale.C'est r l'alfranchiBsement des notions de justice et de ation et de sanction et sonnel et rémunérateur.

! religion sans ce Dieu ?

loque auteot la mentarance chrétienne en un distinct du monde, peut . Il nous faut, je crois, de demain.

t-Pierre, tous les voyaure, cria tout aussitôt la E de M. Léon Dulien.

ile et Jésus pour donner unpleur primitive, scz le christianisme du lain! ajoutaM.Loëtmol.

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— Je crois aimplement en l'effic de l'ezpérieDce cruciale. Pour sentij du christiaDisme, pour comprendr morale il suffit de se mettre en fac calvaire...

Comprenez bien ma pensée Mona ne méconnais pas la pureté de la i morale du christianisme n'est autn du Décalogue. Je rends à l'ancien ce qui lui est dû par le Nouveau. Le par excellence de notre divin Sau^ prochain, est un commandement d Proverbes de Salomon prescrivent envers l'ennemi : a Si ton ennemi :

dei aliments, s'il a soif offre-lui dï Jésus n'est d'ailleurs venu que p( Loi et les Prophètes. Le Boudhisn même une morale sublime. On diri porté le ciel sur la terre tant il a bonté et d'amour. « Aime toutes les tes » dit le Boudha ; « aime jusqu'à»

de ton être et quand tu ne devrais douleur ». <c L'insensé qui me fait di rendrai qu'en le protégeant de moi mal viendra de lui, plus le bien vier retrouve les maximes de l'Evangile ( prStées aux sages de l'Inde, ce qu la parenté de toutes les grands cu1t<

« Sans doute le génie de l'Inde es

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besoin de la vie religieuse. Jésus n'i passif. C'est un grand révolté contre saisines et toutes les puissances de c en guerre ouverte contre tous les of les ennemis de l'idéal prêché sur la Béatitudes. 11 est le juste, celui do] pour les déshérités et les humbles :

luii>am. Et l'on a pu dire que les aiTan aussi les affamés de justice dont par

— C'est pour cela que ses disciple fils de Dieu et Dieu lui-même Celui n porains avalent pris pour le Messie d'

— Et pour d'autres raisons eni Loëtmol, d'autres raisons qu'il est l vous exposer aujourd'hui. Au fait, m de son auréole divine, la sublime 1 garderait encore toute sa puissance Jésus serait toujours pour les homme qui la vie morale est parvenue à son j loppement. Voilà pourquoi notre litu se plait à saluer dans la Croix de boii inclinera le genre humain dans un c< et une commune adoration.

Impleta surit qaœ eoneinù David fideli carminé Dicens : In nalionibus Regnavit a ligno Deas. (1)

(1) Hymne VeriUa Rtgù.

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jelrével murmura la voix de Joseph Renold.

lis longtemps déjà la nuit répandait sa paix rieiUe cité de Quimper et ce grand silence troublé que par la plainte monotone jetée los de la colline voisine par la trompe des tramways qui passaient sous mes fenêtres, immensité du ciel aiuré des millions d'étoiles ent sous nos yeux comme une poudre vivante

ce poudroiement d'astres une Etoile bleue t promener sur nos têtes l'éclat de son rayon - . Que toute cette voûte de clarté déroulée uît paisible était belle I La nuit même pfilis-

trce de lumière

ensée redescendait naturellement au spec- ! cet autre globe où brûlent dans la nuit les et les flammes de tous les cultes. Oui, comme (ait pfile à force de lumière, la Religion semtscurcie sous la multiplicité des cultes, des iee et des croyances. Maïs les cieux chante- \b avec la même puissance d'harmonie la s leur Dieu,si l'Etoile bleue était seule àcon-

deuil des nuits brumeuses ? Et les hommes ent-ils aussi religieux s'ils n'avaient qu'un 9 pour exprimer dans ses infinies nuances, timent du divin, pour prendre la couleur de rpothèses et de leurs rêves sur le monde et ie ? La sagesse, en tout cas, commando que

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l'on s'en tienne aux sentiments, aux mœurs, à la croyance qui formèrent notre conscience et notre âme. Catholique à Rome, orotestant à Berlin, musulman h la Mecque, boudMete à Pékin, qu'importe, on est, après tout, de la rel^on comme du pays où Dieu vous a fait naître. Gardons-nous seulement de souligner les différences dans ces multiples manièrea d'honorer la divinité. Cet inventaire des credos est généralement dangereux pour celui qui l'entreprend. II en est des philosophie» et des religions comme dea livres qui nous les décrivent. Quand on les connaît toutes, on ne sait que penser, les contradictions déroutent.

Hélas I j'en suis là 1

Il n'est pas besoin de faire observer que ces inutginations paradoxales étaient celles de notre ami Renold.

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