‹ Vers l'unité de croyanceChapitre 14 sur 17 · OMBRE KT LU · texte numérisé non relu

OMBRE KT LU

dans les fossés du dogmatîsmi mins mèoent ou ramènent à Je maintiens donc qu'il seri la quadrature du cercle que di tique avec la langue de Porcin:

rie germaine n'avait point fai nieuse langue grecque dont li sons se prêtaient si faeilemenl tes les nuances de la pensée. ' n'avait point remplacé dans li lation religieuse cette langue d dans toutes les provinces de l'i indispensable pour la prédit rapide du christianisme. Si le me ne s'était point éteint sous stupide, nous n'aurions pas, j' torze siècles pour découvrir i naissance capable de réconcili savoir.Le génie de la Grèce n'au ser la pointe de l'esprit dans le vieOli. La pensée de l'Occident pris la pensée de l'Orient, la ri fiait le droit romain n'aurait j carcan de fer cette vérité qui i l'homme qu'à la condition d'é et par lui....

Et la religion universelle de librement sa marche sur la

La langue de l'éleveur de pi

OHBHE El' LUMIÈRE

lolique et cette dogmatique a tué l'uni Tétîen et rendu impossible l'unité de a-t-on pas vu par exemple les discii engager pour des siècles en des contre lestion de savoir si la substance du Fil 1 que celle du Père ? N'a-t-on pas vu les chrétiens combattre comme des Quer une définition au Dieu de paix en encore que la chrétienté s'est lit Lipée en deux au sujet de cette autre t jue: si le Saint-Esprit procède du P

3 arguties, Monsieur Renold, avaier I s'agissait du mystère qui fait le fond ligioQ chrétienne. Toutes les contre is parlez se produisirent à une époqu t de fixer la foi pour mettre la vér 1 y a, d'ailleurs, ajouta l'abbé Labr lions qu'il importe de donner, des inl |ue les esprits attendent. Ces orienti nentaires ne comportent pas sans do] i immuable, mais elles servent toujo le la doctrine.

rois moi-même, ajouta M. Loëtmol, qui de cette faillite de l'universalisme chi

notre ami Renold ne f la philosophie grecque notre religion eatholiq ticulier, il faut reconn a contribué dans une li décadence. Oui, si le n'avait converti que di peut-être pas les dogm nation. Ce sont des do pbie hellénique peut n< rie du Logos incarné, < échappé aux condition terrestre. D'autre part truite à peu près tout e à une époque et dans d< totc dominait tous les — Je ne contredis ] sieur Loëtmol. Mais, aj mule romaine qui a fixi qui a donné à notre l L'esprit grec est un es examen ; c'est celui de sée même de la Réfor c'est la pensée de notr Ce n'est pas l'esprit qu logie. Cette métaphysi matière de système, di abtme entre le mot et catholicisme. La théolo

de Jésus à ces foules que devait nourrir le ; sa parole, lue! paradoxe impie I

'explique ma pensée, Monsieur Duben, pour en faire comprendre comment la théologie a oaber le christianisme de l'universel dans le lier.

voulant successivement l'Evangile dans le ie l'Alexandrinisme et dans celui de l'Aristo- , la théologie a fait un système, c'est-à-dire ctrine nécessairement circonscrite, sujette à ission, au discrédit et k la caducité de tous les mes qui s'immobiUsent. La religion de Jésus )i devenue une science, c'est-à-dire une spéla chose d'un petit nombre. N'a-t-on pas vu isionnaires, conscients comme moi de Tinapdes masses à ces spéculations religieuses, déla théologie pour n'annoncer que l'Evangile «r tout l'attrait du christianisme dans la e Jésus?

e suis du même avis, observa froidement UT Loëtmol. U semble bien, comme je le lisais ement,o qu'on ait à plaisir comphqué la Bonne e. On a dressé en face du Christ historique is premiers Evangiles, le Christ théologique I. On a substitué un doux prophète de la Ga- 'homme douloureux et divin du Calvaire, ce ne Adam qu'enfanta l'imagination de l'Apô- . Adam miraculeux dont le sacrifice devait

faire oublier à Dieu la désobéissait homme et dont le sang rédempteur l'humanité en apaisant la colère de I

Finalement le di^me christologiqi qu'un bizarre amalgame produit pai culture judaïque et de la culture ht très simple, l'autre très complexe.

De là une théologie savante acct ment aux esprits les plus cultivés, m pénétrer dans la masse qu'en y suli graves déformations.

Aussi bien, quand on songe à t'ig de ceux qui font profession extériei cisme, on se demande involontaîrei miracle on pourrait réussir à secoi séculaire de tant d'autres nations as de la mort.

N'est-ce pas un leurre que cette ; diale de l'Eglise ? Et le flambeau ail pour faire le tour de l'univers ne pari prêt à s'éteindre dans l'indifférence <j occidental ?

— Je confesse, répondit l'abbé Lai religion à dogmes clos se prête malai fication d'une croyance universelle. 1

(1) Etienne Qiran.

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immense majorité des fidèles, le catholicisme du île n'a jamais connu que les conclusions de notre natique, son esprit reste fermé aux ratiocina- B exégétiques ou métaphysiques. Mais l'univerme chrétien ne tient pas, j'imagine, au bout le formule intellectuelle.

- Et quelle autre formule, Monsieur l'abbé, remera, selon vous, la formule intellectuelle ?

- La formule de Celui qui a dit : « Je suis la vie ». Monsieiu* Renold, la formule de vie, «celle qu'au- : autre n'a encore remplacée n (1). Et voilà, si je n'abuse, la vraie formule de l'univerealisme Uea.

: ne crois pas que l'Eglise impose jamais au de l'universalité de sa doctrine. Mais tant qu'il ra des hommes qui peinent, travaillent et pleu-

tant qu'il y aura des âmes inquiètes devant le ;>ère de l'infini, tant que le cri de détresse sortira

cœur humain pour appeler le secours invisible, ise reprendra son refrain divin : « Je suis l'huité souffrante. Je souffre avec ceux qui souffrent, tte avec ceux qui luttent, j'aime avec ceux qui nt, je marche avec ceux qui cherchent Dieu et uivent le Christ sur cette terre et dans le ciel. Je a Vie, la vie normale de l'esprit, du cœur et de tonte, la vie éprise de progrès, de justice, d'a- ■, la vie s'élevant jusqu'à l'âpre cime du sacri-

Emwt Dimnet.

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fîce pour redescendre en pitié, ea tendresse Ugement jusqu'aux bas-fonds où saignent '.

ses du corps et de l'âme. Va, marche, cher bats, donne-toi pour oubUer le Calvaire qui tes, ne songe pas à t'endormir sur la pic Maître ne put jamais reposer sa tête ; ne jamais à Dieu que de saints labeurs, m jamais des hommes que leur pardon pour lances de ton dévouement. La vie vraie, c'ei fîce entier et constant de soi-même par un cesse renouvelé d'énergie. Et moi, E^^iae i moi qui suis la vie en Dieu manifestée dai nité, moi je te tromperais, si je te promett une paix exempte d'inquiétudes et de doul Eglise, je ne serais plus la vie, si j'immo!

pensée dans la contemplation de ton âi effort dans une résignation paresseuse au]i triomphantes. Mes cantiques sont faits p( rir les cœurs et non pour bercer la misère Mais si je te dis de marcher malgré les c'est que je veille sur toi, ma main t'emp glisser sur les pentes dangereuses et ta ^ fortifiera au contact de ma volonté. »

Voilà, Monsieur Renold, la doctrine de — Cette doctrine, Monsieur l'abbé, ne en rien à une prédication d'ataraxie. Elle beauté du dévouement et de l'effort morà faire perdre contact avec les réalités ter veux dire,3ans diminuer leur valeur par 1'

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ealaires d'outre-tombe. Certes, les divines compensations promises au chrétien résigné et soumis sont bien capables de soutenir son courage dans les heures difficiles. Les hommes sont de grands égoïstes. 11 leur sera toujours doux de penser qu'en semant ici-bas dans les larmes, ils se préparent à moissonner ailleurs dans les chants d'allégresse. Ne tarissons pas les sources du dévouement et de l'amour en supprimant les récompenses posthumes du paradis. La vie est d'ailleurs radicalement mauvaise et très rares sont ceux qui voudraient la vivre pour la simple et noble grandeur de l'action. La justice des hommes sera toujours imparfaite, et cette justice même parfaite se brisera sans c«œe contre l'injustice des choses. Elle ne supprimera jamais l'accident, l'astre qui tombe et vous écrase, ie faux pas qui vous meurtrit ; mais derrière le monde si misérable qui est le nôtre, elle saura toujours retrouver un monde où toute pitié ne sera plus une défaite, toute franchise un recul et d'où seront bannies toute brutalité et toute laideur. Heureux ceux qui peuvent mettre leur espoir en ce monde meilleur ! Tant d'autres moins confiants s'écrasent de travail pour ne pas mourir de chagrin.

Mais nous oublions le dogme, Monsieur l'abbé, dans nos disgressions sur les beautés de ]a vie intense et les sanctions d'outre-tombe. Or, ce dogme ne craignez-vous pas d'en ruiner les fondements par cette substitution de la formule de vie à la formule intellec-

Je ? Et HÎ le dogme .t il est le principe

- A dire vrai, M 1. Ed fait, chaque >it chez nous a ite d'esprits pour

i esprit a sa manié mer en quelque sg tiens sont si dive; le à poser la véritë LtioDB parait mal Emte et nous soi ante, en ce sens < 8-mêmes que la ée à notre pensée «

- Je ne voudrais isieur Dulien, biec losophique ne soit

rêveurs. Mais re^ B moins incertaine .tra en présence d' aite de l'impérialis éalisatioD systémi lalisme chrétien. I émembrement et it Empire romain

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mère de ces autres rêveurs politiques et religieux qui travaillèrent à rendre la vie à des choses mortes. Oui, chercbeE dans toutes ces querelles plus ou moins byzantines qui séparant religieusement le monde slave et le monde anglo-saxon du monde latin, cherchez dans tous ces démembrements successifs ie la vieille chrétienté, cherchez la cause première de la ruine de l'empire théocratique, vous trouverez partout le Romanisme.Ce qui était romain fut identifié Â l'élément chrétien, ce qui ne pouvait plus rivre à ce qui devait vivre.

— Et le césarisme ecclésiastique, conclut M.

LoStmol, a étouffé ainsi la cathoUcité dans l'œuf. Ce ut la faillite de l'unité chrétienne.

— Cette magistrature universelle du chef de 'Eglise était cependant dans la logique des choses, ibserva l'abbé Labruyére. L'étabhssement merveileux du christianisme dans le monde conduisait à 'établissement d'une monarchie chrétienne identiiée avec le monde. ■ Le successeur du pêcheur l'emtortant sur celui des Césars ; l'emblème d'un homme lé dans une étable et mort sur la croix remplaçant 'aigle sur les étendards romains ; les basiliques chréiennes prenant la place des temples, la gens lucifuga ortant des catacombes et maltresse au Capitole ! ». 1 faut, comme on l'a très justement observé, la

caresse de l'esprit pour nous empêcher de sentir que ces choses inouïes devaient paraître miraculeuses à ceux qui en étaient les témoins. Cet Occident qui

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était tout l'univers pour les hoi cet Occident tout rempli par l'Ë ses monastères, son idéal et son paraissait-il pas comme une iœ et le gouvernement divin ne di application sur la terre ? La R pouvait-elle être autre chose qu Et n'est-on pas en droit de coi cité fut une idée chrétienne

— Mais la catholicité fut autre chose qu'un rêve ?

— Dîtes plutôt un idéal, Mo

— Un idéal irréalisé, Monsii

— Et à réaliser, ajouta Mon

— Disons mieux, reprit l'a un idéal qui se réalise tous les j< celui que vous croyez. Si l'on d jamais, c'est qu'on le cherche pas le trouver.

— Le catholicisme idéal se t sieur l'abbé, où nous ne l'avons

— Vous l'avez dit, Monsiei nous airêtons pas aux apparen catholique ait pris, en se mod ment sur l'Empire romain « un* pu faire présager dans les di:

étant déjà elle-même, elle s'ab et se distinguait de ta synagog

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10 extérieur a. Qu'en prenant cette direction inatlue le Christianisme ait coulé, pendant tant de les, dans un lit vraiment trop étroit pour des unes qui, comme nous, n'enferment pas l'Univers s le seul Occident? Que la politique mondiale des rerains pontifes ait trouvé dans le développement nationalités l'instrument de sa ruine ? Que les ïlusions de la science aient réduit à néant les ;entions des théoio^ens à l'infaillibilité univer- ! ? Qu'en un mot tous les moyens humains mis ervice de la croyance universelle aient nui plutôt ddé à l'édification de cette grande synthèse ? pourrait le nier ?

[ais il est juste peut-être de se demander si cette

le romaine de Catholicisme était dans le plan

ddentiel ou dans l'esprit du théologien médiéval.

Ile était en effet dans les desseins de Dieu, on ne

prend guère l'insuccès de l'universalisme chré-

. Le monde romain semble bien en effet avoir été

laré providentiellement pour l'établissement et

léveloppement du christianisme. La nouvelle

fion a conquis droit de cité dans l'Empire malgré

toutes les résistances qu'il devait y rencontrer. Les

Pères de l'Eglise ne font pas d'ailleurs difficulté de

l'avouer. « C'est Dieu, disait Prudence, qui a soumis

tous les peuples aux Romains pour préparer les voies

au Christ ». Les barrières élevées entre les peuples par

les différences de constitution sociale se trouvaient

ainsi supprimées et la langue grecque répandue dans

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