‹ Vers l'unité de croyanceChapitre 8 sur 17 · LB8 CHBMINEAIJX DB LA V · texte numérisé non relu

LB8 CHBMINEAIJX DB LA V

En réalité notre ami ae jusfcifis ni l'extrême bienveillance de ses ; teurs, ni l'extrême aversion de ses p L'abbé Labruyôre était avant t et un sincère. Ses yeux vifs qui bien en face, comme pour mieux lai qu'ils reflétaient, tout sur ce pâle pli d'une bouche moqueuse, disait droiture. Avec cet homme de prii immédiatement où l'on allait ou pi Ce n'est pas sans raison, il est 'v hiérarchiques reprochaient à ce p l'indépendance, l'audace mauvat semblait, au dire de ses ennemis, sonne les vertus mêmes qui avaien La vérité était sans doute moin fesseur d'histoire du grand Sémii aimait simplement à penser par lui ses élèves à penser autant que possi d'aucun maJtre.

La méthode n'était pas sans da ceux qui mesurent la force de la même des raisons. Mais l'abbé L la prudence humaine. S'il excellai deviner les directions, où le soufl pices aux vastes espoirs de l'arrivi ter im homme conscient de sa val n'avait, par contre, aucune des qu tion, de souplesse et de persévér

râRiTÉ

ils et de c Labruyère ipuissance ioDs et de!

ivent d'êt

Il n'était

compreni périence d

avait fait qui l'avail mait-on ci

audaces, fi et qu'a

portait le iroit de la ^olutionn écrivait c de ses COI El manière id il édiUi oire religii I qui lui SI 163 philoso compléme s le livre ivé la plu a terre. Ce tionnaire savait, lui aussi, que les transtor

Z6 LES CHBMINI

de l'Eglise sont lentes corps qui vivent de trai les réformes durables < l'assentiment de ceux i religion comme en poli pas, en effet, une place pénètre par des travaux et comme à l'insu des réformer des institutio Labruyère, il faut opère introduire l'ordre nouv mes anciennes et surtoi ne doit démolir aucun a abri plus solide et plus Tels étaient les-princij qui semblait n'avoir pc ration. Son programme courte formule : rempl Lettre qui tue par le cl donne la vie.

Ces quatre habitués « particulièrement iatérei intéressants au même de bons, sincères et délicatf ment aux compromis in nion qui sont l'habituel partis et des gens que 1'

n'aura point perdu son temps à entrer dans l'intimité de leurs pensées. Tout au plus serait-il fondé à reprocher à l'auteur d'avoir fixé avec trop d'exactitude les traits de leurs vivantes physionomies.

II n'est pourtant point inutile de se demander comment des hommes qui, sur la seule question de leur religion et la manière de concevoir son évolution, professaient des avis si opposés, pouvaient accorder la cordialité de leurs relations avec ia Ubre expressions de sentiments aussi contraires.

Oui, quelle chimère que la découverte de ce terraind'entente où le réformisme scientifique de Joseph Renold viendrait fusionner avec la foi orthodoxe de Léon Dulien, où le catholicisme judaïque d'Aimé Loëtmol apporterait le baiser de paix au catholicisme évaDgélique de l'abbé Labruyère I Quelle illusion que l'union de tous ces contraires, leur conversion l'un par l'autre, si ces contraires n'étaient capables que de manifester leurs forces de répulsion I Ce miracle d'unité était cependant d'une explication facile, au moins pour mes chers habitués du mardi.

Leur psychologie était trop lucide pour ne pas reconnaître qu'indépendamment de l'attrait qui porte les hommes libres à se rechercher les uns les i itres, il pouvait exister, comme à leur insu, dans I jrs conceptions personnelles plus de largeur et de ' uplesse que n'en laissait supposer la forme donnée ieurs affirmations. Ils avaient en effet le même

tBB CHEUtNEADX I

lérieur. Tous aspira

i une Maternité plu

>urellement attaché

it dans la défense de

! propre à son génie

ait ou s'atténuait d'

1 adverse. Du choc

mutuelle péaétratioi

irmal des idées opj

yest une œuvre à It

chacun consent à pé:

é en la donnant à toi

orsqu'une certitude

royaient acquise, ci

de leur découverte. « La plus grande vérité

tmplacé la vérité morte. C'était une victoire-

enfiévraient à de plus ardentes recherches, "

ersîBtance de leurs divei^nces elles-mêmes

pour eux qu'une raison nouvelle de découvrir

du d'entente où aucun fossé philosophique,

îque ou rel^eux ne serait assez lai^ pour

pêcher de se donner la main et de marcher

)le vers des horizons moins bornés.

iscutaient donc avec modération et confiance

B hautes questions qui pouvaient intéresser le

me religieux du temps présent. L'ironie ne

chez eux aucune blessure grave, parce qu'ils

Qphaient simplement, sans désir de briller ni

iser. Le paradoxe avec son air pugnace et fron-

mine le progrès à travers l'h lustre qui s'écoule, des aolitd méconnus proposent des sol jettent la semence, incuben l'atmosphère favorable. Le honnit, le bras des puissants repos ou dans la vie, mais ri< par la douleur, l'idée traverst esclaves qui clament amen au tionnels, elle brise les chaînes i du jour voudraient l'enfermer des âmes vulgaires, elle courbi la jeunesse, lasse des choses dé d'idéal, la reçoit; elle reconnat souffrirent pour la vérité plu tiens latentes de son âme, e rêves et les emporte dans la \

Mes amis avaient longuemt entre eUes les grandes religi aujourd'hui l'empire du mont:

pagation, les progrès de leur tiens qui en facilitaient ou limi lution plus ou moins marqui dans leurs doctrines au conta la vie moderne, toutes ces qu leur part l'objet d'un examei

LES CBEHINEADK DE Lj

Les chemineauz de la vérité pi dont de leurs rêves les ombres ei Temple inconnu. Car c'étaient qui marchaient devant eux, au n tions de leurs pensées. £t ils che dans l'union de leurs cœurs et i l'effort pour fondre leurs divergt d'une unité supérieure, cette Eto vrirait à leurs yeux les blanches future, la nouvelle Jérusalem > lante à toutes les flmes de boni Temple de l'Esprit éclairé par 1 réchauffé par l'Amour de Celui Vérité et la Vie.

LesChemineaux de la vérité a) de l'Etoile bleue

yance ? M. Léon

Duliea avait répondu : « Dans le catholioiame et par la science n.

A force de repasser dans son esprit le complexe problème de la Raison et de la Foi, d'en examiner les avenues et d'en considérer les aboutissants, notre ami avait découvert que, loin de restreindre le domaine religieux, la science devait amener son plus complet élargissement. La relation était mSme si étroite à ses yeux entre le fait scientifique et le fait religieux que la diffusion de la science avait pour conséquence logique la diffusion du catholicisme. V!. Léon Dulien établissait ainsi cette singulière opi-

La science eet h qui seule peut prêt iée de l'orbe terres versaliate : universe matioD des rapporta restent ainsi toujou mêmes ; unîversalii tiona se trouve impi La science fait ain:

séparent les hoionu s'effacent, les peupi main, tandis que la répondent instant monde à l'autre.

La vocation de I' d'une Internationa] lement universelle dogmes qui peuvent créature, et univer Jésus lui-même à I' me comme la scienc rences de patrie, de science travaille pa rapprochement des cause de l'universt propagande catholi croire à jamais feri:

— Que! rêve I mi Renold.

« D'autres croyances religieuaes, reprit N Dulien, dressent, U est vrai, devant nos mi» res, les murs apparemment intranchiasables dogmatiarqe séculaire. Maîa le temps et Dii patiemment lem- œuvre. Il en va de la renco deux religions comme de celle de deu:f civilj différentes. La religion qui porte en elle des él supérieurs de vérité et de vie oblige tôt ou foi inférieure à disparaître. Notre cher abbé yére n'aurait pas de peine à nous démont cette absorption d'une doctrine religieuse [ autre est l'histoire de toutes les religions mon doctrines de l'Egypte, de la Babylonie et de 1" furent absorbées par une religion plus puise Judaïsme; celui-ci... comment dire, pour ne p ser la foi de notre ami Loêtmol ?

— Ne vous gênez pas. Monsieur Dulien. S plaît de classer le Judaïsme dans le Muséum ( gions mortes, vous pouvez bien dire qu'il a été i par le christianisme avec tout son héritage de philosophiques et morales.

— Je n'examine pas, Monsieur Loëtmol.co s'est opérée ta fusion de ces doctrines rel^e veux voir simplement dans le catholicisme a legs du passé religieux le plus lointain avec It vital de toute la civilisation à venir ».

— Quel rêve ! répéta la voix dolente de Renold.

— Ainsi, conclut à son tour malicieusemeo

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hébralsant, multiplions et perfectioi de communication, achevons la réuni famille humaine par la jonction de se groupements, que toute montage :

toute vallée comblée, suivant la préi lique. Le catholicisme que nous avons la science ne reculera plus devant elle tout où la science le précédera. Avec el toute la paix, tout le bonheur possi Encore un peu de temps, et notre bruyère pourra reprendre le sermon la vocation des gentils: Hommes de j dira-t-il, vous avez cru que le flamb gile qui doit faire le tour de l'Unîvei sa course, vous nous annonciez le je sa ruine dans l'effondrement de la vé:

devant les oi^eilleusea hypothèses Vous n'avez fait que blasphémer ce riez, prodige réservé à nos jours. Vo; voyez les princes adorer, dans nos dei révolutionnées par les plus étonnant ce Jésus que les Mages venaient autn vous, Eglise, rassasiez vos yeux de vi votre coeur admire et s'épanche. Vou rile dans ces régions si longtemps as de la mort, vous aurez jusqu'aux extr vers des enfants innombrables; les t force des nations vous est donnée. Z^ev sotem I Surge, iUuinmare.

st pas coutume. L'application me ladrer très exactement avec la théoilisme chrétien. L'Eglise apostolique t véritablement cette république, 3 du genre humain, dont parle Ter-

le Maître disait à ses disciples: Allez tes les nations, il assignait lui-même ir limites les limites du monde. Mais >u dire aux siens : « Convertissez le Evangile n'avait su parler toutes les tout à tous en offrant le même enseies les plus différents par leurs besoins mr éducation, leur race. Et cela est

religion universelle. Cette reli^on irasser dans son sein toutes les âmes, imé tous les hommes. Voilà bien la l'universalisme chrétien.

Monsieur Dulien, la souplesse de le qui n'a d'autre défaut que celui «r d'an dénombrement imparfait.

sa vie et son sang pour tous les

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, lauver tout le genre humain.

Que l'Eglise, fidèle à la parole de 3oa divin fondateur, poursuive dans la propagation de la foi une œuvre mondiale, un aveugle seul pourrait le nier. Mais, continue M. Renold, une religion n'est pas universelle par ce fait seul qu'elle ne veut point reconnaître de bornes à sa propagande.. Une Eglise universelle, qui prend corps dans un parti, une société, qui s'enferme dans un cercle de dogmes et de pratiques n'est d'ailleurs qu'une contradiction. Elle circonscrit elle-même son univeraalisme en le spécialisant.

I Seule, peut-être, une religion pourrait se dire universelle qui n'étant limitée ni dans le temps ni dans l'espace, ni particularisée par une origine historique, donnerait à tous les hommes )a claire conscience de leur parenté spirituelle, avec la claire notion de leur destinée et des droits et des devoirs que comporte cette connaissance idéale, n

* La religion universelle se distinguerait des autres religions par ses principes simples et indiscutables. Ils diraient en effet la même chose au sauvage et à l'homme civilisé et cette chose serait faite, ai j'ose ainsi parler, sur une mesure où le génie de Pascal pourrait se rencontrer avec celui du charbonnier, '^.ommuns à tous les hommes, ces principes n'au-

aient rien à redouter d'un examen raisonnable et

^riteraient de la part de tous déférence et soumis-

1 Trouvons-nous, Monsieur Dulien, dans le Chris-

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