‹ Vers la démocratie nouvelleChapitre 8 sur 13 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

La Compétence.

I. Déchéance de TËtat politique. — Son inaptitude à résoudre les problèmes du temps.

II. L'apprentissage de l'ouvrier. — La pratique du cultivateur. — L'expérience du commerçant. — L'éducation du technicien. — Les connaissances de l'industriel.

III. La France à reconstituer. — Une entreprise technique immense. Elle exige le concours des hommes les plus compétents, savants, ingénieurs, industriels, commerçants, aç^riculteurs, administrateurs, etc. — Pourquoi ces derniers n'ont pas accès au gouvernement. — Le monopole des députés. — Une déviation du parlementarisme. — Comment il devient un grand péril. — Dans tous les métiers compétence tenue pour indispensable, mais aucune aptitude requise pour gouverner notre pays.

IV. Comment s'altère un idéal. — Nous avons renversé l'empire et la monarchie pour mettre fin aux privilèges, mais une caste s'est reconstituée dans la démocratie, — Plus de gens titrés, il est vrai, mais les politiciens au pouvoir (Censuré).

Pour adopter xine ligne de conduite, nous avons maintenant des données certaines; on peut écrire ce mot, car il s^agit de constatations que nul ne peut contredire et q[u'il suffit d'énoncer.

Nous assistons à la déchéance de l^tat politique. Depuis que nous avons nos libertés, ce dernier n'a plus qu*un rôle restreint à jouer, il se rend bien compte du reste de son insuffîsanoe, car il essaie d'y suppléer par le bluff en promettant monts et merveilles, mais il est radicalement impuissant, dès qu^il sort de son domaine et veut intervenir dans la répartition des revenus qu'il ne peut modifier avec les moyens dont il dispose que dans une mesure insignifiante. Son action est au contraire nuisible à ceux qu'elle veut servir^ elle se retourne contre eux et réagit sur le pays tout entier en paralysant son développement .

Aussi néfaste est sa prétention de s'occi;q>er des problèmes du temps qui ne sont pas de son ressort et qui le dépassent. La nullité, Tincurie, Finexpérience et la maladresse dont il fait preuve depuis tant d'années autorisent bien à dire que FEtat politique usurpe des fonctions qu'il ne peut pas remplir.

Nous savons que la prospérité du pajrs, l'importance de sa population, son bien-être et toutes ses chances d'amélioration dépendent de la production, laquelle est à son tour vne question de science et d'organisation; nous voyons que l'Etat moderne

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a les problèmes spéciaux les plus écrasants à résoudre, puisque c'est à lui qu'il incombe d'inspirer, de stimuler et de coordonner l'activité nationale, en répandant l'enseignement scientifique et professionnel au moyen d'écoles et de laboratoires, en dotant le pays des moyens de communications les mieux étudiés, chemins de fer, canaux, etc., en outillant trois ou quatre ports choisis avec discernement, en relevant notre marine marchande tombée en décadence, en mettant au point notre législation industrielle, en concluant d'habiles traités de commerce, en favorisant Textension de nos débouchés à l'étranger au moyen d'une activité bien dirigée, en transformant notre système de banques, et d'une manière générale en stdvant l'activité de nos producteurs, en la secondant énergiquement au moyen des mesures les plus appropriées; nous nous rendons compte de Timmensité de la tâche à accomplir; nous devinons ce qu'elle exige de connaissances spéciales, d'esprit de métier et en même temps de méthodes, d'idées d'ensemble, de science, en un mot; sincèrement, alors, pouvons-nous penser que nos parlementaires, qui n'ont pas de contact avec la production et dont toute la carrière s'est déroulée dans la poli-

tique, sont à même de faire face à de telles responsabilités? Qui de nous peut avoir cette illusion?

Pour devenir ouvrier il faut plusieurs années d'apprentissage. Que de temps encore pour avoir le coup d'oeil et le tour de main qui font le bon artisan !

Est-il plus facile de cultiver la terre? Le paysan doit connaître la routine des travaux des champs — il passe sa jeunesse à l'acquérir — apprécier la nature du sol et le marché de sa région, choisir ses cultures, sélectionner ses semences^ appliquer, doser ses engrais avec discernement, lutter contre les maladies des plantes, soigner intelligemment son bétail, en croiser les races, diriger son personnel, etc. Quelle accumulation d'expériences pour en venir là ! Quelle longue pratique pour estimer d'un regard le poids ou le degré d'engraissement d*un animal, la qualité d'un grain, le rendement probable dune prairie! Dans cette aptitude à distinguer des détails invisibles à l'homme de la ville, on perçoit la différence qui sépare un professionnel d'un profane.

Le commerce n'est pas. non plus chose aisée* Bien acheter suppose être connaisseur de la qualité des marchandises et de leur marché, suivre leurs cours en France et à l'étranger, apprécier les facteurs les plus divers qui peuvent les influencer; bien vendre veut dire juger avec sûreté des besoins de la clientèle, lui faire crédit à bon escient; ne pas se tromper dans l'évaluation des risques et des profits, etc. Ce sont des opérations di£Slciles qu'il n'est pas possible d*entreprendre, si Ton n'a pas fait dans son métier un stage assez long.

Et pour être technicien, ingénieur, constructeur, métallurgiste, mineur, architecte, électricien, chimiste, etc., que d'études, que d'années d'école, que de nuits sans sommeil, que d'angoisses aux examens ! Et quand l'homme diplômé possède un peu la science, il n'a pas encore l'expérience, il lui reste à passer une dizaine d'années à l'usine, au laboratoire, à la mine pour apprendre à tirer parti de ses connaissances et donner sa mesure. Et plus il va, plus il se spécialise, plus il restreint la zone de ses recherches ; finalement il passe sa vie à regarder à la loupe, à creuser, à fouiller, et à déployer toutes les ressources de son savoir et

de son esprit dans un petit coin de la réalité dont il tire de son mieux la quintessence.

Et l'industriel moderne ? Son rôle est d'entreprendre, d'organiser, de diriger, et, Ton peut ajouter, de réussir. Pour engager d'importaiits capitaux dans la création d'une usine ou dans la réalisation d^un perfectionnement, il faut qull ait assez de connaissances pour apprécier lui-même l'intérêt que présentent les travaux des spécialistes. De ces travaux sortent des découvertes dont un grand nombre paraissent très séduisantes, mais ne sont pas immédiatement ou prochainement utilisables — par exemple il ne servirait à rien de fabriquer du caoutchouc artificiel à un prix plus élevé que le produit naturel — tandis que d'autres ont un avenir possible ou certain, si l'on résout certaines difficultés pour les mettre au point de manière à les appliquer sur tme grande échelle dans des conditions assez économiques.

Apprécier la portée d'une invention, évaluer ses chances de succès, pressentir ses avantages et ses points faibles, déterminer la balance éventuelle des uns et des autres, c'est un calcul de probabilité où tant de facteurs entrent en jeu qu'il faut pour le solutionner non seulement la connaissance du

sujet^ mais le sens pratique des choses^ Fintuition, l'intelligence naturelle et aussi la hardiesse, l'esprit de décision.

Et ceci n'est rien encore. L'entrepreneur doit suivre les progrès de ses concurrents et se tenir au courant de tous les faits intéressant sa branche d'industrie en France et à l'étranger. Il achète et il vend, il est donc tenu d'être bien commerçant. Il emploie des collaborateurs et tout un personnel, son aptitude à organiser, à juger les hommes à les commander, à les utiliser, va jouer par suite un rôle important dans son succès. Il dirige une entreprise appelée à vivre et à grandir, il est donc nécessaire qu'il possède un esprit ouvert, curieux, un sens des réalités lointaines, de la persévérance et de la suite dans les idées. S'il se trompe, il est ruiné : il en résulte qu'il ne peut se fier à de simples impressions et que toutes ses vues doivent être précises et se ramener à des chiffres..

Achète-t-il un nouveau matériel ? Il lui appartient d'évaluer le temps qui peut s'écouler avant qu'il ne soit démodé pour l'amortir dans un nombre déterminé d'années. Il ne saurait de même estimer un prix de revient, sans tenir compte des risques d'accident^ des grèves^ des crises et d'autres aléas

qui jouent d'une manière variable^ selon les circonstances et dont Tappréciation est pour cette raison une question de bon sens et de jugement.

Si nous montons beaucoup plus haut et nous élevons à un point dominant tout le territoire^ nous apercevons de la hauteur où nous sommes que r agriculture, le commerce et les industries de notre pays constituent un ensemble et forment notre nation économique. Mais quelles connaissances et quelle expérience sont requises pour diriger Timmense usine que nous avons sous les yeux !

Si l'industriel ordinaire est tenu, comme on Fa vu, d^avoir des lumières sur toutes les sciences qui touchent à sa profession, il n'est pas moins nécessaire, on le comprend, que les directeurs de cette colossale entreprise aient des notions sur la technique de toutes les branches de notre industrie nationale ; il est également indispensable qu'ils soient au courant de la marche de la production étrangère qu'il est de leur devoir de suivre et d^observer minutieusement.

Des problèmes de haute science vont se poser alors devant eux : pourquoi notre culture donnet-elle de moins bons résultats que celle dés pays

voisins? Poiuquoi notre production industrielle reste- t-elle aussi stationnaire? Pourquoi nos prix de revient sont-il aussi élevés? Pourquoi construisons-nous si peu de bateaux ? Pourquoi notre commerce est-il si peu hardi? Pourquoi l'épargne de notre pays va-t-elle si peu dans l'industrie? Pourquoi exploitons-nous si insuffisamment nos mines? Pourquoi notre population croît-elle si lentement ? etc.

Plus immenses sont les problèmes de l'avenir pour les directeurs de notre production, car il s'agit pour eux d'évaluer les ressources non développées de notre nation et de prévoir les résultats que donnera leur mise en valeur, si l'on change les conditions de notre système économique et si l'on y introduit de profondes innovations.

De même que le manufacturier sait que le rendement de son usine va doubler dans quelques années en raison des améliorations hardies qu'il apporte à son fonctionnement, les chefs de la production nationale ont à évaluer avec un esprit non moins sûr et non moins audacieux le développement que peut prendre le pays en l'espace de vingt ou trente ans, si l'on met son outillage et ses méthodes à la hauteur du progrès.

Il va de soi qu'un commandement aussi lourd et aussi effrayant ne peut être exercé que par des personnes ayant donné la preuve d'une expérience certaine et des plus hauts talents. Hélas ! que nou& sommes loin du Parlement !

Quelle que soit l'importance de notre victoire, si grande et si complète qu'on la suppose, la guerre va nous laisser à peu près ruinés^ car la prolongation des hostilités ne permet plus de compter sur une indemnité qui puisse compenser les pertes illimitées que notre pays aura subies en existences et en richesses. Que poiu*rons-nous tirer d'une Ailemagne épuisée? En même temps que nous aurons à combler un passif inimaginable, il sera nécessaire que nous rebâtissions notre édifice économique dont les fondements sont d'un autre âge et ne répondent plus au progrès. Pratiquement, c'est toute la France qu'il faut reconstruire, c'est son outillage entier qu'il faut renouveler, c'est l'ensemble de ses méthodes qu'il faut reprendre et transformer. Nous a\u*ons donc à réaliser l'entreprise technique la plus vaste, la plus délicate et la

plus ardue qu'il soit possible d'imaginer.

Il est évident» n'est-ce pas, que cette œuvre exige le concours des gens les plus compétents, il tombe sous le sens que, pour l'exécuter avec des chances de succès, il faut faire appel à des savants éminents, à des techniciens au courant des plus récentes données des sciences appliquées, à des ingénieurs qui ont exécuté de grands travaux, à des personnalités du monde de la production, industriels, commerçants et agriculteurs^ et plus généralement à des honmies de tous les milieux, administratif, militaire, eivil^ patronal ou ouvrier, qui ont fait quelque chose et dont les états de service sont là pour montrer qu'ils ont un talent d'organisation. Pour reconstituer la France, il saute aux yeux, en un mot, que c'est à Télite de ses penseurs et de ses hommes d'action qu'il faut s^adresser.

Assurément, les choses devraient se passer de cette manière, ce n'est pas assez dire, il y va du salut du pays qu'elles se passent de cette manière et cela, tout le monde le sait, tout le monde s'en rend compte, mais tout le monde sait aussi que les choses se passeront différemment, s'il n'est rien changé dans notre constitution, tout le monde sait que dans les conditions actuelles de notre système

politique les hommes de valeur qui ne sont pas députés n'ont aucune chance d'arriver au gouvernement.

Le parlementarisme a complètement dévié, il suit une pente fâcheuse, il est en train de devenir le plus grand péril. Dans l'intérêt du pays et de la démocratie, dans son intérêt à lui-même, il est temps de Tavertir et de lui crier : holà ! Les députés disent : « Nous sommes les élus du peuple, nous avons droit à toutes les places^ à toutes les fonctions; l'Etat, c'est nous. » Ils font comme ils parlent : ils s'emparent de tous les postes, ils entendent diriger les soldats, les marins, les industriels, les commerçants, les agriculteurs, les ingénieurs, les juges, les professeurs, etc. ; ils assument d'administrer les départements les plus techniques ; ils les prennent, les quittent et se les repassent entre eux à tout moment comme il leur plait, c'est leur bien, leur propriété. Un tel état de choses est contraire à la raison.

S'il est une vérité bien établie, c'est qu'on devient compétent par la spécialisation et qu'il est impos* sible d'exercer brillamment un métier sans ime longue préparation antérieure. « Bon à tout, propre à rien, » dit le proverbe. Il s'agit donc

d'une observation ancienne. Mais le progrès des connaissances, leur diversité croissante et la complication de plus en plus grande de tous les rouages de Tactivité humaine lui donnent de nos jours un caractère impérieux qu'elle n'avait pas autrefois. On ne peut plus changer de profession, on peut même changer de «moins en moins la spécialité qu'on a dans sa profession, sans courir le danger de s'y montrer incapable. C'est l'évolution qu'on observe du haut en bas de l'échelle sociale.

Sans doute il y a des hommes qui dirigent les autres, mais ce sont aussi des spécialistes. Ils travaillent dans un compartiment plus grand, embrassant plusieurs cases, mais chacune de ces cases leur est familière, ils l'ont étudiée, et slls ne la connaissent pas aussi minutieusement que les travailleurs qui s'y cantonnent toute leur vie sans en sortir, ils peuvent du moins la comprendre et la suivre dans tous ses progrès.

Le directeur d'une entreprise métallurgique est tenu d'être un ingénieur, il n'est pas moins indispensable qu'il soit un chimiste, cependant il doit être en plus un administrateur, un commerçant, il sera même bon pour lui d'être un peu financier et économiste.

Dans le même ordre d*idées, im chef d'orchestre doit connaître la technique de tous les instruments et pouvoir jouer de chacun d'eux sans atteindre la virtuosité de ses collaborateurs, mais il est nécessaire aussi qu'il soit compositeur et possède une instruction musicale, sans parler d'autres qualifications.

Il en est de même pour tous les métiers. La culture générale est sans valeur, si elle ne s'appuie pas sur les cultures particulières. Croit-on qu'un général peut commander une armée s'il ne connaît pas la théorie de toutes les armes et s'il n'est pas en outre stratège et tacticien?

Il serait facile d'énumérer les connaissances qui sont requises pour diriger utilement n'importe lequel de nos ministères, mais les circonstances actuelles ne permettent pas cette analyse. On pourrait croire que nous visons les titulaires actuels des portefeuilles^ ce qui n'est pas du tout notre intention. Ces réflexions sont malheureusement, chez nous, de tous les temps, elles concernent une manière de comprendre le gouvernement qui ne peut pas se concilier avec l'intérêt du pays.

La compétence, Texpérience sont nécessaires pour gouverner les hommes, mais elles ne suffisent

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pas, il faut encore avoir des idées, un caractère, nne volonté, nn talent, on ne parait pas s'en douter dans les milieux parlementaires. Il est déconcertant de voir un homme qui n'a ni capacités ni virilité s'asseoir dans im fauteuil de ministre et prendre la direction de services techniques intéressant tout un pays, sans en connaître le premier mot. Des gens désignés par leurs travaux et leurs mérites hésiteraient. Lui accepte!

Un trait non moins étonnant est de voir le public se faire à cet état de choses et le trouver naturel. Dites à un plombier que le premier venu peut poser un compteur ou réparer une conduite à gaz, dites à un mécanicien que tout passant peut démonter un moteur ou le mettre au point, dites à un paysan que Tart de cultiver la terre est à la portée de tous les citadins, ces braves travailleurs vous riront au nez ou se jugeront insultés, mais ils acceptent bien qu'on gouverne leur pays sans avoir montré d'aptitude à n'importe quoi!

On peut vivre au milieu des plus grands abus sans les voir : il suffit qu'ils se créent assez lentement pour ne pas attirer l'attention, plus ils s'éten-

dent ensuite et moins on les distingue : c'est une poutre qu'on a dans Toeil.

Dans l'histoire, on relève souvent le fait suivant : une religion nouvelle s'établit ou bien un nouveau régime, un nouveau parti se fonde au nom d'un bel idéal qui remue la foule et fait vibrer ses sentiments, c'est une période de pureté pendant laquelle les dirigeants sont sincères et peuvent exécuter de grandes choses, leurs successeurs ne les valent pas généralement, le pouvoir les corrompt, ils commencent à en profiter, puis ils en abusent. Cependant, comme ils continuent à procéder aux mêmes rites et à répéter les mêmes formules, les (îdèles n'y voient goutte. Il faut beaucoup de temps potir que le peuple s'aperçoive que les actes ne correspondent plus aux paroles. En temps ordinaire, il est vain de l'avertir. Seules des commotions violentes : des guerres, des cataclysmes peuvent éveiller sa conscience et l'amener à réfléchir. Nous sommes arrivés en France à ce tournant où l'évidence oblige à constater que la démocratie véritable est encore à fonder dans notre pays.

Nous avons aboli Tempire et la monarchie, qui réservaient injustement les hautes fonctions de

176 VERS LA DÉJIO€RATIE NOUVELLE

TEtat à des citoyens pris dans une certaine caste et nous avons fondé la République en partant de ridée maîtresse qu'il fallait supprimer les privilège s et reconnaître à chaque citoyen le droit d'avancer selon son mérite ou d'occuper la place dont il est digne, à quelque classe ou catégorie qu'il appartienne. Cependant, avons-nous atteint notre idéal? Hélas! A travers les nuages de l'idéalisme de camelote avec lequel on cherche à nous griser depuis si longtemps, nous sommes nombreux qui discernons la réalité crue que le régime actuel n'est pas plus ouvert aux honmies de talent que les précédents et que nous n'avons supprimé les gens titrés que pour installer les politiciens au pouvoir.

4 PAOES CENSURÉES

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