ACTE TROISIÈME
Nanet m'a donné ià du tintouin, il me semble. Puisque ça ne veut pas dire que c'est berger, J'y perdrai ma salive et sans les engager. Enfin, puisque Nanet a ça dans sa caboche!
iHaul, et en touchant le coude d'Agênor.)
Eh ! vieux, vous êtes là planté comme une pioche,
A G É N 0 R , délicieusement surpris.
Tiens! la fermière!
THÉRÈSE, à Truguelin, qui arrive sur elle, le front dans sa main.
Et vous, qu'allez-vous ruminant?
TRUGUELIN, les yeux allumés.
Crâne femme!
THÉRÈSE, voyant qu'ils restent tous deux à la regarder sans rien dire.
Ètes-vous deux muets, maintenant?
Non pas.
T R U G U E L I X, poussant Thérèse un peu.
Oh ! pas du tout, la belle,
(A part, Tliéiése l'ayant regardé, surprise.)
Elle me guigne,
AG É N 0 R, à part, après qu'elle l'a regardé pour savoir ce qu'a Truguelin.
Elle me lance un céil !
THÉRÈSE, à part, voyant qu'iîs se regardent l'un l'autre.
Il faut être maligne.
Ils sont méfiants,
(Haut.)
Mais, que faites-vous par là?
88 VERS LA JOIK
TRUGUELIN
Rien.
AGÉNOR
Rien.
TRUGUELIN ET AGÉNOR Et VOUS?
THÉRÈSE, enibanassée.
Oh! moi, pas plus que vous. Voilà.
AGÉNOR, désignant un arbre rcnvci'sô.
Seyez-vous!
TRUGUELIN
Oui.
Pourquoi?
TRUGUELIN
Faire un bout de causette.
AGÉNOR
Dame!
THÉRÈSE, s'asseyant.
Vous êtes bien agréables, mazetle.
TRUGUELIN, s'asseyant à la droite de Thérèse.
Pas tant que vous !
AGÉNOR, s'asseyant à la gauche de Thérèse.
On peut le dire.