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LA RESPONSABILITÉ DU GÉNÉRAL BILLOT

des reculs ou, tout au contraire, ouvrir une ère nouvelle. Ce n'est pas seulement le procès de Dreyfus qui doit être revisé, c'est le procès de cette presse de mensonges et de perfidies qui doit être ouvert. Ce doit être ou bien un déchaînement plus violent que jamais des haines de race et de religion, déchirant notre pauvre France, ou bien l'effondrement de ces campagnes de diffamation, déshonneur de notre temps. De là l'intérêt qui s'attache à ce drame dont nous avons esquissé l'histoire à grands traits.

Revue chrétienne (Novembre 1897).

La responsabilité du général Billot.

Ce que nous ne savons ni comprendre, ni admettre, c'est que le gouvernement ait pu tolérer cette campagne, alors qu'il suffisait d'un mot du Ministre de la Guerre pour l'arrêter. Comment l'honorable Vice-Président du Sénat avait déclaré qu'il était prêt à reconnaître sur l'heure, publiquement, son erreur, si la preuve de cette erreur lui était fournie, et le Ministre garde un silence obstiné ! (1).

(1) Les journaux avaient publié une lettre de M. Scheurer-Kestner (14 nov. 1897), où Ton avait pu lire ces paroles : « On ne m'a rien offert, on ne m'a rien montré et cependant, j'avais spontanément déclaré que devant des preuves, je m'empresserais de reconnaître publiquement mon

erreur. »

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