‹ Vers la justiceChapitre 21 sur 100 · ESTERHAZY ACCUSE LE L. -COLONEL PICQUART · texte numérisé non relu

ESTERHAZY ACCUSE LE L. -COLONEL PICQUART

Des journaux disent et répètent que la culpabilité de Dreyfus est certaine, que le Ministre en a des preuves multiples, et le général Billot reste muet!

Trahir un secret d'Etat est impossible, dira-ton, mais que l'on s'explique et que l'on dise clairement où serait cette trahison ?

Comment le Ministre aurait mis sous les yeux d'un homme comme M. Scheurer-Kestner la preuve invincible du crime de Dreyfus et la patrie serait en danger? Mais, oublie-t-on que M. Scheurer-Kestner est vice-président du Sénat et que toute sa vie répond de son patriotisme !

Comment il suffisait de cette intervention du Ministre pour mettre fin à la cruelle obsession qui pèse sur les consciences ; comment il pouvait amener M. Scheurer-Kestner à reconnaître son erreur et terminer enfin cette odieuse affaire et il ne l'a pas fait !

Signal (17 novembre 1897).

Esterhazy accuse le lieutenant-colonel Picquart

L'événement le plus grave qui se soit produit depuis la lettre de M. Mathieu Dreyfus dénonçant le commandant Esterhazy comme l'auteur du bordereau (1), a été l'accusation infâme que

(1) Le capitaine Dreyfus fut condamné comme étant l'auteur d'une lettre missive non signée, noiv d^Vfeft, fe\.%îû\\^-

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