M. MATHIEU DREYFUS
M. Scheurer-Kestner a donné un grand exemple.
Il est du devoir des citoyens, jaloux de l'honneur de notre pays, de saluer respectueusement l'homme de cœur qui n'a pas hésité à braver la calomnie pour rester fidèle à sa conscience.
Nous ne pouvons savoir quelle sera l'issue du drame, mais devant la droiture des intentions, devant l'absolu désintéressement de M. Scheurer- Kestner, nous nous inclinons saluant un acte de courage civique qui honore un peuple.
Signal (25 novembre 1897).
M. Mathieu Dreyfus (1).
Puisque M. Mathieu Dreyfus a été mis en cause, il n'est pas inutile de dire que les journaux antisémites ont avancé autant d'inexactitudes que d'injures sur son compte.
Un de nos atnis, l'un des hommes les plus considérés de Mulhouse, nous a donné l'assurance que M. Mathieu Dreyfus jouit,dans sa ville natale, de la plus haute estime.
Convaincu de l'innocence de son malheureux frère, avec une énergie que rien n'a lassé, il a tout
(1) M. l'abbé Gayraud, député, ayant déclaré tenir de bonne source que M. Mattiieu Dreyfus avait offert au colonel Sandherr deux cent mille francs pour étouffer l'Affaire, celui-ci se vit l'objet des plus odieuses aUsLC\\ift&.