TENTATIVE DE CORRUPTION
de cœur qui se sont levés pour la défense de la justice qui ne soit une odieuse accusation. Traiter de (i marchands de boue et de camelots de la trahison » ceux qui, en dehors de tout intérêt, au mépris des injures et des calomnies, ne veulent que faire la lumière, est un acte qui sera sévèrement condamné. Nous relevons le fait, avec une extrême tristesse, car il marque un oubli si injuste et si profond des droits de la défense qu'il semblait ne pouvoir se produire que dans une terre de servitude et d'esclavage.
Signal (3 décembre 1897).
Tentative de corruption.
On a beaucoup trop parlé du colonel Sandherr et même on Ta fait trop parler. La question est celle-ci : M. Mathieu Dreyfus lui aurait-il offert « une fortune » pour obtenir une ordonnance de non-lieu en faveur de son frère.
M. Mathieu Dreyfus nie énergiquement avoir jamais fait pareille démarche.
En dehors de tout parti-pris le raisonnement suivant s'impose : le colonel Sandherr a établi le dossier Dreyfus, si M. Mathieu Dreyfus lui avait fait la proposition si outrageante, dont on parle si aisément, il y aurait vu une preuve morale et l'on peut dire décisive de la culpabilité de Taccusé. Comment douter, un seul moment, qu'il n'eut cru, de son strict devoir, de la produire au