‹ Vers la justiceChapitre 37 sur 100 · ESTERHAZY AU CONSEIL DE GUERRE · texte numérisé non relu

ESTERHAZY AU CONSEIL DE GUERRE

procès de 1894. Or rien de pareil ne s'est produit; concluez.

Signât (3 décembre 1897).

Esterhazy demande à être déféré au Conseil de guerre.

Qui peut dire que cette démarche auprès du général de Pellieux ne soit pas une démarche forcée ? Qui peut affirmer qu'Esterhazy, comprenant qu'il allait être déféré en conseil, n'ait pas voulu prendre les devants et se créer des présomptions favorables ? Faut-il entendre que le général de Pellieux, en présence de cette lettre, renoncera à présenter des conclusions et que, de droit, le commandant sera renvoyé devant le conseil de guerre ?

Depuis que nous suivons cette affaire nous n'avons voulu que rechercher la vérité au milieu de difficultés qui chaque jour deviennent plus grandes. Si le général de Pellieux, en effet, mettait Esterhazy hors de cause, pourquoi celui-ci demanderait-il le conseil de guerre ? Ne paraît-il pas évident que cette demande serait écartée par Tautorité militaire qui ne pourrait infirmer directement la décision de non-lieu du général enquêteur. Comme on le voit, si l'on veut serrer la question de près, les doutes se présentent nombreux à l'esprit.

Mais d'un autre côté, l'on ne sawTa\\ oxîîûXv^^

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