LA DÉCLARATION DU GÉNÉRAL BILLOT
et nous nous conformerons strictement à- la recommandation de M. le président du Conseil, nous la traiterons comme telle.
Nous n'y avons jamais introduit des questions de race, de religion, de politique. Jamais nous n'avons pensé à y engager de loin ou de près rhonneur de l'armée.
Lorsque Esterhazy fut mis en cause, nous n'avons tiré aucune conclusion de son passé et de ses attaches cléricales. Nous aurions détesté nos paroles si elles se fussent prêtées à de pareilles polémiques. Nous entendons examiner froidement, sincèrement. Assez de ces accusations éhontées, assez de ces outrages infâmes qui veulent atteindre des hommes qui ont le droit, comme ils en ont le courage, de croire à la possibilité d'une erreur judiciaire.
Le Signal (7 décembre 1897).
La déclaration du général Billot.
a La déclaration de M. le Ministre de la guerre, où il a mis tout son cœur, n'est pas suffisante pour terminer un si douloureux débat. « Pour moi, a-t-il dit, en mon âme et conscience, comme soldat, comme chef de l'armée, je considère le jugement comme bien rendu et je considère Dreyfus comme coupable. »
Certes de telles paroles sont faites pour émouvoir et nous ne les avons pas lues aaixvs ^^\^\^^^-