‹ Vers la justiceChapitre 42 sur 100 · NOTRE ATTITUDE · texte numérisé non relu

NOTRE ATTITUDE

persuade aussi qu'une erreur judiciaire a été commise et il cherche à obtenir réparation de cette erreur.

Il n'y a pas lieu à de longues dissertations, tel est le point de départ de cette affaire Dreyfus, majorée aujourd'hui à Texcès et devenue la plus douloureuse, la plus angoissante des questions. Si nous croyons devoir ainsi revenir sur le passé, c'est afin de pouvoir mieux juger le présent, pour conserveries lignes directrices de la pensée et du jugement et ne céder en rien aux passions qui agitent l'opinion.

Signai (8 décembre 1897).

Notre attitude.

Après la discussion qui vient d'avoir lieu au Sénat, l'affaire Dreyfus entre dans une phase nouvelle et nous tenons à préciser une fois de plus, les sentiments qui nous ont guidé dans l'appréciation des événements qui, depuis de longues semaines, agitent le pays.

La question qui a dominé le débat n'était pas celle de l'innocence de Dreyfus, sur laquelle nous n'avions aucun droit de nous prononcer, n'ayant en mains aucunes des preuves que ses défenseurs estiment, sans doute, décisives puisqu'ils veulent arriver à la revision de son procès, mais la question était précisément le droit de demander la revision du procès.

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