‹ Vers la justiceChapitre 45 sur 100 · ÉTRANGES HISTOIRES · texte numérisé non relu

ÉTRANGES HISTOIRES

Etranges histoires.

Pour prouver la culpabilité du capitaine Dreyfus, les journaux de TEtat-major ne cessaient d'inventer des histoires. C'est ainsi que le Jour lança l'affaire du capitaine Romani. Le colonel Sandherr, persuadé que Dreyfus trahissait, voulut en avoir une preuve décisive. Un jour, en sa présence, il dit à un officier qui allait partir pour l'Italie en mission secrète, a vous vous appellerez le capitaine Romani, » mais il était entendu que l'officier ne partirait pas et qu'on attendrait. Quelques jours plus tard le colonel faisait faire une enquête et apprenait que toute la police italienne était sur pied pour trouver le capitaine Romani. « Le capitaine Alfred Dreyfus, écrivait le Jour avait accompli son infâme besogne. »

Piqué au jeu, le Petit Parisien trouvait mieux encore. Il révéla que, pour s'assurer que le capitaine Dreyfus transmettait des renseignements à Berlin, le général Mercier et le général de Boisdeffre se concertèrent en vue de donner à Dreyfus un ordre relatif à une concentration de troupes* Le capitaine Dreyfus, seul officier à qui il en eut été fait part, crut à la réalité de l'expérience projetée. Or le contre-espionnage français annonçait quelques jours plus tard que TEtat-major allemand prenait des mesures pour s'opposer en cas de guerre à la concentration ainsi pYè^^icè,^, —

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