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ÉTRANGES HISTOIRES

Le Petit Parisien ajoutait qu'au procès, interrogé sur cette étrange coïncidence, « Dreyfus avait baissé la tête et que son attitude avait été considéré comme un aveu. »

Le général Billot qui avait jugé à propos d'intervenir lors de la ridicule histoire de Belfort, gardait le silence et laissait ces racontars faire leur chemin dans l'opinion publique prête à tout accepter.

Le Signal fit paraître, à cette date, Tarticle suivant :

Une simple réflexion s'impose à l'esprit en présence de ces récits. Il suffirait de l'es rendre authentiques pour mettre fin à l'affaire Dreyfus et rendre absolument inutiles toute tentative de revision du procès.

Si l'histoire du capitaine Romani est vraie, de quelle utilité le bordereau pour déterminer la condamnation de Dreyfus ; si le récit de la concentration des troupes est véridique, la cause est entendue. Mais pourquoi faut-il que nous soyons arrêtés par la déclaration, nette, précise, de M® Démange, témoin authentique du procès, déclarant qu'il n'a jamais connu d'autre charge que le bordereau. Encore une fois, ce n'est, point propos en l'air, nous sommes sur un terrain solide, en présence d'une parole qui fait autorité et, bon gré malgré, arrête toutes les affirmations contraires.

Aussi longtemps qu'elle n'aura pas été invalidée, nous sommes contraints d'en appeler à d'autres preuves, à d'autres témoignages que ceux

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