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CALOMNIES

Calomnies.

Il ne faut rien moins que la mauvaise foi pour introduire dans cette affaire les questions confessionnelles. Les Annales csitholiques de M. Chantrel osent publier un article anonyme : « Juifs^ protestants et francs-maçons », où l'odieux le dispute au ridicule. Citons ce passage :

On dirait que le sang se dessèche dans les veines du protestantisme, à voir les moyens extraordinaires et si multipliés que les pasteurs emploient pour le réveiller. On les rencontre sur toutes les routes, et en nombre, se rendant aux réunions synodales ou aux meetings de réveil ; chaque localité aura bientôt son assemblée délibérative et son congrès médical pour verser un peu d'âme dans ce corps privé de tou^ vie religieuse. C'en est fait du dogme ; il n'est plus permis d'en parler ; c'en est fait de la morale, il n'y a plus, en fait d'honnêteté, que le peu que protègent les gendarmes et les tribunaux.

Que fait-on dans ces synodes ? Pas plus que dans les loges maçonniques, les profanes ne sont admis. C'est le secret du conciliabule, de la conspiration, et Dieu sait si le protestantisme conspire en ce moment ! Dernièrement, quatre-vingts pasteurs étaient réunis à Nîmes et ont tenus trois réunions par jour pendant douze jours, se rendant au lieu de la réunion en petits groupes, par des chemins détournés, comme des malfaiteurs.

A ces calomnies, on ne répond que par le mentiris impudentissime de Pascal. Le journal de M. Chantrel se rend coupable, en effet, du plus stupide et du plus impudent des mensonges. Nous le défions, lui et ses pareils, de donner, qu'il l'entende bien, une preuve, une seule preuve, ^mtv^

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