PRESSE CLÉRICALE
efforts, une fois de plus, pour lui résister, et ils seront victorieux demain.
Signai (1" février 1898).
Presse cléricale.
Molière n'a point connu le Tartufe de la presse cléricale et il faudra toujours le regretter. Lui seul, de son vers vengeur, aurait flétri ce misérable écrivain, prenant sa plume menteuse et, l'œil baissé, jetant dévotement sur le papier insulte sur insulte, calomnie sur calomnie. Que lui importe, du reste ? N'est-ce pas pour le triomphe de la bonne cause qu'il déverse le mensonge?
C'est l'Eglise, entendez-le bien, qu'il défend, et il n'a cure des armes dont il se sert. Et il s'étonne du dégoût qu!inspire sa polémique !
En voulez-vous un exemple ? Il sera donné par une feuille qui s'appelle l'Echo de Marseille^ à propos d'un article sur « les Protestants et l'affaire Dreyfus ». Pas de nom d'auteur, du reste; mais il s'agit de déclarer « que la vache à Colas fraternise avec le veau d'or ; seulement, grâce à l'hypocrisie qui caractérise les huguenots, ils avaient pu dissimuler en partie leurs relations coupables avec les youpins ».
Il nous semble, qu'en fait de « relations coupables » on pourrait citer d'illustres exemples de cléricaux de grande marque qui ne les ont point dédaignées. Naguère un journal doTviva.\\. uxv^Xotv-