LA REVISION
La Revision.
Au cours des odieuses polémiques soulevées par Taffaire Dreyfus, que de fois navons-nous pas entendu dire et redire que toute demande de revision du procès de 1894 devait être considérée comme une suprême injure pour Tarmée. Son honneur serait compromis, disait-on, d'une manière fatale, nulle atteinte plus désastreuse ne pourrait être portée à son prestige.
M. le général Zurlinden vient d'accepter le portefeuille de la guerre avec la mission de faire la revision, dès lors que reste-t-il de ces cla-i meurs ? A moins cependant que le nouveau ministre de la guerre ne soit accusé de trahir l'armée / (1).
I^'argument est donc à rayer désormais des
Poie'miques ; la revision étant conforme à la jus-
^ce ne peut être qu'à l'honneur de larmée.
-^aus n'avons plus à nous préoccuper de défen-
"^e cette cause, l'acceptation du général Zurlin-
"^n a. clos définitivement la discussion.
^a "tanche n'en restera pas moins aussi difficile î^e délicate, car l'affaire des faux Henry appelle ^ne e requête des plus sévères.
^ovis disons des faux et non du faux, car si cer*
^ V . -*~-^ général Zurlinden s'était déclaré si nettement revisic>nîsie qu'il avait demandé au ministre de la marine Qe fair^ préparer un navire qui devait ramener le capitaine I>i-^yfus en France.