‹ Vers la justiceChapitre 84 sur 100 · LA PAROLE DU COLONEL PICQUART · texte numérisé non relu

LA PAROLE DU COLONEL PICQUART

ment notre gouvernement assuré que la guerre peut éclater à Toccasion d'un procès d'espionnage, n'aurait pas prévenu le gouvernement russe et celui-ci, instruit de cette effrayante menace, avec une admirable placidité, proposerait le désarmement. Dira-t-on que le gouvernement français n'a pas prévenu le Tsar ? Mais demandez alors, sans tarder, la convocation de la Haute-Cour et qu'on traduise devant elle des ministres coupables, mille fois coupables, de la plus dangereuse des impérities.

C'est ainsi qu'on nous contraint de raisonner à l'absurde.

Signal (9 septembre 1898).

La parole du colonel Picquart.

Il est difficile de traduire l'impression que fait ^ naître Tattitude prise vis-à-vis du colonel X Picquart. S'il a des ennemis acharnés, qu'oniCi n'oublie pas que grand est le nombre de ceux qui^Ji saluent en lui un serviteur du droit et de lasj justice.

Il est dangereux pour un gouvernement d»J& créer des situations juridiques contre lesquelles y^ s'élève la protestation des consciences les plwV^^ droites. On n'autorise point impunément le sp^^^ tacle inouï d'un homme comme Esterhazy et:^ en liberté, alors que ce noble soldat qui s'apf> • <^ Georges Picquart est en prison.

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