LA PAROLE DU COLONEL PICQUART
Au moment où le général Zurlinden étudie le dossier Dreyfus, il serait nécessaire, plus que jamais, que l'homme qui en connaît le mieux toute la trame fût interrogé et appelé à fournir les renseignements quïl possède.
Voilà ce que dit le bon sens, voilà surtout ce
que réclame la justice. Et comment oublier, un
seul moment, que le colonel Picquart, si sa parole
de loyauté et de droiture avait été écoutée, eût
prévenu la tempête qui s'est déchaînée sur notre
pays ? N'avait-il pas écrit au général Gonse cette
lettre admirable, où, avec une prévoyance pro-
phétique^ il demandait au ministre de faire la
^cvlsion, afin de laisser au gouvernement Thon-
>euT' de ce grand acte de justice.
R^Lpj^elons qu'il a assisté à tous les débats du
CP4^^& de 1894 et que, devenu chef de bureau des
lisr^/^nements, il a été en mesure de tout savoir
^^ i;out connaître. Avec une héroïque fidélité,
jr^^B, r^t \e silence, il a laissé une presse immonde
.^fcfc^ler de ses outrages. Il est de l'honneur de
wjM. :m:^1± nden de le délier du secret qu'il garde et
Z :i:*^ndre une parole qui ne peut être, toute
^ ^^ :arx est le garant, que vraie et loyale.
^^CD novembre dernier, nous écrivions :
^n^^iDlonel Picquart ne veut que servir la ^^ et nous maintiendrons énergiquement
Ermation jusqu'au jour et à l'heure où irons la preuve du contraire ». Nous ^^ rien à changer à ces paroles. Notre
^ ^- ^^^Tx est plus absolue que jamais et l'on sait - ^ ^3B la découverte du crime d'Henry^ wo\i^