LE COLONEL DU PATY DE CLAM
avons de plus fortes raisons de croire à la parole du colonel Picquart.
Signal (10 septembre 1898).
Le colonel Du Paty de Clam.
M. le président de la République a prononcé Isl mise en nonactivité, par retrait d'emploi, du lieu — tenant-colonel Du Paty de Clam.
Cette mesure disciplinaire a été prise à la suit^^ d'une enquête faite à l'état-major de Tarmée sui^* les agissements du lieutejnant-colonel Du Pat^^ de Clam au cours de l'affaire Esterhazy.
Est-il besoin de marquer moins la gravité d^^ la peine qui frappe le colonel Du Paty de Clam ^ que la gravité de la décision prise par le généra ^ Zurlinden ?
M. du Paty de Clam n'a pas été mêlé seulemen'^^ à l'affaire Esterhazy, il a été l'instrument 1^^ plus actif de la condamnation de Dreyfus. Sonw^ rôle de juge enquêteur est connu de tous et nuB-ne l'a apprécié avec une vérité plus poignantes qu'Emile Zola. Rappelons ce qu'il écrivait à ce^ sujet :
« C'est lui qui imagina de dicter le bordereau à Dreyfus ^ c'est lui qui rêva de l'étudier dans une pièce entièrement:::;^^-' revêtue de glaces ; c'est lui que le commandant Forzinett^^ nous représente armé d'une lanterne sourde, voulant sit^— ^ faire introduire près de l'accusé endormi, pour projeterr"-^ sur son visage un brusque flot de lumière et surprendresS-^ aiinsi son crime, dans l'émoi du réveil. Et je n'ai pas ê^^