LA COMMISSION DE REVISION
cié à ce sentiment, on le comprendrait moins, car il est au-dessus des partis. Il semble plus probable qu'il a voulu éviter un éclat immédiat, gagner du temps et laisser au ministère Bri$son l'entière responsabilité de la revision. Telles sont les explications qui se présentent à l'esprit et qui seront justifiées, croyons-nous, par les événements.
Signai (18 septembre 1898).
La commission de revision.
Un grand pas en avant vient d'être fait. Malgré les violences des polémiques, malgré les menaces, le Conseil des ministres a autorisé M. le garde des sceaux à saisir la commission de révision et à lui remettre l'examen de la demande que lui a adressée M"* Dreyfus tendant à la revision du procès de son mari. Dès ce jour, on peut le dire, l'Affaire entre dans la voie légale, et sans nul doute, il faut que M. Sarrien ait été convaincu de la nécessité de la revision et plus encore du bien fondé de la demande de M"® Dreyfus pour avoir pris une telle initiative.
Comme nous l'avons dit dès les premiers jours, la revision s'imposait en raison de la production des pièces secrètes dans la salle du Conseil, en dehors de l'accusé et de son défenseur. C'est cette vérité qui doit apparaître à la suite de l'examen de la commission de Te\isioTv eX. ^' ^^X.