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LA LÉGALITÉ

elle qui entraînera sa décision, nous ne saurions en douter. C'est la voie sûre, celle où l'on peut s'engager sans crainte, car elle conduira à un acte qui sera à l'honneur de notre pays. Reconnaître une faute est un acte de courage mais la réparer est un acte de justice.

Signal (19 septembre 1898).

La légalité.

Nous écrivions samedi qu'un grand pas en avant venait d'être fait. Nous ajoutons : aujourd'hui malgré les incidents créés par les démissions de MM. Zurlinden et Tillaye, la situation s'est dégagée d'une manière remarquable (1).

Une fois de plus nous ferons observer que la conviction absolue de la culpabilité de Dreyfus n'est pas un motif déterminant pour repousser la revision. Le fait indéniable est que sa condamnation a été obtenue par des moyens qui vicient toute la procédure du procès, que les droits de la défense ont été méconnus, et que, dès lors, la revision est nécessaire. Et en vain, dirait-on mille fois que Dreyfus a été justement condamné, que

(1) Le général Zurlinden avait motivée sa démission pan que « trop convaincu de la culpabilité et ne pouvant commi chef de l'armée accepter d'autre solution que celle d maintien intégral du jugement ». M. Tillaye avait simple ment déclaré « ne pouvoir accepter pour une part quel conque la responsabilité de la revision. »

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