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MaiS; d'autre part, si cet autre crime n'a pas été commis, il est indispensable que ces lettres soient versées au dossier du juge instructeur et que celui-ci, avant de clore son instruction, procède à une enquête à leur sujet, tâche d'en retrouver l'auteur, les présente aux accusés et aux témoins.
Si ces lettres n'étaient pas versées à l'instruction par M. le ministre de la Guerre, l'enquête, selon une expression du général de Pellieux, qui fit fortune en son temps, « l'enquête ne serait ni complète ni loyale ».
y[. le Président du Conseil, M. le ministre de la Justice, M. le ministre de la Guerre doivent vouloir que l'instruction soit loyale et complète.
Or, à cette heure, les lettres ne sont pas à l'instruction, puisque l'avocat de M. le colonel Picquart a dû réclamer, hier, qu'elles y soient versées.
J'ajoute d'ailleurs que ni le commandant Esterhazy, fjui les n remises au général de Pellieux, ni le colonel Du Patij de Clam, qui en aidait fourni le thème, ne sont assez naïfs pour acoir écrit, eux-mêmes, ces lettres.
Celui qui accuserait le colonel Du Patij de Clam et le commandant Esterhazy d'avoir écrit eux-mêmes ces lettres, méconnaâtrail leur géiiie.
Jl faut toujours dire la vérité, rien que la vérité.
Je n'ai dit que la vérité. A d'autres, il incombe de la dire tout entière. On sait aujourd'hui qui a écrit ces lettres, après coup, sous la dictée même du commandant Esterhazy.