‹ Vers la Terre-Sainte [microforme]Chapitre 20 sur 105 · AUX PYRAMIDES · texte numérisé non relu

AUX PYRAMIDES

Allons aux pyramides! On y va en tramway électrique. C'est si moderne qu'on paraît oublier ue nous sommes en orient; mais on vient vite à la réalité, quand de la petite station aux pyramides il faut monter une pente assez raide. A peine avaisje proposé de monter un chameau que déjà le camelierfadroit avait fait courber la monture. J'enfourche le dromadaire et sa bosse, avec une orgueilleuse agilité... Hélas, je n'avais pas prévu le soubresaut : La croupe de mon chameau était à dix pieds en l'air, tandis qu'il avait le nez encore sur lesol ... le niveau fut si vite rétabli à l'avant, que je perdis l'équilibre, et je dus piquer une tête dans les bras des amis!!! Ce n'est rien... On recommence... . et cette fois le succès vous crée maître en équitation!

Les Rois de Chaldée n'étaient pas plus heureux que moi sur mon chameau tout pomponné! C'ett une gloire d’être perché si haut, n'est-ce pas, et d'arriver si majestueusement aux pyramides? Les pyramides, reconnues comme une des sept merveilles du monde ancien, sont d'immenses monuments ayant une base large, ordinairement carrée, construits en hehors en forme de degrés qui vont toujours en diminuant jusqu’au sommet. C'est celle de Chéops qui est considérée la plus grande. La pyramide à marches date, dit-on, de la IIlième dynastie, sous le roi Zosir;

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elle remonte à environ quarante siècles avant Jésus-Christ. Ce serait donc le plus ancien monument du monde.

Le Sphinx, espèce de statue représentant un lion énorme cachant sous sa crinière la figure d'un homme, n'est pas jeune lui aussi, puisque d'après certaines découvertes, le roi Chéops aurait fait réparer ce monument. Le temps et les hommes n'ont pas respecté les traits de cette antiquité; il est encore facile cependant, d'y voir une ressemblance humaine.

À huit heures du soir, nous quittons le Caire pour retourner à bordde l’« Etoile » durant lanuit, puis nous ferons voile vers Jaffa.

Pour nous consoler du départ, car le séjour ici

fut des plus heureux, le Père Bailly assure que, lorsqu'on boit de l’eau du Nil, au Caire, on y revient toujours.

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