LES MUSULMANS
La Palestine appartient à l'empire ottoman.
Nous voyons partout dans les villes et les villages, le croissant dominer les mosquées; il nous annonce que c'est l’islamisme qui est la religion£du pays.
Mahomet, d’après le livre sacré des musulmans, fut le réformateur de la religion révélée par Dieu à Adam, à Noé et même à Jésus-Christ. Cet imposteur a laissé chez ses adeptes une grande admiration pour sa doctrine et sa personne: à tel point qu'on le reconnut pour le plus grand des prophètes. On tient en honneur la Mecque, la ville de sa n&issance, Médine, la ville de son tombeau, et même Jérusalem, la ville de son souvenir. Ces trois villes sont marquées au rituel du Coran et elles, sont reconnues, par les imans (prêtres) et le mufti (chef religieux), comme les lieux les plus saints du monde. C'est là que se font les grands pèlerinages musulmans.
Une prière à Jérusalem est préférable à mille oraisons faites ailleu-s, dit le recueil des traditions
VERS LA TERRE-SAINTE sur les paroles et les actes de Mahomet, et il ajoute: ce qui vaut 1 dans une mosquée ordinaire vaut 500 à Jérusalem, 1,000 à Médine et 100,000 à la Mecque, Ce dernier pèlerinage est obligatoire pour tout musulman. Bien que ces Turcs croient à une prédestination absolue, ils ne sauraient, à la mort, avoir les bonnes grâces de Jéhovah s'ils n’allaient une fois dans la vie déposer =urs prières au vestibule du ciel, à la Mecque de k= prophète. (Henri Guerlin.)
L'islamise professe peu de dogmes et sa doctrine, toute face, ne demande que la prière et le jeûne. Tous le: ours, à l'aurore, à midi, à trois heures, au crép. cule et au milieu de la muit, le meuzzin :pparaît au balcon de son minaret; tourné vers la Mecque, les yeux fermés, les mains tendues et élevées, les pouces enfoncés dans les oreilles, il entonne l’esann, il chante l'appel à la prière, alors les dévots se prosternent et prient. Si c’est à la Mosquée qu'on les convie, ils ne négligeront pas, avant d'entser, de se purifier à la fontaine des ablutions. Il faut faire disparaître toute souillure, car la prière pour être valable suppose une parfaite pureté.
On jeûne assez souvent ; mais le radaman, jeûne de 29 jours, est celui qui est observé avec le plus de fidélité; le coran lui donne une vertu très efficace au salut.
Pauvres mahométans! ils prient; ils ont la
eur ignorance du vrai Dieu, ils
alheureux. Ces Pauvres gens:
S vêtus de soie et coiffés de
turbans magnifiques; qu'ils soient simples fellahs
cachés sous leur keffieh (voile) + leur mérir (espèce
de couronne), ils ont quand même le regard morne,
leur intelligence semble éteinte. Le souffle froid de
l'erreur a passé sur la flamme de leurs yeux. Ils
sont des ombres errantes et la mort de l'âme est en eux.
À Jérusalem, les Musulmans ont leur lieu de prière; leur Pèlerinage, sur le mont Moriah, que les grands souvenirs sacrés de l’ancien et du nouveau Testaments ont glorieusement illustré.
Abraham, sur l’ordre du Seigneur gravit, ce rocher pour immoler son fils Isaac, David offrit des victimes pour obtenir la cessation du fléau qui décimait son peuple, Salomon y fit bâtir un temple dont la splendeur ne put jamais être égalée, pour y enfer. mer l'arche d'alliance des Israélites.
La sainte Montagne devait trouver une gloire plus grande encore dans le temple de Zorobabel, embelli par Hérode, car celui-ci devait voir le Christ, l'entendre parler sous ses voûtes, parler avec la
douceur d'un enfant de douze ans, parler avec la puissance d’un maître qui chasse des profanateurs sacrilèges. Ce fut ici que l’Ange du Seigneur annonça à Zacharie, père de saint Jean-Baptiste, la nais-
sance du Précurseur du Messie. Ce fut ici que la Vierge, qui devintla mère du Sauveur, ‘passa les
jours si purs de son enfance. Plus tard elle y offrit
son Divin Enfant, et le saint vieillard Siméon y re-
mercia Dieu de ce que ses yeux avaient vu Celui
qui est la lumière des nations.
Comme l’histoire de l’humanité depuis sa chute n'est qu'une guerre acharnée entre le bien et le mal, entre Dieuet Satan, entre l'Eglise et le monde, nous ne sommes pas étonnés de voir s’'évanouir la gloire des uns sous la puissance desautres et de voir disparaître les monuments chrétiens sous la force des conquérants. Rome ambitionnait l'univers et elle promenait partout sa puissance. Elle avait vu, quelques années seulement après la mort du Christ, l'esprit de rébellion qui traversait la nation juive ; les tumultes, les agitations augmentaient ; les bruits de guerre se firent entendre et excitèrent la fureur de Néron. Son proposé à la conduite de la guerre, Cestius Gallus, qui venait d’éprouver en Judée des insuccès et des revers lui fit tourner vers cette partie de la Palestine un regard plus ferme et plus menaçant. Vespasien reprit la guerre et il la mena avec une vigueur mesurée et implacable. Devenu
empereur lui-même, il donna l'ordre à son fils Titus, en l'an 70, de Poursuivre vigoureusement . Celui-ci aurait voulu épargner
la dispersion du peuple juif. ( Darras.)
Pour donner un démenti à la prophétie de Notre Seigneur qui avait prédit que, du temple de Jérusalem, il ne resterait Pas pierre sur pierre, Julien
relever le temple de ses ruines, Mais, d’après Amien-Marcellin, un auteur paien, des globes de feu S'élancèrent du sein de la terre et dispersèrent les ouvriers.
Le mahométisme, qui surgit au commencement du VII siècle, avait déjà fait de dans les âmes au désert d’ de conquérir des
tuellement Moriah.
Mahomet, ai-je dit, avait laissé son souvenir à Jérusalem, car le coran rapporte qu'il avait fait sa
prière dans la basilique élevée en l'honneur de la sainte Vierge à l'endroit où elle demeurait dans le temple. Cette église, prise par le calife Omar et contiguë à sa riche mosquée, fut dédiée ensuite au prophète Mahomet. On l’appela la mosquée d’El- Aska (la plus éloignée de la Mecque.)
En 1099, les croisés de Godefroy de Bouillon assiégèrent Jérusalem, et, après un combat terrible, ils purent s'en emparer. Les musulmans se réfugièrent dans la mosquée d'Omar. «Dans le temple et sous le portique dela mosquée, dit Raymond d’Agile, témoin oculaire, le sang montait jusqu'aux genoux et aux freins des chevaux.» Le pieux Godefroy s'était abstenu du carnage depuis qu'il avait mis les pieds dans la cité sainte. Il voulait respecter la ville de Jésus-Christ et, bien qu'il fût proclamé Roi de Jérusalem, il ne voulut jamais porter la couronne d’or des rois où son Sauveur avait été couronné d'’épines. La même année, les croisés convertirent la mosquée d'Omar en église, et l’appelèrent Templum Domini, le temple du Seigneur. Ils ornèrent le monument de peintures chrétiennes, et sur le rocher central couvert d’un revêtement de marbre, ils élevèrent le maître-autel et le chœur. (Ludolphe le Chartreux.)
Les Turcs n'avaient pas oublié cette défaite et, comme toujours, ils jurèrent vengeance au nom chrétien. En 1187, Saladin, ce sultan fameux, vint
VERS LA TERRE-SAINTE 173 avec de grandes et puissantes armées s'emparer de Jérusalem. Toutes les églises des chrétiens furent changées en mosquées. L'exercice du culte musulman fut rétabli comme au temps d’Omar dans la métropole bâtie sur l'emplacement du temple de Salomon
Après plusieurs tentatives de guerre, la croisade de saint Louis, roi de France, en 1270, fut la dernière. Le saint Roi en mourant à Tunis s'écriait : Jérusalem ! Jérusalem ! C'est l'exclamation de la plus profonde douleur, car il savait bien que les Lieux-Saints ne reviendraient jamais aux mains des Francs et des catholiques.
Depuis, les effort des Papes pour ranimer l'erdeur des guerres saintes restèrent stériles et les chrétiens de la Palestine furent abandonnés à leur propre faiblesse, Ils perdirent toutes leurs forteresses et après que Saint-Jean-d’Acre, leur dernier refuge, fut saccagé et ruiné, l'empire chrétien fut annéanti dans toute la Palestine. Maintenant la Turquie gouverne religieusement avec un despotisme absolu : À bas les chrétiens ! Vive Mahomet !! A bas la croix ! Vive le croissant !!
Les petits droits de propriété à Jérusalem et les quelques privilèges pour l'exercice du culte catholique ont été obtenus à prix d'argent. Il n'y aurait rien d'étonnant qu'on voulût, un jour, tout enlever aux catholiques et même les empêcher de