AU SAULT-AU-RÉCOLLET
Le 24 février, 1909.
J'ai quitté ma famille au Sault-au-Récollet le 24 février, pour me rendre à New-York. J'ai été heureux de revoir tous ceux qui me sont chers et de
vivre avec eux cinq jours de bonheur. Notre vieille Province de Québec a bien conservé ses traditions et ses coutumes. Cette année, comme il y a trente ans, lorsque j'étais petit garçon dans mon village, les jeunes gens du £-ult-au-Récollet ont joué le «Mardi-gras ». Les cosuumes pittoresques, les physionomies toutes souriantes sous leur sombre dégui- * sement, les cris joyeux de cette jeunesse exubérante me rappellent la franche gaieté canadienne. Je me croyais à «la chandeleur » de notre chère Acadie, qui, pour n'être pas au même jour, a le même but; c'est-à-dire celui de s'amuser gaiement. Il faut que ‘jeunesse se passe!