‹ VersaillesChapitre 70 sur 115 · I.u princesse Itnrglièsc · texte numérisé non relu

I.u princesse Itnrglièsc

ANCIEN ET MO D EU NE. .Tir»

Le beau fait d'armes que nous venons de rapporter, et dont nous avons donné la représentation , ouvrit celte courte campagne sous les yeux de l'empereur. Madrid tomba bientôt en son pouvoir. Les deux tableaux de Carie Vernel et de Gros rappellent cet événement ; celui de Gros, où l'empereur a un aspect ridicule, ren ferme cependant de grandes beautés de coloris, qu’il possède surtout dans les su jets tels que celui de mademoiselle de Saint-Simon demandant la grâce de son père, ou bien encore dans le tableau où il a reproduit le passage du Guadarama, et celui où il représente l'empereur à Astorga, dernière ville où il s’arrêta. Dans ce moment on put juger qu’il n'apportait plus d’intérêt à la conquête de l'Espagne; son attention était ailleurs : il savait (pie l’Autriche allait profiter de son absence pour tenter un nouvel effort contre lui , et il se rendit à l'instant à Paris.

Salle il. X.

Cette salle , la dernière dans l’ordre chronologique des événements , est une des plus importantes, et nous regrettons de ne pouvoir la décrire avec plus de détail. Nous avons vu l’empereur quitter brusquement l’Espagne. Il était temps: l' Autriche, aidée des subsides de l’Angleterre, venait de mettre sur pied en troupes et en landwber au delà de cinq cent, mille hommes effectifs, commandés par l'archiduc Charles. Avant qu’aucune disposition eût été prise , que la grande armée eût. eu le temps de se rassembler, l’armée autrichienne s’empara de Ratisbonne et culbuta tout sur son passage; le corps du maréchal Davoust se replia jusqu’à Tann , mais là résista assez longtemps pour que l’empereur put arriver. Le premier corps qu’il rencontre est celui des Bavarois et Wurtembergeois ; il descend de voiture au milieu d’eux, se fait donner un cheval, réunit les officiers, les harangue et marche avec eux à la victoire d’Ahensberg , et bientôt après à celle de Landshut ; enfin , il entre , pour la deuxième fois , dans Vienne. C’est alors que commencent ces terribles journées d’Esling,où tout un corps de l’armée française, ayant le dos au Danube, arrête jusqu'à la nuit une force quadruple delà sienne; c’est alors qu’ont

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