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GALERIE DES BATAILLES

l'rtt-lia, rubricà pictfc, aut carbone : relut ^ i lleveva pu^nent, feriant , vitentque moventes Arma viri.

pg^estaurer, embellir Versailles, changer sa destination , faire de la demeure d'un roi le temple de la gloire d’un peuple, n’étaitre déjà pas une immense entreprise ? Oui , dit un spirituel historien , le prendre là , dans sa ruine, tout chargé de ronces, tout couvert d’épines ; croulant au dehors , moisi au dedans ,

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odieux surtout au peuple, oublié de ceux <|ui ne le haïssaient pas; c’était déjà bien vaste : eh bien ! ce but atteint n’a pas suffi à l'illustre auteur de celte grande entreprise. Il trouva un jour que , malgré les immenses travaux qu’on y avait exécutes, Versailles était toujours le palais de Louis \1 V . A chaque pas, dans la multitude de ses salles appropriées à leur nouvel usage, on retrouvait la trace, le souvenir de leur ancienne destination; rien n’était là qui appartînt uniquement à notre époque, à l’état de nos arts, aux grandes conceptions que le génie moderne peut créer l’auteur de tous ces travaux le sentait , et cette idée présente à sa pensée finit par se résoudre dans un des plus admirables plans qu’on pût concevoir. 11 imagina de consacrer le premier étage d’une aile tout entière du palais à une galerie à peu près triple de celle de Louis XIV, ayant trois cent cinquante pieds de long et quarante de large, le plus grand en autre connu, et de décorer celte galerie de trentetrois tableaux représentant les actions les plus éclatantes de notre histoire, le sommaire, en quelque sorte, de tout ce que le palais contient ; d'y placer quatre-vingts bustes des guerriers morts dans les combats; et enfin, pour atteindre toutes les gloires, de n’en excepter aucune, pas même celles qui appartenaient à des temps malheureux ; il lit écrire en lettres d'or, sur douze tables de bronze placées près des fenêtres, les noms de tous ceux qui avaient été tués en défendant la France , liste glorieuse de six cent trente noms , parmi lesquels on distingue, pour la seule malheureuse bataille d’Azincom t , six princes du sang et plusieurs individus de toutes les grandes familles du royaume. Celte galerie coûta au roi des sommes si considérables, qu’il fut deux ans dans l'hésitation de I entreprendre. Nous avons retracé le moment ou le roi Louis-Philippe présente à la duchesse d’Orléans les artistes qui ont décoré ce magnifique temple des arts et de la gloire nationale. Nous allons chercher à donner une idée des tableaux qu'il renferme.

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(iALKHIK DES BATAILLES.

Un t. 'tille de Tolbiac. — An V.ML |>ar Schkffkr.

Le voilà, brandissant sa f ramée, le roi barbare des Francs, luttant contre un peuple plus barbare encore; la victoire est au moment de lui

échapper ; les marais de Tolbiac, près de Cologne, vont engloutir son armée et son sceptre, lorsque le désespoir lui fournit une nouvelle énergie. «Mes dieux m’abandonnent, s’écriet-il, eh bien ! celui deClolilde me sauvera peutêtre ! Dieu de Clotilde, lais- moi vaincre, et nous sommes à toi, moi et les miens !» Et, saisi d’un fanatisme religieux, il se jetteau milieu de la mêlée, entraînant avec lui ses soldais, un moment abattus ; il rétablit le combat en sa faveur, et en sort victorieux. Fidèle à son serment. il conduit ses troupes à Heinis, et là il

A N Cl UN ET MO l> Eli NE.

se fait baptiser, ainsi que tous les principaux de son armée. Baisse la (été , lier Sicainbre , adore ce que tu as détruit, et détruis ce que tu avais adoré. FJ le lier Sicainbre baisse la tète devant le ministre de ce Dieu qui dispose des rois et des peuples.

Butnillc «le Tours. — An 752.

Par Stkvhkn.

La Gaule, la Gaule chrétienne, la France enfin , prend un nouveau rang parmi les nations; mais il lui faudra encore de grands combats et de grands hommes pour réunir un territoire étendu et pouvoir- le défendre. Les derniers rois mérovingiens sont tombés dans la déconsidération et le mépris: une nouvelle famille puissante s’est élevée, qui de loin aspire à leur trône, et qui veut le mériter pour n’avoir pas besoin de le conquérir: l’occasion ne va pas tarder à se présenter. Pendant les guerres sans éclat de l’Occident, il est né en Arabie un homme de génie qui répand ses dogmes et bientôt ses armées sur tous les pays qui l’entourent. Le Coran et Mahomet marchent à la conquête du monde ; les chefs fanatiques de cette nouvelle doctrine envahissent la Gaule. Eudes, comte d’Aquitaine, leur oppose une faible résistance; ils battent son armée, qui se retire dispersée sur les bords de la Loire: c’est là que va se décider le sort de la France, de l’Europe et de la chrétienté. Le Coran et l’Évangile sont en présence.

Heureusement pour le monde menacé, il se trouve un homme d’un courage intrépide et d’une grande habileté , qui décide la victoire. Charles Martel rassemble tous les hommes en état de porter les armes et de se dévouer à leur Dieu et à leur patrie, et les guide au combat. La bataille fut livrée entre Tours et Poitiers; elle fut terrible. Abdérame y perdit la vie; les trois quarts de son armée furent détruits, et les Sarrasins, terrassés de ce coup terrible, repassent les Pyrénées pour n’y plus reparaître. Cet événement frappa tellement l’imagination des chroniqueurs de cette époque, que l’un d’eux , Paul, diacre, livre VI, prétend qu’il périt , dans cette bataille , trois cent soixante-quinze mille Sarrasins

Soumission «le W-itikind. — An 703.

Fur Sc h kffeii .

La lutte entre les Francs et les Saxons ne dura pas moins de trente-trois ans, et presque chaque année, Charlemagne était forcé de quitter l'Espagne ou l ftalic pour repousser les agressions de ces peuples belliqueux. La douceur et la violence échouaient également contre leur opiniâtreté. Chaque année, il remportait sur eux des victoires , et , l’année suivante, ils revenaient plus nombreux. Enfin , effrayés de sa puissance et touchés de sa bonté, les principaux chefs, AVitikind et Albron , consentirent à se soumettre , et un traité fut conclu, les uns disent à Paderborn, d’autres à Attigny-sur- Aisne où Charlemagne accueillit un des chefs saxons , Amalwin , qui lui prêta serment et reçut le baptême. Un grand nombre de Saxons suivirent son exemple

Lovée «lu siège de Paris. — An 1188.

Far S'Cîinetz.

Siegfried, un des principaux chefs nor mands , avait demandé à l’évêque de Paris , le célèbre Gozlin , le libre passage à travers la ville, et sur le pont de la Seine, déclarant qu’il ne toucherait ni à ses biens, ni à ceux d’Eudes , comte de Paris et fils de Robert le Fort. « Si ladéfense de cettecité avait été commise à ta foi comme elle l’est à la mienne, répondit l’évêque , ferais-tu pour moi ce que tu veux que je fasse pour toi ? » Siegfried, irrité, lui déclare une guerre à mort; et dès lors les Normands, réunis sur la rive droite de la Seine au nombre de quarante mille, s’appro

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client des murailles, les brisent avec le bélier , lancent d’énormes pierres sur les tours ; et , de leur côté, les assiégés leur opposent toutes les machines eu usage dans ce temps , les mantelets, l'huile bouillante. L’abbé Eble, neveu de l'évéque, lit des prodiges de valeur. Cependant la crue des eaux avait emporté le petit pont et séparé la tour, qui le protégeait, <le la partie méridionale de la ville : tous ceux qui le défendaient furent massacrés. Du côté du nord , les Normands avaient comblé les fossés par des pierres, des arbres et les corps de leurs captifs, à la vue des assiégés, que la rage dévorait. Gozlin , à cë spectacle, invoquant la Vierge, lança de ses débiles mains un javelot qui alla toutefois frapper un des principaux chefs.

Enfin , Charles le Gros parut sur les hauteurs de Montmartre, à la tête d'une armée nombreuse; mais, au lieu d’attaquer vigoureusement les Normands, déjà affaiblis par ce long siège, il préféra traiter avec eux et acheter leur départ pour sept cents livres pesant d'argent. Alors, en effet, ils s'éloignèrent, et allèrent porter en Bourgogne leurs désastres. Le tableau représente le comte de Paris au milieu de la mêlée , en avant de la tour du Châtelet, principale défense de la ville.

Bnlnîllc de Hmivines. — An HH.

Pur H. Vbrnft.

Voici un de ces événements qui décident du sort des états et qui prennent dans l’histoire une place éclatante. Philippe-Auguste avait abattu la puissance des seigneurs rivaux de la royauté; ils cherchèrent alors au dehors un appui. Fernand, comte de Flandre, en- I raina dans sa cause l’empereur Othon et le î-oi d’Angleterre Jean , qui ne se proposaient pas moins que de partager entre eux leroyaume de France. La nationalité était menacée ; aussi tous les ordres de l’État eurent leurs représentants dans les plaines de Bouvines. Guérin, évêque de Sentis , Philippe de Dreux, évêque de Beauvais , se distinguèrent autant que Eudes, duc de Bourgogne, Matthieu de Montmorency, les comtes de Beaumont et de Saint-Pol. Les milices communales firent également voir que

les vilains , arrachés à leur charrue , pouvaient aussi être appelés à défendre leur pays. Les coalisés se croyaient si certains de la victoire, que la vieille comtesse de Flandre, Mahaut, avait fait remplir quatre charrettes de cordes pour lier les Français prisonniers. Philippe comprit toute l’importance de la bataille qu’il allait livrer. D voulut , avant le combat, donner une nouvelle force à la royauté , et, après la messe, qui fut célébrée dans le camp, il posa la couronne sur l’autel, et dit aux seigneurs qui l’entouraient : « Si vous croyez qu’un autre soit plus capable que moi de la porter, je suis prêt à lui obéir, car il s’agit de sauver le pays ; mais si vous m’en croyez digne, il vous faut défendre aujourd’hui votre roi, vos biens, vos familles et votre honneur.» C’est ce moment qu’IIorace Vernet a choisi pour son tableau, un des plus beaux qu’il ait faits. Le combat fut long et sanglant. Philippe y remplit les fonctions de capitaine et de soldat Benvcrsé à bas de son cheval, il dut à sa bravoure et an dévouement de ceux (pii l’entouraient de pouvoir se relever. Sans cet événement, le sire Guillaume Desbarres tuait de sa main l’empereur Othon; mais il entend derrière lui crier : Aux braves , secours au roi ! et il voit le gonfanon royal d’armes aux fleurs de lis d'or s’agiter dans les mains de Gaston de Montigny. Il se retourna alors, et ht si grande place à l’entour , en abattant tout à droite et à gauche , qu’on y pouvait mener un char à quatre roues. L’infanterie communale montra le parti qu’on pourrait tirer par la suite de son courage et de sa fidélité. La joie qui éclata dans toute la France témoigna de l’importance delà victoire. Les comtes de Flandre et de Boulogne, prisonniers, furent enfermés , l'un dans la tour du Louvre . l'autre dans le château de Pérouue, et Philippe-Auguste entra triomphant à Paris.

BATAILLE DE TAILLEBOl'IlG. — An 1212.

l’nr lt k i.acroix.

Hugues de Lusignan , comte de la Marche . avait fait hommage de ses fiefs au comte de Poitou, frère de Louis IX, son suzerain féodal : mais sa femme Isabelle , veuve de Jean-sans- Terre , supportant avec peine cette vassalité, entraîna son mari à une révolte complète contre lui. Hugues appela à son aide Henri 111, roi d’Angleterre. Mais Louis IX vint de son côté au secours de son frère. La Charente sépare les armées, et le pout de Taillebourg est défendu par un fort occupé par les Anglais. Après un combat sanglant , Louis se précipite sur le pont . la masse d’armes à la main , met

ANCIEN ET MO DE UN K

les ennemis en déroute, et remporte, le lendemain , une victoire plus décisive encore, aux portes de Saintes. Le roi d’Angleterre se sauve à Blaye et s’embarque, et le comte de la Marche obtient son pardon de la générosité du roi.

BATAILLE DF, MONS-EN-PUELLE. — An 1501.

Par CllAlMPMARTIN.

Ce fut un grand deuil pour la France que la défaite de Courtrai , où vingt mille Français, le comte d’Artois, le comte de Saint-Pol et une foule de seigneurs français perdirent la vie ; où quatre mille paires d’éperons dorés servirent de trophée à des paysans flamands. Philippe le Bel, impatient de laver cette tache imprimée à sa réputation , marche à la tète d’une armée nombreuse contre ce peuple redoutable. Il passe la Lys, et trouve les Flamands bivouaqués près de Mons-en-Puelle. Ceux-ci , profitant de la négligence des Français à se garder, tombent à l’improviste , vers le soir, sur leur camp et l’envahissent; la tente même du roi est forcée, et Philippe voit tuer près de lui un chevalier et deux bourgeois de la ville de Paris, qui, suivant l’usage, ne devaient point quitter sa personne. Heureusement, il n’avait ni son manteau fleurdelisé, ni son heaume à couronne d’or, et il put s’échapper sans être reconnu : ce ne fut pas toutefois pour fuir, mais pour aller chercher un cheval et ses armes. Bientôt, de toutes parts, le cri se fait entendre : Le roi se combat ; le courage reliait aux Français surpris : les comtes de Valois et d'Évreux , frères du roi , les comtes de Saint - Pol et de Dammartiu , luttent avec vigueur, et font un terrible carnage des Flamands, qui quittent en déroute le champ de bataille. Un traité suivit cette victoire, qui laissa en la possession de la France Lille, Orchies , Douai et Béthune.

Bataille de Cassel. — An 1328.

Par Hf.nri Schkfff.r.

Les Flamands, humiliés, mais non pas soumis, avaient de nouveau chassé leur prince, qui s’était réfugié à la cour de France. Le conseil était d’avis de ne point se mêler de

cette querelle , mais un esprit belliqueux animait Philippe VI de Valois et toute sa cour. Assemblés sur le mont Cassel, hauteur de laquelle l’œil embrasse toutes les vastes plaines de la France , les Flamands attendent tranquillement l’armée de Philippe de Valois , lorsque la meme négligence qui avait eu lieu à Mons-en-Puelle, de la part des Français , se renouvelle en ce moment. « Les seigneurs français, dit la chronique, après être restés deux jours dans leur camp pour tâcher d’attirer les Flamands dans la plaine , se mirent à s’ébattre, à jouer aux dés, et allèrent de tente en lente pour soi déduire en leursbelles robes. » Zonnekins, à la faveur du tumulle qui régnait dans le camp français, put parvenir à traverser avec ses troupes, sans être aperçu, les deux lieues qui l’en séparaient , et marcha droit à la tente du roi qui se disposait au sommeil , lorsque Miles de Noy ers, porte-oriflamme, entra en criant : Aux armes ! Tout fut bientôt en émoi ; chacun s’empressa de s’armer: les maréchaux tinrent les premiers tète à l’ennemi ; les chapelains et les clercs de la chapelle revêtirent le roi de ses armes, et, à demi armé, la tète couverte d’un bassinet de cuir blanc, tandis qu’un des siens portait le heaume ceint de la couronne royale, il sujette dans la mêlée. A la vue des insignes royaux et de l'oriflamme debout , toute la chevalerie accourt, en criant : Mont-Joie et Saint-Denis ! Le combat change alors de face, et les communaux, fatigués déjà de la longue route qu’ils ont faite sous leur pesante armure, se replient en bon ordre, présentant au poitrail des chevaux leurs longues piques ; mais, assaillis par la gendarmerie , ils sont enfin rompus et taillés en pièces : treize mille d’entre eux demeurent sur le champ de bataille, avec leur général Colin Zonnekins. « Nul n’avait reculé, dit la chronique, que lous ne fussent occis en trois morceaux, l’un sur l’autre, sans isser de la place où avait commencé le combat. »

Bataille de Cocherel. — An 1361.

Par Larivikrk.

Il fallait bien à la France une consolation

soi v i; k s

des malheureuses batailles deCrécy et «le Poitiers; elle se trouva dans la journée de Coelierel. Informé de la venue du célèbre captai de Huch , Charles Y avait chargé Bertrand Duguesclin de marcher contre lui avec le comte d’Auxerre, le vicomte de Beaumont, le sire de Beaujeu et grand nombre de chevaliers ; mais le captai avait pris une position avantageuse sur la hauteur de Cocherel , et Bertrand , pour l’en tirer, donna le signal de la retraite. Au mouvement rétrograde des Français , l’avant-garde du captai , composée d’Anglais mercenaires , aux ordres de Jean Soel, descendit impétueusement de la colline en criant : En avant, (leorge! A l’instant, Duguesclin lit faire volte-face à ses hommes d’armes , et , au cri de Noire-Dame Bertrand ! il chargea les Anglais, pendant que trente de ses cavaliers, poussant tous à la fois jusqu’au eaplal de Buch , l'environnèrent . le saisirent et l’ entraînèrent au galop loin du champ de bataille. En même temps , d’autres chevaliers s’élancèrent sur le pennon du captai, planté an haut du tertre de Cocherel, pour servir de ralliement aux Navarrais, arrachant cet étendard malgré la vive résistance de ceux qui le gardaient. La victoire fut bientôt décidée, et la nouvelle en fut portée au roi, la veille du jour de son sacre. Charles V, joyeux dece succès d’heureux augure pour son règne , créa Bertrand Duguesclin maréchal de Normandie , et lui lit don du comté de Longueville , confisqué sur la maison de Navarre.

LEVÉE DU SIÈGE D OUEE ANS. — An 1 12!l.

Pur Hknim SciiKPt'Kii.

Une prophétie du fameux Merlin courait alors par la France : le royaume, perdu par une femme , devait cire sauvé par une femme, lsabcau de Bavière avait rempli la première partie de cette prédiction , lorsqu’elle avait déshérité le dauphin pour mettre la couronne de France sur la tètedu roi d’Angleterre. Mais qui devait remplir la seconde partie ? » Moi, «dit une jeune paysanne de Domremi, Jeanne, une de ces imaginations ardentes , de ces organisations singulières qu’on ne peut définir. « Mon seigneur le roi du ciel , disait-elle , m’a commandé que j’allasse vers le dauphin; qu’il me baillerait des gens d’armes; que je lèverais le siège d’Orléans, et le mènerais sacrer à Bcims. » Et, en effet, sa physionomie imposante et la sagesse de ses réponses inspiraient de la conliance. Charles l’accueillit, lui donna un gentilhomme pour écuyer, deux hérauts pour porter sa bannière, deux pages et deux valets. « Parlez, Jeanne, lui dit-il. et I lieu fasse que vos pro-

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