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lequel nous (levons lixer nos regards et que nous avons dû chercher a reproduire, parce qu’il est le chef-d’œuvre de Vandermeulen, et par sa couleur, son dessin et son harmonie, digne de tout ce que l’École flamande a produit de plus beau ; il représente l’entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse dans Arras.
Entrée à Arias
I.n Heine est dans son carrosse avec les dames de sa suite. — Le Itoi cl Monsieur suivent à cheval avec les maréchaux dcTnremie el d'Aumonl.
l’entrée de celte salle , on remarque le passage du Rhin que nous avons décrit page 256; les autres tableaux ont rapport a celte même campagne, et consistent dans les batailles de Landau, de Lens et de Nordlingen , et les sièges de Spire, de Dunkerque, de Douai.
La paix signée a Aix-la-Chapelle ne pouvait pas être de longue durée : la Hollande, unie avec l’Empire et l’Espagne, entra de nouveau en campagne, et alors commencèrent les merveilles de l’année 1672.
Mais un coup redoutable allait nous frapper , et la France entière tressaillit , lorsqu’un boulet de canon lui enleva Turenne, dérobant à cet illustre guerrier une insigne victoire. La France entière le pleura ; les ennemis mêmes rendirent hommage a ses vertus et a ses talents. Louis ordonna que les caveaux de Saint-Denis recevraient la dépouille mortelle du plus brave défenseur de la France !
l urenne mourut près de Salsbach , le 29 juillet 1675, et la guerre dura trois ans encore. Enfin Louis offrit la paix ; elle fut acceptée avec reconnaissance; et
Confirmation du rt>gne do Louis XIV.
Snlle N° ia.
le traité de Nimègue concéda a la France la Franche-Comté, une partie de l’Alsace el la Lorraine. Malheureusement la guerre recommença bientôt.
Continuation de Louis XIV.
Salle n. i î du plan.
Celte salle contient les événements de celte glorieuse époque et ceux de la guerre de succession , qui mit le grand roi a deux doigts de sa perte, mais qui lui donna l’occasion de développer la fermeté de son caractère. La victoire de Denain justifia cette fermeté, et termina glorieusement un des plus longs et des plus beaux règnes qu’offrent les annales de la France.
Saüe n. 12
du plan.
Le Régent et Louis XV.
Cette salle renferme l'espace de temps qui s’est écoulé entre le règne de Louis XIV et celui de Louis XV. Elle présente le célèbre lit de justice oii la régence est accordée au duc d’Orléans, le sacre du roi à Reims, l’ambassade extraordinaire de la Porte ottomane , et l’entrée solennelle de Louis XV à Strasbourg.
Lil de justice de Louis XV.
Départ du roi après le lit de justice.
Entrée de Louis XV à Strasbourg.
L’Ambassade ottomane aux Tuile ries.
Sacre de Louis XV, à Iieitns.
Prise de Philipsbourg.
Ualailk- de l'onlenoy.
Y I : USAI I, L E S A N c I E \ E 1 M 0 L> E U N E .
de nos années pciulanl les campagnes de 1745 et de 174(5. A la mort de l’empereur Louis XV a proposé la paix, mais elle a été refusée ; la France est donc conlrainle ii reparaître sur les champs de bataille ; Louis XV a donné le commandement de ses troupes a des maréchaux dont l’habileté lui garantit le succès, mais il veut partager lui-même leurs périls et s’associer a leur gloire, il sait l’enthousiasme qu’inspire aux soldats français la présence de leur roi; le dauphin accompagne son père.
Déjà Tournay est investi; deux camps assis sur les deux rives de l’ Escaut serrent de près la place , et , le 8 mai , Louis XV vient examiner les travaux. Cependant le duc de Cumberland, a qui le maréchal de Saxe avait caché ses vues, accourut au secours de Tournay ; Maurice l'avait prévu , et de forts détachements postés a Fontenoy, et que toute l’armée pouvait facilement renforcer, arrêtèrent la marche des Anglais et des Hollandais. Une bataille dut. décider du sort des deux armées ; elles avaient l’une et l’autre de vieilles querelles h venger. Aussi rien ne fut négligé. Dès la pointe du jour, le maréchal , assez gravement indisposé , parcourut toutes les positions dans une calèche d’osier, ordonnant tout, animant les soldats de la voix et du geste. Une chose l’inquiétait surtout , le roi et le dauphin avaient voulu se placer en deçà de l’Escaut et se trouvaient exposés a de graves périls: Maurice les lit prier de se mettre à l’abri derrière le pont, mais la volonté du roi fut inflexible; il voulut partager le danger de ses troupes, fit avancer sa garde, et le combat avait commencé par une vive canonnade; elle dura longtemps , enfin les colonnes ennemies s’avancèrent pour débusquer les Français de leurs positions. Terrible fut leur choc, admirable fut la résistance; mais leur artillerie multiplia ses décharges et les Français perdirent du terrain ; resserrés entre deux hauteurs , troublés par le désordre des premiers rangs, ils allaient peut-être se replier; c’en était fait, et toute la sagesse des dispositions d’un maréchal habile n’aurait pu prévenir une affreuse retraite, lorsque le duc de Richelieu, aide-de-camp du roi, aperçut une voie de salut ; la colonne ennemie pressait ses rangs pour enfoncer nos lignes: « Que l’on dirige contre elle quatre canons, que la maison du roi I attaque de tous côtés ,» s’écrie Richelieu : c’était une inspiration du génie de la guerre; Maurice la saisit à l’instant, le roi l’approuve, Richelieu est chargé d’exécuter ce qu’il a si heureusement conçu , et les pages du roi l’épée à la main , les officiers de la chambre pêle-mêle avec les gardes et les mousquetaires, tout s’ébranle, tout tombe sur la colonne anglaise et hanovrienne ; elle est culbutée. La victoire fut dès lors décidée ; M. de Grassins l’acheva en tombant avec sa cavalerie sur le flanc de la cavalerie ennemie formée devant Vezon. Les alliés
V EUS A ILLES ANCIEN El MO DEL. NE
perdirent quinze mille hommes lues ou Liesses, un grand nombre de prisonniers, quarante pièces de canon et cent cinquante chariots de munitions.
Le roi retourna devant Tournay, fit presser les attaques, et peu de jours après la ville et la citadelle étaient au pouvoir des Français. Louis XV voulut profiter de l’ardeur qui animait ses troupes pour s’emparer d'une place forte par ellemême, mais précieuse surtout alors parce qu’elle était l’arsenal des Anglais et leur magasin. Le maréchal de Loxvendall lut chargé de s’emparer de Gand. On ne le pouvait faire que par surprise , et la sagesse de ses ordres bravement exécutés par l’ardeur de ses soldats le rendit maître de la ville, et quelques jours après de la citadelle. On y trouva des magasins , des armes et des habillements en grande quantité , et beaucoup de canons envoyés d’Angleterre pour remplacer ceux que les Anglais avaient perdus a Fontenoy.
Audenarde capitula bientôt après; Ostende arbora le drapeau blanc après une vive résistance. L’hiver ne ralentit pas les opérations , et Bruxelles vivement attaqué par le maréchal de Saxe, se rendit le 20 février 1 74 G. Anvers capitula après cinq jours de tranchée ouverte, et le roi y fil son entrée solennelle le A juin; les magistrats lui offrirent a genoux les clefs de la ville, tandis que des jeunes lilles vêtues de blanc lui présentaient des fleurs.
Les alliés ne pouvaient accuser qu’eux-mêmes des succès de Louis XV : car ce monarque, après chaque conquête, ne cessait de faire des propositions de paix; elles étaient toujours rejetées. Même après la prise de Mous et de Charleroi par le prince de Conti , de Saint-Guillain et de Namur par le maréchal de Saxe, Louis proposa encore la paix ; elle fut encore rejetée , et le maréchal de Saxe fut forcé de remporter la victoire de Bocoux, où les alliés perdirent sept mille hommes lués ou blessés, mille prisonniers, cinquante pièces de canon et dix drapeaux.
Le maréchal île Saxe.
Louis XV, suite, 17/.7-I77 k. — Louis XVI
Salle n. i 4 du plan.
On voudrait s’arrêter à ces temps de gloire pour la France : mais le temps, comme l’a dit Bossuet, est la sur nos pas, (jui nous presse, et dont la voix terrible répète sans cesse ; « Marche! marche! » Mais un précipice est devant nos pas!.. Marche!... Mais a ce temps de gloire et de conquêtes vont succéder des jours de deuil et de défaites !... Marche !
Aussi bien nous avons encore quelques beaux faits il rappeler avant les grandes catastrophes. Nous devons (tasser par le village de Lawfeld où le maréchal de Saxe remporta encore une victoire; nous avons a dire la prise d’assaut de Berg-op-Zooin , où le comte de Lowendal! gagna le bâton de maréchal , la prise non moins difficile de Maëslricht; enfin la paix , qui avait été le but de toutes les conquêtes de Louis \V, fut signée h Aix-la-Chapelle, et le roi de France, pour prouver à toute l’Europe la sincérité de son désintéressement, n'\ voulut rien gagner, lui qui avait conquis toute la Flandre!
i I h V K USAI I I . i: S V \ C I K \ Kl M 0 1) KR \ K.
La paix cependant ae lui pas de longue durée; des agressions de l'Angleterre dans le Canada liront reprendre les armes contre elle. La vanité de madame de Pompadour entraîna la France a se mêler de la guerre de sept ans, et a y voir nos armes faiblir, sauf quelques succès partiels retracés dans cette^SaUe.
Le règne de Louis XV I commença sous les plus heureux auspices pour finir par les plus grands malheurs. Que proclame devant le Palais-Royal ce héraut d’armes au milieu de ce nombreux cortège:' L’indépendance des Klats-Unis reconnue par l’Angleterre et acquise par les armes françaises; la paix due aux exploits maritimes des De Grasse, Lilly, D’Kstaing, Suflren et aux combats plus décisifs des Washington et des Rochambeau ! Mais c’est au sein de cette longue paix que se prépareront, que se développeront les agitations, les troubles précurseurs d’une sanglante révolution. Le prince qui a élevé ce sanctuaire a notre histoire nationale en a exclu avec raison ces (listes événements, mais il a voulu aussi présenter en regard Louis XVI dans son véritable caractère, celui de la bienfaisance, et secourant lui-même les pauvres comme il le (il dans le cruel hiver de 1788.
Louis XVI sjcour'. les pauvres dans l'hiver de I7SS.
Nnpolcon. — Peste de Jaffa,
Salle il. 4 du plan . premier Mage,
La série des salles du rez-de-chaussée nous a offert les principaux acles de la monarchie française depuis Clovis jusqu'à Louis XVI; nous avons vu dans les autres parties du palais se développer la force, la grandeur, enlin la civilisation de la France, ses institutions comme sa gloire. Les salles du premier étage de l'aile du nord sont principalement consacrées a l’histoire moderne, aux événements de
Iiulaille de Monl-TUabor.
VERSAILLES WCIEN Kl' M O I) K R N K.