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nos jours. Passons sans nous arrêter sur les temps des assemblées constituante, législative et de la convention , pour reposer nos regards sur une époque de gloire dans les armes , dans les sciences, et qui couvre d’un voile éclatant les jours qui l’ont précédée. Bonaparte, ce nom déjà si célèbre, resplendit dans l’Orient. Il y paraît comme le régénérateur de l’empire ottoman, et s’il réusslnrqTretMlw-^âint- Jean-d’Acrc, nouveau prophète, il marchera triomphant suivi de nations diverses pour s’asseoir sur le trône des califes, et de la prendre l’Europe a revers. Mais non , sa fortune doit s’arrêter devant les murailles d’une bicoque; il n’y laissera que le souvenir de son grand nom et une de ces actions courageuses qui frappent l’imagination des hommes : action retracée sur le tableau principal, la Peste de Jaffa, le plus bel ouvrage du malheureux Gros. Bonaparte, sorti du Caire avec douze mille hommes, avait traversé soixante lieues de désert, pris d’assaut El Àrich, Gaza, Jaffa, (l’ancienne Joppé), lorsqu’un lléau contre lequel la valeur est vaine, arrête sa marche et ses conquêtes. La peste saisit les soldats et les frappe de stupeur. Tout était perdu si on ne remontait pas leur moral. Bonaparte entre alors dans l’hôpital des pestiférés, suivi de Berthier, Bessières, Marmont, et s’arrête devant chacun d’eux , les questionne, les encourage, les aide a se soulever, et il ne se retire que lorsque Desgenettes, le médecin en chef, l’assure qu’un plus long séjour serait plus qu’inutile. Le majestueux tableau qui représente cette scène fit sensation a l’époque oii il parut ; il montra qu’on pouvait alliera un dessin correct des traits pleins d’expression , une couleur brillante, harmonieuse, ce qui manquait alors a l’école française. Ce tableau est entouré des portraits des principaux scheiks de l’Egypte, et d’une suite d’autres sujets dont plusieurs, et principalement le Combat de Nazareth , excitent au plus haut point l’intérêt.
Monge
Desgeneilos
Denon
Nuil qui précéda la bataille d' Atislcrlilz
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\ F RSA II.I.ES
Le plan du premier consul est arrêté ; c'est en Italie qu'il doit triompher, mais l’ennemi doit ignorer ses desseins. Ainsi Moreau passe le Rhin avec unœ'tfrmée nombreuse. I.’ Autriche croit que ce sera l'a le champ de la guerre ; elle y porte ses Forces principales et cependant Moreau les défait. C’est le 5 mars qu’a lieu la bataille de Stokaklt et c’est le 20 «pie l’armée d'Italie est au bourg de Saint-Pierre, au pied du mont Saint-Bernard. Nous ne répéterons pas les merveilles de cette campagne, où une armée, comme portée sur des nuages, tombe avec la victoire dans les plaines jadis le tombeau des Français . aujourd’hui leur conquête et leur gloire. Celte journée de Marengo fonde le repos de la France cl permet de songer a son avenir. C'est alors que Napoléon s’occupe du rétablissement de la religion et de la confection des codes qui nous régissent.
Après la gloire du consulat , parlons de celle de l’empire. C’est le 2 décembre
1804 que le pape Pic VII consacre du sceau de la religion, dans la cérémonie imposante du sacre , le vœu du peuple français. C’est deux jours après que se distribuent les aigles victorieuses qui doivent aller de clocher en clocher sur toutes les capitales de l’Europe. Ce poème , ou plutôt ce drame, car il a pour lui l’unité de temps, est réalisé dans l’espace de deux mois sur un champ de bataille de quatre cents lieues de longueur. Il faut qu’une armée partie le 50 septembre
1805 des bords de l’Océan , entre deux mois après dans la capitale de l’Autriche. On ne lui donne qu’un mois pour arriver au Rhin , le passer, vaincre a Norlingen , Gunsbourg, Elchingen, faire mettre bas les armes dans U Ira a dix-neuf généraux et vingt mille hommes, entrer a Munich le 20 octobre, et quinze jours après, le 15 novembre, établir son quartier-général a Schœnbrunn , le Versailles de l’empire d’Autriche. Mais les Russes et les Autrichiens sont réunis; ils comptent plus de cent mille hommes ; Napoléon n’en a que quarante mille. Les Autrichiens craignent déjà que l'armée française ne leur échappe ; l’archiduc Ferdinand brûle de venger ses défaites. A leur gré, le jour larde trop a paraître; mais ce jour est le 2 décembre : les Français ne l'ont pas oublié, et tout a coup au milieu de l'obscurité qui ne laisse apercevoir que les feux de l’ennemi, une large et vive splendeur enflamme l’horizon; cent raille flambeaux brillent sur toute la ligne de l’armée française: chaque soldat, par une inspiration soudaine, a converti la paille de son bivouac en flambeau de réjouissance. C’est l’anniversaire du sacre, c’est la célébration anticipée d’une victoire immortelle. Le jour a lui, et l’armée ennemie est coupée et dispersée; ce qui échappe aux vainqueurs va se noyer dans un lacvoisin. Et il sufûra désormais aux Français de dire : « J’étais a Austerlitz. »
Nous avons cherché a donner une idée de ce drame brillant , regrettant de ne
ANCIEN ET MODERNE
pouvoir transmettre les tableaux pleins d’intérêt qui s’y rattachent et qui décorent celle salle.
Suite tie Napoléon.
Salle ti. fi «I ii j > lac* .
Les principaux tableaux qu’on aperçoit dans cette salle, ont rapport a la guerre de Prusse marquée parles batailles d’EckmüIh , d’Eylau , de Friedland , et a la paix qui suivit celte guerre imprudente. Le tableau le plus apparent est le moment où le président du tribunal remet au sénat les cinquante-quatre drapeaux pris sur l’ennemi.
Suite de Napoléon.
Salle ss. 7 ou 8u.
Peu d’époques furent plus glorieuses pour la France que la paix de i iisilt , ou l’empereur pouvait tirer une ligne droite au centre de l’Europe et gouverner un empire plus grand que celui de Charlemagne. Il n’en fut pas ainsi , l’ambition démesurée de conquêtes, l’idée de vaincre l’Angleterre sur le continent, entraîna Napoléon et dans la fatale guerre d’Espagne et dans une nouvelle invasion de l’Autriche, qui lui réussirent, sans doute, mais qui devaient un jour le conduire a sa perte. Cette salle présente les différents événements de ces guerres jusqu’il la veille de la fameuse bataille de Wagram ; Napoléon , assis sur une chaise au bivouac, dort d’un sommeil tranquille. C’est son réveil terrible que nous offre la salle qui vient après.