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Wagram ! encore un de ces noms qui auraient été gravés en lettres d’or dans le temple que Napoléon voulait ériger a la Gloire; Wagram , où plus de deux cent mille hommes de chaque côté luttent toute la journée avec une artillerie de gros calibre qui , dans cette plaine rase , ne tirait pas un coup inutile. Témoin de ce combat de géants, nous avons joint un plan pour en faire mieux connaître la manœuvre; elle n’est pas compliquée. A huit heures, l’aile gauche française, commandée par le maréchal Masséna et comprenant les Saxons sous les ordres de Bernadotte , est accablée par toute l’aile droite autrichienne et rejetée sur l’ile Lobau. Napoléon, qui doit enfoncer le centre de l’armée ennemie, ne fait aucun mouvement pour la secourir; il sait que le gain de la bataille est a sa droite, a l’attaque vigoureuse du maréchal Davoust , et c’est au moment où il apprend que l’ennemi plie de ce côté , qu’il fera ce magnifique changement de front de tout son centre; il ordonne au général Macdonald de disposer les divisions Broussier et Lamarque en colonnes d’attaque; il les fait soutenir par les cuirassiers du général Nansouty, par la garde a cheval et par soixante pièces de l’artillerie
«le la garde et quarante de différents corps. Le général Lauriston , a la tête de cette batterie de cent pièces de canon, marche au trot a l'ennemi, s’avance jusqu’à demi portée, et là commence un feu terrible qui éteint celui des Autrichiens et arrête leur mouvement. Qui pourra peindre l’effet de cette manœuvre terrible et l’aspect que présentait alors le champ de bataille ? L’armée autrichienne
Plan de la balaiile «te Waeram.
avait perdu le seul moment favorable dont elle eût peut-être pu profiter: toutes ses réserves étaient en lignes, tous ses moyens mis en jeu, tandis qu’il restait à l’empereur Napoléon plus de quarante mille hommes disponibles qui suffisaient pour accabler son ennemi partout où il eût voulu l’atteindre; mais sa dernière manœuvre aurait pu être plus décisive encore, toufe la cavalerie française est lancée sur le centre de l’armée autrichienne déjà ébranlée, et sans la blessure du maréchal Bessières qui commandait la charge de cavalerie , toute l’aile droite autrichienne était coupée et forcée de se rendre. Celte bataille coûta des deux côtés
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plus de quarante mille hommes tués ou blessés el décida a la lois de l’issue de la campagne et de la guerre. Les autres tableaux contenus dans cette salle retracent des combats importants, mais qui tous pâlissent devant celui qui occupe avec raison la première place.
Napoléon visite les blessés dans file Lobau.