N T I F N HT MO OR B NK
Il hit marcher devant lui le limier jusqu'à re qu'il soit arrivé au briller; là on découvre la première meute qui suit le limier Bientôt dans le fourré du bois un animal Bondit ; an bruit qu’il fait on reconnaît que c’est un cerf ; on crie de prendre garde à la route; le cerf en effet y passe ; celui qui le voit se met dans la voie, sonne une fanfare, appelle les chiens de meute et chacun chevauchera sur la meute apns les chiens. Ilurra et et mera de la plu * forle rl gravi Arrive ne pensant à nul autre pet ite ne mal.
Le cerf est lancé, les chiens chassent à grand bruit, les veneurs les suivent le plus près qu’il leur est possible: ils ont reconnu la force, l’Age de l’animal, combien il porte; ils ne le quittent plus. S'il fait un retour ou suit une roule, ils lAchent
I \IV «!•••• I< f»rH ilr FoailjiiH'blra.i H'jpni Van tir r Urnlrn
les chiens dans la voie; si ceux-ci changent ou hésitent, ils les rallient, ils se mettent avec eux dans le taillis et débouchent enfin dans la plaine. C’est la le plus beau moment de la chasse, et c’est celui que Van der Meulen a choisi pour représenter Louis XIV à cheval, entouré «le toutes les dames de sa cour*, chassant dans la forêt de Fontainebleau. la* cerf est dans sa plus grande vigueur ; il franchit les
' l-i forme «lu |»oiil mr recour lie, qui a succédé ft la conque, durait eororc sous Clini les |\ ; elle acquit un prand développement sous Louis XIV ; on la portail en sautoir et aviT beaucoup de pr àcr ; ••lu- e*t actuellement dan» une juste |iro|*ortion.
* Dés le rtotuede François I". les dame* suivaient le roi à la chaise. Catherine de MédirW i/eiaul encore que «laupliiuc y véna l nssidiïmeiii pour lui plaiie; elle ava l fait nue réunion qu'on ap|*Ha a |te|ite lunule tle% ilnmri iMUTiwr
V ERSAII.I.ES
IUÏ
fossés, les palissades; les chiens ne le quittent pins; l'air retentit des cris, des fanfares, du bruit des chevaux; mais bientôt le cerf atteint un nouveau taillis el reprend une nouvelle force; il se rernbuche pour chercher du change ou se reposer. I.es chiens sont encore quelque temps dans la voie, mais la distance les a brisés ; ils hésitent, ils cherchent, et c'est là que commence un nouvel et dernier épisode de cette chasse.
Le cerf a disparu ; les gens de la campagne ne l’ont point vu. Les veneurs prennent alors lesdevants, et sondent les routes au-dessus et au-dessous de l'enceinte où les chiens ont demeuré. Ils l’entourent. Tout le monde a rejoint au son du icqurtlr; les veneurs entrent dans l’enceinte pour la fouler. Tout à coup quelques chiens se récrient; l'animal bondit, prend un nouvel élan, les chiens le suivent ; il sort de l’enceinte. Les chiens se rallient; les derniers relais sont découplés; ils ont toute leur force. Le cerf n’a plus la sienne et fait un dernier effort. Il va la télé dans In terre et tire la langue. Le bruit des cors, des chiens, des chevaux redouble; on se croirait à un choc de cavalerie. Enfin le malheureux animal, atteint par les chiens, se débat encore avec courage contre eux ; il prend un nouvel élan et se précipite dans un étang pour se rafraîchir et retrouver de nouvelles forces ; mais au contraire le froid vient le saisir; les chiens le suivent, l'entourent, et un coup de en rabine parti d’une main royale vient terminer scs souffrances.
(.nul* XV a U ntotl 4m f*if, 4 apiri Ou'lr>
galerie île h>ii |«ilais.el ai rive à relie étroite eiieeilile ; i mil à coup il pluie le genou tlevanl un pauvre prêtre, ilevant un homme obscur, mais qui est placé |>our lui rnlre le eiel el la terre. Quels ont été ilans lotis les temps les dtqiosilairrs île ce terrible saceriloee? re serait unexamen ipti nous entraînerait trop loin. Ce furent, en France , d'abord les Bénédictins, puis les llominiraius, et enlin les Jésuites, qui paraissent avoir été les seuls à ranger au parti qu'ils pouvaient tirer de res importantes fonrlinns, el à composer des instructions secrètes |Kiur cens de leur ordre qui pariiendrairnl à en être chargé». I.'alius qu'ils Crenl eu Espagne, en A ut ricin-, en France même, de re saint ministère, mnlrilma à leur ruine. I.onis XIV n'eut que des jésuites pour confesseurs : le père Paulin Arnal Ferrier, le pri e La Chaise el le père LeTellier. Ne |iarlons que des lieux derniers.
Le |>ère la Chaise, nommé ronfesseur, devint bicntûl le rlicfde l'Eglise gallicane l e cardinal de Nuailleset mailamr île Maiiilenun lit eut île vains efforts pour le renverser; ils n'y parvinrent point. Ce jésuite rut pendant div ans le |terséculeui implacable de Port-Hoyal. Sur la lin île sa vie, il fut plus modéré et |iassail son temps à la maison de cauqragne qui porte encore son nom, el où il se rendait dans un carrosse à six chevaux. Peu de juins avant sa mort, il dit au roi : .. Sire, de grâce, choisissez mou successeur dans notre compagnie. Elle est Irès-altachéc à Votre Majesté, très-nombreuse, très -étendue. Dans \wt ili*gt dre. un inauiiiii coup est bientôt fuit , et on n'en |Hiurrail pas ré|smdrc. »
Effrayé , et dans l'alternative de se faire confesser par les jésuites ou de craindre no miiiir ali roup, le roi remplaça le |iore Ijt Chaise par son confrère Michel la; Tellier. Cet homme, d'un caractère dur et opiniâtre , dit un des membres de son onlre (l'abbé Gorgetle | , lit regretter son prédécesseur cl abusa de la vieillesse de lamis XIV pour l'entraîner dans les mesures les plus violentes. Il avait le monopole de la confession . et ne permettait pas qu'aucun des prinres de la famille l oyale eût un confesseur de son choix.
Vovant sa lin approcher, le roi, agité par les remords, au sujet des |iersécutious qu'il avait exercées, manifestait le désir de prendre d'autres conseils; mais Le Tellier s op|iosa à toute réparation, en lui disant que re serait détruire en un seul moment l’ouvrage de toute sa vie.
Après la mort de Louis XIV, le régent rendit la liberté à tous les ennemis de la bulle que Le Tellier avait entassés dans les prisons d'Etat. Ce jésuite fut exilé A La Flèche, où il mourut en I7t!l.
Le caractère des confesseurs , dans les pays catholiques , est d'une grande importanec pour les affaires de l' Etat : une nation est intéressée à ce que les hommes qui exercent une grande inlluenee sur les dérisions du monarque soient prolies et éclairés.
Si Barthélemy de Las Cases eût été confesseur de Cliarles-Quint, son intrépidité chrétienne eût obtenu peut - être des moyens plus eflicaces pour protéger les
V N CI K \ K T MO l)K U. NC.
Indiens opprimés. Si un confesseur éclairé crtt démontre à LoiiisXIII que U* prétexte île convertir les Noirs eu les rciliiisant à létal de bêles de soiuine déguisait les atlenUils de la cupidité contre l'humanité el le droit, ce prince e**t-il consenti à la traite des nègres?
Si Louis XIV. au lieu des |>êres La Chaise et Le Tellier, ertl eu |Nuir directeurs des liouunes tels que liossuet, Fenelon, Arnaull, ils lui eussent épargne liien des fautes, et à la lin de sa v ie bien des chagrins.
Nous avons représente ici Louis XIV se confessant, et, dans le cabinet attenant, le capitaine des gardes qui ne devait jamais |ierdrc de vue le roi , attendant de IniiiI qu'il eût termine sa confession.
La salle du Confessionnal n'a qu'un tableau, el on ne pouvait pas eu chercher un plus d'accord avec le lieu : c'esl le |»ortrail de madame de Maintenon , par ll^aol , el un des plus ressemblants.
M.itlamr «li- Mainli'iinii
sorlaul «le la pièce du Confessiouii.il. un se trouve dans un charmant petit salon, décoré dans le style du temps de Louis XV, et qui servait autrefois à ce prince (>oiir renfermer sa cassette, ses bijoux et plusieurs collections précieuses. Ce cabinet, ainsi que plusieurs pièces qui l'avoisinent , a été construit dans remplacement du grand escalier et de la galerie de Mignart. Mesdames, filles de Louis XV, habitèrent longtemps quelques-unes de ces pièces, et elles Ira \ersaient ce cabinet pour se rendre tous les jours .auprès de leur père, au moment où il revenait de la chasse. Elles passaient un énorme panier ; on prévenait madame Adélaïde, qui tirait un cordon qui avertissait madame Victoire; celle-ci sonnait madame Sophie, qui à sou tour prévenait eu |iassanl sa douce sœur madame Louise. Louis XV baisait chacune de ses tilles sur le front, et leur demandait île leurs nouvelles en les appelant par des sobriquets singuliers qu'il leur avait donnés .elles lui furent toujours Irès-attachées.
Ce cabinet est le véritable type de la manière dont étaient décorés les appartements du temps de Ixniis XV, et quoiqu'il soit |»ossihle de ne pas aimer ce genre , devenu de nouveau à la mode, on ne lient se refuser à trouver qu il ne manque ni d’agrément ni de magnificence.
lîfs V Kits AIL I. K s
fort mit1 moiiaripie passa presque la moitié de sa vie, la seule heureuse ; e'est là «pi'il s'occupa de reformes utiles, d'ameliorations importantes, et surtout de travaux de tous genres concernant la marine , pour laquelle il avait une prédilection marquée. Sous sou ré^ne , la France réunit quatre-vingts vaisseaux de ligne; la supériorité lui était «icquise dans tous les combats partiels, et bientôt, si quelques boni mes île génie eussent perfectionné le gréement et la tactique navale, elle aurait eu sans doute des succès plus marqués. Les études géographiques de Louis XVI , sa passion pour les lect ures de voyages, lui lirenl concevoir l'idée d'illustrer son règne par une expédition de découvertes analogue à celle du capitaine Cook, dont on regrettait alors la perte récente.
Louis XVI mettait lieaucoup d'iui|»ortance à ce projet, il y rapportait toutes se> pensees. Il trai;a lui-méme la route que devaient suivre les nouveaux explorateurs, et conlia celte belle entreprise à l'un des hommes les plus capables, et par ses anciens services et par ses brillantes et bonnes qualités . de la bien conduire. Parmi les in si met ions qu'il lui donna et qu'il écrivit de sa main . il est une dis|»osiliun qui fait trop d'honneur à la Imnléde ce prince et au courage de deux oflieiers de marine . frères de railleur de cet écrit, pour qu'on ne lui pardonne pas d'en consacrer ici le récit. Au moment où le bruit de cette expédition se répandit, des demandes de presque tous les oflieiers de la marine royale arrivèrent au ministre pour en faire partie; dans le nombre se trouvait celle de deux frères de M .de Lalmrde qui s'étaient déjà distingues dans la guerre d'Amérique. Ils écrivaient de lires! à leur père qu'ils désiraient faire partie de celle expédition, n'imporle à quel titre, comme employé ou comme volontaires. Leur père se rendit à Versailles et sollicita du roi cette faveur, qui ne fut accordée qu'à la condition , écrite de la main de ce prince , que les deux frères ne seraient jamais embarqués sur la même chaloupe dans toute ex pedilion dangereuse ; le sort déjoua celle bienveillante disposition, et, après deux ans de navigation, une dépêche de La Peyrouse portait ce triste récit :
« C'est avec la plus vive douleur, dit M. île La Peyrouse, que je vais tracer Ibis luire d’un désastre mille fois plus cruel que les maladies et tous les autres événements des plus longues navigations. Je mie au devoir rigoureux que je me suis ini|M»sé d'écrire celte relation, et je ne crains pas de laisser connaître «pie mes rc irrets ont été , depuis cet événement , cent fois ammqiagués de mes larmes , que le temps u'a pu calmer ma douleur : chaque objet , chaque instant nie rappelle la perle «pie nous avons faite, et dans une circonstance oit nous croyions si |kmi avoir à craindre un pareil événement .
« J'ai déjà dit «pie les sondes devaient être placées sur le plan de MM. de Momieron el Henizet par les oflieiers «le la marine; en conséquence, la biseayemu* «l«* / Msfi'offffcr. aux ordres «le M. «le Laborde. fut commandée pour le lendemain . et je lis disposer celle de ma frégate , ainsi que le petit canot, dont je donnai |«‘ commandement à M Boulin. M «rivseures mon premier lieutenant, chevalier