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des habitants, et aller a leur secours. Les maréchaux de France rangèrent alors leur armée en bataille; mais ce mouvement ayant été indiqué au général anglais comme une disposition pour la retraite , il marcha droit aux Franvais.au bruit des fanfares et eu criant; Talbot ! Saint-Georges ! Mais, au lieu d'une armée en fuite , il trouva les Français immobiles derrière leurs retranchements garnis de canons et de coulevrines : alors commença un feu terrible. La haquenée que montait le général octogénaire fut tuée d'un boulet de canon, et Talbot renversé ; ses deux lils, lord Lisle et lord llull, et uuc trentaine de luirons anglais se précipitèrent en vain pour le sauver, ils périrent avec lui.
Kulrf» de CbârlciVIII • N.pl*. — An I tlM Par K*, un. .
Accablé sous le poids de l'exécration publique, Alphonse d'Aragon, roi de Naples, avait abandonné* son royaume, et s'était retiré dans un couvent de Sicile. Son fils , digne d'un meilleur sort , et victime de la trahison . s'était également réfugié dans File d'ischia. La prise de possession de la couronne de Naples était donc devenue pour le roi Charles VIII une simple promenade triomphale dans toute l'Italie; il (U son entrée à Naples le 12 mai 1495, portant l'habit impérial, le manteau écarlate fourré d'hermine , la couronne fermée au front , le globe d'or dans la main droite, le sceptre dans la gauche. L'allégresse était générale, et, à la porte de la cathédrale, deux jeunes enfants, figurant deux anges, offrirent au roi la couronne du royaume. Cette conquête fut toutefois une sorte de rêve, et Naples fut presque aussitôt perdu qu'il avait été gagné.
BATAILLK DK M.VMIWXN.— An MIS.
Par Kaaiioftaa».
François 1\ à peine monté sur le trône, songea à reconquérir le duché de Milan, où régnait Maximilien Sforze , sous la protection des Suisses. Il se composa tuie armée de l'élite