‹ Versailles, ancien et moderneChapitre 72 sur 104 · VI.IIS WI.I.KS \ \ ( . I !• \ Kl M O II K II N K · texte numérisé non relu

VI.IIS WI.I.KS \ \ ( . I !• \ Kl M O II K II N K

jppior!i;ol , glorieux i'I I .t lai . oit ce joimo héros allait ex pim au milieu >11111 nouveau triomphe t'.’esl dans In célèbre bataille île bavennes.

François I" monta sur le trône le I" janvier 1515 , et le 10 août il traversait île nouveau les Alpes pour |>énétrer ilaus la plaine île Salures. Il Fallut |K>ur y parvenir eiui| jours d'cflurls et de fatigues inouïes. Kiiliu , le 15 septembre, ou enlemlil munir dans les rues de Milan le taureau d'I'ri et la vache d'L'nterxxalilen. A résignai, les Suisses se rangèrent à la liàte et marchèrent droit au eamp des Français. La journée fut terrible, on se battit des deux rôtis avec un acharnement inouï , et la bataille se prolongea jusqu'à pris de minuit où la lune faillit. bataillons et escadrons demeurèrent entremêlés au hasard . ronFusion d'autant plus grande que tous les deux portaient l'écharpe et la croix blanches. La journée du M fut plus sanglante encore , et le vieux maréchal de ïrivulce. qui avait assisté à dix-huit luitailles , disait que Marignan Fut un combat de géants. Itayard , le brave bavard , se montra là tel qu'il arail accoutumé.

François I" ne négligea rien pour séduire par ses manières et ses discours le roi d'Angleterre Henri VIII, et le luxe qu'il déploya au cantp du Drap d'or en fut la preuve; il lit de même pour Charles V pendant son court séjour en France . pour le pape Clément VII à l'entrevue qu'il eut avec lui à Marseille |mnr le ma riage de sa nièce . la Fameuse Catherine de Médieis.

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Je ne vous ai |Mrful av-milili-t romim- raisaiml mr» |n drt’rwun, pour vous faire approuver mes volonté* , mais pour recevoir vus conseils ci les suivre, |»mr me meurt* en luielle mire vus mains , envie ipn ne pond *m rr au» rois a Imrbe griM*, au» victorien», mais le violent amour que j*ai |»oiir me» suj« t* un* r.m iruuver tout aisé cl liouoraltle.

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François lrr n'est plus, nuiis son surit* esl mit* nouvelle erc pour le inonde ; la decouverte de l'Amérique . celle de l ini |»i imerie . la réforme religieuse* , le développement des arts cl des lumières en tous genres, cnlin , des ^uenes qui pour être intestines n’en produisent |kis moins des actions éelalanles ; tel esl le sommaire des faits dont cette salle présente le souvenir dans les dix l.ddeaux •pii cou v mil ses murailles. François de l'.uise ii Met/, le rom I». il de Henli.

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VKItSAILl.ES A.\CIE1\ ET MObEKNE.

l’institution de l'ordre du Saint-Esprit , d’autres faits attireraient les regards, s’ils ne se lisaient tous sur la lionne et populaire ligure d'Henri IV, qu’on aime à rencontrer souvent dansées galeries, qu’on aurait voulu y voir dans les magnifiques tableaux de Ituhens, si le roi Louis-Philippe n’avait cru honorer plus dignement son aïeul , eu lui consacrant un palais tout entier ; suivons-lc au moins dans chacun des tableaux qui le représentent. Le voilà Iriuinphant à Fonlaine- Krançaise , à Ivrv, à Arques; qui assiège Montmeillant, réputé imprenable; qui prépare dans le Louvre des logements pour les artistes ; qui signe la paix de Yervins , et surtout qui parait au milieu de rassemblée des notables à Itouen où il prononce les belles paroles que nous avons citées plus haut. Les rampagnes d'Henri IV sout les dernières qui eurent ce caractère aventureux , chevaleresque, des temps anciens, où la valeur personnelle du chef ajonle encore tant d’éclat à la science des combinaisons. Jamais on ne vit tant de courage, de goût , de génie. Sur le principal tableau de cette salle on a exprimé la reconnaissance des habitants de Paris, qu’il assiège et qu'il nourrit, qu’il soumet et qu'il console : ce siège de Paris oITre continuellement le contraste d’une population fanatique et cruelle avec un ennemi tolérant cl généreux ; terminons ce qui regarde Henri IV par l'expression dit vieil qu’il formait, qu’il eût peut-être accompli, ce vieil si sublime dans sa simplicité, In poulr au pot

Louis XIII, 1643, cl Louis XIV, (666.

os quaire salles roulijniûs retracent les événements importants depuis la mon d’Ilcnri IV jusqu'à l'avrnemcnt de Louis XV au trône, e( nous aurions fait de chacune drellrs un chapitre , si le défaut de classement sous le rapport de l’ordre chronologique ' et de la grandeur des tableaux ne nous avait forcé à enchevêtrer mitre récit; nous indiquerons toulcfois la séparation des salles : la première commence à ce règne singulier qui . s’élevant entre deux époques gin-

1 II aurait fié * souhaiter que Ton eût pu placer suivant l'ordre des lemp» toutes les copies des loi tes de Martin, déposées au château de Chantilly, au lieu de les dit iser dans trois salles, de sorte que la bataille de Reütel, livrée en 4630, se trouve voisine du congrès de RaMadi.qui a eu lieu en (741 ; la dernière toile 4 examiner dans la salle N. Il), est le siège de Fribourg de 4677 ; et presque tous 1rs tableaux de la Mlle N. 44 représentent des faits .intérieur» 4 celle date.

Ainsi tes batailles de Rocroy, de Fribourg, de Kordlingrn , de Lens , de Ilellicl, n'ont pour interprètes que de petites toiles fort peu remarquables, tandis que des sièges beaucoup moins célèbres sont immortalisés parle pinceau de Martin et de Vandrrmrulen, sur des toile» de grande dimension

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rieuses, semble dévoré et écrase par elles, louis Mil , lils d'Heuri l\ . pore de Louis XIV, succombe sous la gloire qui le précède et qui le suit, et cependant c'est a sou caractère Faible , niais persévérant , c'est au choix qu’il sut Faire et qu'il sut maintenir d’un homme de génie, que la France dut le rang qu'elle ne cessa plus d'occuper. Louis XIV dut à Louis XIII ce qu'Alexaudre dut a Philippe, Titus il Vespasien , Frédéric II au grand-électeur. Yest-cc |kis à l'école de Custavc- Adolphe. de Bernard de Saxe- Weimar, que se Formèrent les grands guerriers du grand roi ? Turenne commence à Saverne sa renommée ; (lucluias. simple oFlicier. sera bientôt maréchal de Fiance ; Landrecies tombe devant de La Meilleraic. el le duc d’Fnghien, qui doit devenir le grand Coudé, fera ses premières armes au siège d'Arras.

La régence d’Aline d'Autriche s'ouvrit sous des auspices glorieux ; la victoire de Rocroi permit de prendre l'oiïensive. D'Fnghien , devenu prince de Coudé par la mort de sou père , inaugura sou nouveau litre par la célchre victoire de Leng, et la paix si longtemps désirée fut conclue par le traité de Munster. Bien ne manquait à la gloire et au repos de la France, si l'un et l'autre u 'avaient soulfert des troubles de la Fronde, dernier effort des grands contre l'autorité royale entre les mains de Mazarin , et qui Unit par l'emporter.

Cette salle et les suivantes, contenant la copie des campagnes du graud Coude lieintes à Cbanlilly pur Martin , renferme nécessairement des répétitions en petit de plusieurs tableaux que nous avons trouvés dans les glands appartements de l ouis XIV ; c'est le développement des expéditions dont nous n'avons présenté que les principaux faiLs , et ce grand règne méritait bien d’élre étudié dans tous ses détails. On y voit les trois guerres principales que Louis XIV eut à soutenir. La première, lorsqu'après la mort de Philippe IV, il lit valoir les droits de sa Femme Marie-Thérèse sur la Flandre cl la F'ranche-Comté , et se rendit eu personne à I armée. Charlemi se rendit au vicomte de Turenne; Alh ouvrit ses portes; lournay capitula après cinq jours d’attaque ; Lille enfin , Lille , que lamvois et Turenne ne voulaient pas attaquer , Lille fut emportée après neuf jours de tranchée ouverte. (Joe n’élail-on pas en droit d’attendre des soldats , quand Louis lui-même, sous les murs de Douai , s'approchait si près des remparts que plusieurs gendarmes étaient tués a ses côtés; quand, à Lille, le vicomte de Turenne le menaçait de se retirer s'il ne se ménageait pas davantage?

Le principal tableau de cette salle est peut-être le moins important. C’est celui on louis XIV reçoit chevalier de l’ordre du Sainl-Kspril le duc d’Anjou son frère . mais il retrace le pinceau de Philippe de Cbampaigne. Il en est un attire sut

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Inpiel nous devons hier nos regards et ipic lions avons dû rlienlier ;i reproduire, I Mirer < ) ii * i I est li* l'bcM’truvrpdc Vandermctilcn, el par sa couleur, son dessin cl son harmonie, digne de tout ce <|tie l'Kcolc (lamande a produit déplus heau ; il représente l’entrée de l ouis XIV el de Marie- Thérèse dans tuas.

FilirCi* A Afr.i*

r.nnliniialUMi •! il nlgnc do l.utii* \|\ . Salir X* i...

rentrée de celle salle . ou remarque le |>assnge du llliiu que nous avons décrit (mue 23(1; les autres tableaux ont i apport h relie même campagne, el consistent dans les halaillrs île landau , de l.cns et de Nnrdlingon , el les sièges de Spire, de Dunkerque , de Douai.

I.a paix signée a A ix-la-Cliapelle ne pouvait pas être de longue durée : la Hollande, unie avec l’Fntpire el l’Kspaguo, entra de nouveau en campagne, et alors commencérenl les merveilles de l'année 1(172.

Mais un coup redonlalde allait nous frapper , el la France entière tressaillit . lorsqu'un lioulel de canon lui enleva Turenne , dérobant à cet illustre guerrier une insigne v icloirr. la France entière le pleuia ; les ennemis mêmes rendirent liommage a ses vertus et 'a ses talents. Louis ordonna >|ue les caveaux de Saint-Denis recevraient la dépouille mortelle du plus brave défenseur de la France !

Turenne mourut près de Salsbacli , le 2'J juillet 1(175, et la guerre dura trois ans encore. Kulin Louis olfril la paiv ; elle fui acceptée avec reconnaissance; el

VERSA 1 1, L ES ANCIEN El MODERNE.

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