III
le traite de Nimèguc concéda à la France la Franche-Comté, une partie de l'Alsace et la Lorraine. Malheureusement la guerre recommença bientôt.
Continuation de Louis XIV.
n. il du plan.
Celle salle contient les événements de celle glorieuse époijue et ceux de la guerre de succession , qui mit le grand roi h deux doigts de sa perte , mais qui lui donna l'occasion de développer la fermeté de son caractère. la victoire de Denain justifia celte fermeté, et termina glorieusement un des plus longs et des plus beaux règnes qu'offrent les annales de la France.
Lit do justice do Louis XV.
Départ du r»i après le lit de justice.
Ko troc de Louis X V à Strasbourg.
Salle n. I)
du plan.
L'Ambassade ottomane aux Tuile
rios.
Sacre de Louis X V, à Itoims.
Prise de Philipshourg.
Prise do Dfonin.
Le Régent et Louis XV.
Celle salle reufenne l’espace de temps qui s'est écoulé entre le règne de Louis XIV et celui de Louis XV. Elle présente le célèbre lit de justice on la régence est accordée au duc d'Orléans, le sacre du roi à Reims, l’ambassade extraordinaire de la Forte ottomane , et l'entrée solennelle de Louis XV à Strasbourg.
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n fusai lues am:ikn i:i modfunf. îii
«le mis armées pendant les campagnes de I7t.*> et de 17 |<». A la mort de l'empereur Louis XV a proposé la paix, mais elle a élé refusée : la France esl doue eonlraiule a reparaître sur les cliamps de bataille; Louis XV n donné le commandement de ses troupes a des maréchaux dont l'habileté lui garantit le succès , mais il \eiit partager lui-niéme leurs périls et s'associer a leur gloire, il sait l'enthousiasme qu'inspire aux soldats français In présence de leur roi; le dauphin accompagne sou père.
Déjà Tournay est investi; deux camps assis sur lesdeux rives de l'Escaut serrent de près la place, et . le K mai, biuis XV vient examiner les travaux. Cependant le duc de Cumberland, h qui le maréchal de Saxe avait caché ses vues, accourut au secours de Tournay ; Maurice l'avait prévu , et de Torts détachements postés h Foiilenoy, et que toute l'armée pouvait facilement renforcer, arrêtèrent la marche des Anglais et des Hollandais. Lue bataille dut dérider du sort des deux armées ; elles avaient l'une et l'autre do vieilles querelles a venger. Aussi rien ne fut négligé. Dès la poiuledu jour, le maréchal, assez gravement indisposé , parcourut toutes hs positions dans une calèche d'osier, ordonnant tout, animant les soldats de la voix et du geste. Lue chose l'inquiétait surtout . le roi et le dauphin avaient voulu se placer eu deçà de IT.scant et se trouvaient exposés a de graves |H*rils: Maurice les lit prier de se mettre à l'abri derrière le pont , mais la volonté du roi lut iullcxihlc: il voulut partager le danger de scs troupes, lit avancer sa garde, et le combat avait commencé jwr une vive canonnade; elle dura longtemps, enlin les colonnes ennemies s'avancèrent pour débusquer les Français de leurs positions. Terrible fut leur choc, admirable fut la résistance; mais leur artillerie multiplia ses décharges et les Français perdirent du terrain ; resserrés entre deux hauteurs, troublés par le désordre des premiers rangs, ils allaient peut-être se replier; c'en était fait, et toute la sagesse des dispositions d'un maréchal habile n'aurait pu prévenir une affreuse retraite, lorsque le duc de Miclielieu, nide-de-camp du roi, aperçut une voie «le salut ; la colonne ennemie pressait ses rangs pour enfoncer nos lignes : « Que l'on dirige contre elle quatre canons, que la maison du roi I attaque de tous cotés, » s'écrie Kiehclicu : c'était une inspiration du génie de la guerre; Maurice la saisit à l'instant, le roi l'approuve, liiehelieu esl chargé d’exécuter ce qu’il a si heureusement conçu , et les pages du roi l'épée à la main . les officiers de la chambre pcle-mclc avec les gardes et les mousquetaires, tout s'ébranle, tout tombe sur la colonne anglaise et lianovricnne ; elle est culbutée. La victoire fut dès lors décidée ; M. «le G rassi ns l'acheva en tombant avec sa cavalerie sur le flanc de la cavalerie ennemie formée devant Vezon. Les alliés
perdirent quinze mille hommes tués ou blessé, un grand nombre de prisonniers, quarante pièces de canon et cent cinquante chariots de munitions.
Le roi retourna devant Tournay, fit presser les attaques, et peu de jours après la ville et la citadelle étaient au pouvoir des Français. Louis \Y voulut profiter de l’ardeur qui animait ses troupes jkjut s'emparer d’une place forte par ellemême, mais précieuse surtout alors parce qu'elle était l'arsenal des Anglais et leur magasin. Le maréchal de Lowendall fut chargé de s’emparer de Gand. Ou ne le pouvait faire que par surprise . et la sagesse de ses ordres bravement exécutés par l'ardeur de ses soldats le rendit maître de la ville, et quelques jours après de la citadelle. On y trouva des magasins , des armes et des habillements en grande quantité , et beaucoup de canons envoyés d’Angleterre pour remplacer ceux que les Anglais avaient perdus h l'ontenoy.
Audenarde capitula bientôt après; Ostcude arbora le drapeau blanc après une vive résistance. L’hiver ne ralentit pas les opérations , et Bruxelles vivement attaqué par le maréchal de Saxe, se rendit le 20 février 1746. Anvers capitula après cinq jours de tranchée ouverte, et le roi y fit son entrée solennelle le 4 juin ; les magistrats lui offrirent b genoux les clefs de la ville, tandis que des jeunes lillcs vêtues de blanc lui présentaient des Ileurs.
Les alliés ne pouvaient accuser qu’eux-mémes des succès de Louis XV : car ce monarque, après chaque conquête, ne cessait de faire des propositions de paix ; elles étaient toujours rejetées. Même après la prise de Mons et de Cliarleroi par le prince de Conti, de Saint-Guillnin et de Namur par le maréchal de Saxe, Louis proposa encore la paix ; elle fut encore rejetée , et le maréchal de Saxe fut forcé de remporter la victoire de Rocoux, où les alliés perdirent sept mille hommes tués ou blessés, mille prisonniers, cinquante pièces de canon et dix drapeaux.
\jc maréchal rtc Saxe.
Louis XV, 9uil<*, 1717-1771. — Louis XVI,
Salir n. ii dit |-Ui».
Ou voudrait s'arrêter a ces temps de gloire pour la France : mais le temps, comme l'a dit liossurt , est là sur nos pas, qui nous presse, et dont la vois terrible répète salis cesse : « Marche! marche!» Mais un précipice est devant nos pas!.. Marche!... Mais à ce temps de gloire et de conquêtes vont succéder des jours de deuil et de défaites !... Marche !
. .. Aussi bien nous avons encore quelques beauv faits à / / l-o J i appeler avant les grandes catastrophes. Nous devons pas- , kx ser par le village de l.avv felil oii le maréchal de Saxe leni-
A ? jMirt.i encore une victoire; nous avons à dire la prise / J i d'assaut de Bcrg-op- Zoom , où le comte de l.ovvcudall gagna le bâton de maréchal , la prise non moins diflieile de Maèslrieht ; enfin la paix , qui avait été le but de toutes hs conquêtes de Louis \V, fut signée il Aix-la-Chapelle, et le roi de France, pmi prouver il toute l'Europe la sincérité de son désintéressement, n’y voulut rien gagner, lui qui avait conquis toute la Flandre !
V K USAI LL HS A \ C I K N ET MODKIt \ K.
La paix cependant ne fut pas de longue durée ; des agissions de I* Angleterre dans le Canada liront reprendre les armes contre elle. I.a vanité de madame de l’ompadmir entraîna la France a se mêler de la guerre de sept ans. et à y voir nus armes faiblir, sauf quelques succès partiels retracés dans cette salle.
Le règne de Louis XVI commença sous les plus heureux auspices pour finir par les plus grands malheurs. <jue proclame devant le Palais-Koyal ce héraut d'armes au milieu de ce nombreux cortège * L'indépendance des Ltals-l'nis reconnue par l'Angleterre et acquise par les armes françaises; la paix due aux exploits maritimes des De Grasse, Tilly . D’Kstaing, Suffrcn et aux combats plus décisifs des AVashington et des Itocliambeau ! Mais c'est au sein de cette longue paix que se prépareront . que se développeront les agitations, les troubles précurseurs d’une sanglante résolution. Le prince qui a élevé ce sanctuaire a notre histoire nationale eu a exclu avec raison ccs tristes événements , mais il a voulu aussi présenter en regard Louis \Vl dans sou véritable caractère, celui de la bienfaisance, et secourant lui-même les pauvres comme il h’ lit dans le cruel hiver de I7ss
l.mi* \V| * 'cour: !•*» pauvre» Han* H»i*rr de I7hx.
Li série des salles du rez-de-chaussée nous n oITeil les principaux ncte* de la moiinrehie française ilepuis Clovis jus- «|u a Louis \\l. nous avons mi dans les autres parties du Hais »« développer la force, la grandeur, enliu la civilisation de la h rance, ses institutions connue sa gloire. Les salles du premier étage de I aile du nord sont principalement consacrées a l'histoire moderne, aux événements de
Napoléon. — H me d r Jaffa.
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Ilalnille de Uoril-llialmr
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YF.RSAtl.hKS ANCIEN ET MODERNE.
nos jours. Passons sans nous arrêter sur les temps des assemblées constituante, législative et de la convention , pour reposer nos regards sur une époque de gloire dans les armes , dans les sciences , et qui couvre d'un voile écialant les jours qui l'ont précédée. Bonaparte, ce nom déjà si célèbre, resplendit dans l’Orient. Il y parait comme le régénérateur de l'empire ottoman, et s’il réussit a prendre Sainl- Jean-d’Acrc , nouveau prophète, H marchera triomphant suivi de nations diverses pour s’asseoir sur le troue d<*s ealifes , et de l'a prendre l’Europe a revers. Mais non , sa fortune doit s’arrêter devant les murailles d’une bicoque; il n’y laissera que le souvenir de sou grand nom et une de ces actions courageuses qui frappent rimogiualion des hommes : action retracée sur le tableau principal , la Peste de Jaffa, le plus bel ouvrage du malheureux Gros. Itonaparte, sorti du Caire avec douze mille hommes, avait traversé soixante lieues de désert , pris d'assaut El A ri ch, Gaza, Jaffa, (l’ancienne Joppé). lorsqu’un lléau contre lequel la valeur est vainc, arrête sa marche et ses conquêtes, ha peste saisit les soldats et les Trappe de stupeur. Tout était perdu si on ne remontait pas leur moral. Itonaparte entre alors dans l'hôpital des pestiférés, suivi de Hcrtliier, Bessières, Mannont , et s’arrête devant chacun d’eux , les questionne , les encourage, les aide a se soulever, et H ne se relire que lorsque DcsgeneUcs, le médecin en chef, l’assure qu’un plus long séjour serait plus qu'inutile, hc majestueux tableau qui représente celle scène fil sensation a répnque où il parul ; il montra qu'on pouvait alliera un dessin correct des traits pleins d’expression, une couleur brillante, harmonieuse, ce qui mauquait alors à l’école française. Ce tableau est entoure des [>ort rails des principaux scliciltS de l'Egypte, et d'une suite d'autres sujets dont plusieurs, et principalement le Combat de Nazareth , excitent au plus haut point l’intérêt.
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V KRSAII.I.ES
l.e plan du premier consul est arrêté ; c’esl eu Italie <]u’il doit triompher, mais l'ennemi doit ignorer ses desseins. Ainsi Moreau passe le llliin avec unç armée nombreuse. L'Autriche croit que ce sera la le champ de la guerre : elle y porte ses forces principales et cependant Moreau les défait. C’est le 3 mars qu'a lieu la bataille de Stokaktt et c'est le 20 que l’armée d'Italie est au bourg do Saint-Pierre, au pied du mont Saint-Bernard. Nous ne répéterons pas les merveilles de celle campagne, où une armée , comme portée sur des nuages , tombe avec la victoire dans les plaines jadis le tombeau des Français, aujourd'hui leur conquête cl leur gloire. Celte journée de Marengo fonde le repos de la France et permet de songer il son avenir. C’gsl alots que .Napoléon s’occupe du rétablissement de la religion et de la confection des codes qui nous régissent. ..
A près la gloire du consulat , parlons de celle île l'empire. C'est le 2 décembre 180.1 que le pape Pie VII consacre du sceau de la religion, dans la cérémonie imposante du sacre , le vau du peuple français. C’esl deux jours apres que se distribuent les aigles victorieuses qui doivent aller de clocher en clocher sut toutes les capitales de l’Europe. Ce poème , ou plutôt ce drame , car il a pour lui l'unité de temps, est réalisé dans l’espace de deux mois sur un champ de bataille de quatre cents lieues de longueur. Il faut qu'une armée partie le 30 septembre 1 803 des bords de l'Océan , entre deux mois après dans la capitale de l’Autriche. On ne lui donne qu'un mois |Kiur arriver au llliin . le passer, vaincre à Norlingen, Gunsbourg, Elchingen, faire mettre bas les armes dans Ulm a dix-neuf généraux et vingt mille hommes, entrer a Munich le 2(1 octobre, cl quinze jours après, le 13 novembre, établir son quartier-général à Schirnhrunn , le Versailles de l’empire d'Autriche. Mais les Russes et les Autrichiens sont réunis; ils comptent plus de cent mille hommes ; NiqKiléon n’en a «pie quarante mille. Les Autrichiens craignent déjà que l'armée française ne leur échappe ; l'archiduc Ferdinand brûle de venger ses défaites. A leur gré, le jour tarde trop h paraître; mais ce jour est le 2 décembre : les Français ne l’ont pas oublié , et tout à coup au milieu de l'obscurité qui ne laisse apercevoir que les feux de l'ennemi , une large et vive splendeur enlfamme l'horizon ; cent mille flambeaux brillent sur toute la ligne de l'armée française ; chaque soldat, |>ar une inspiration soudaine, a converti la paille de son bivouac en flambeau de réjouissance. C'est l'anniversaire du sacre, c'est la célébration anticipée d'une victoire immortelle, le jour a lui, et l'armée ennemie est coupée et dispersée; ce qui échappe aux vainqueurs va se noyer dans un lac voisin. Et il suflira désormais aux Français de dire : « J’étais h Austerlitz. ■
Nous avons cherché it donner une idée de ce drame brillant , regrettant de ne