ANCIEN ET MO UK II NE
pouvoir Irausmctlrc les tableaux pleins d'intérêt qui s'v rattachent et qui décorent cette salle.
Suite de Naiioleoii.
Salle M. 6 du |.lai.
Les princi|>aux tableaux (ju’on aperçoit dans celte salle, ont rapport à la guerre de Prusse marquée parles batailles d’Ecfemülh, d'Eylau , de Friedland , et à la |>aix qui suivit celte guerre imprudente. Le tableau le plus apparent est le moment où le président du tribunal remet au sénat les cinquante-quatre drapeaux pris sur reunemi.
Suite do Napoléon.
Sdll. h. 7 »ii «o.
Peu d'époques lurent plus glorieuses pour la France que la paix de Tilsitl , oii rempcreu^pnuvail tirer une ligne droite au centre de l’Europe et gouverner un empire plus grand que celui de Charlemagne. Il n’en Tut pas ainsi , l’ambition dé- , mesurée de conquêtes, l’idée de vainere l’Angleterre sur le continent, entraîna Napoléon et dans la fatale guerre d'Espagne et dans une nouvelle invasion de l'Autriche , qui lui réussirent , sms doute, mais qui devaient uu jour le conduire à sa perle. Cette salle présente les différents événements de ces guerres jusqu'à la veille de la fameuse bataille île Wagram ; Napoléon . assis sur une chaise au bivouac, dort d'un sommeil tranquille. C’est son réveil terrible que nous offre la salle qui vient après.
Suilo «le Napoléon S4I* 11. S <».. mU<
Wagram ! encore un tic ces noms qui auraient élé "raves en lellres tl'or dans le lemplc que Yqioléou voulait ériger à la < ; lotie ; Wagram , où plus de deux cent mille hommes tle chaque cèle lutlcnl toute la journée avec une artillerie (le gros calibre qui , dans celle plaine rase , ne lirait pas un coup inutile. Témoin de ce comhal de géants, nous axons joint un plan pour en faire mieux connaître la manœuvre; elle n’est pascompliquée. A huit heures , l’aile gauche française, commandée par le ma-
réchal Masscna et comprenant les Saxons sous les ordres de llcrn^lottc , est . accaldée par toute l'aile droile autrichienne et rejetée sur l'ile l.olvau. Napoléon, qui doit enfoncer le centre de l’armce ennemie, ne fait aucun mouvement pour la secourir; il sait que le gain de la bataille est à sa droile, à l'attaque vigoureuse du maréchal Davnusl, et c'est au moment où il apprend que l'ennemi plie de ce côté , qu’il fera ce magnifique changement de front de lotit son centre; il ordonne au général Macdonald de disposer les divisions llronssier cl Lamarque en colonnes d’allaque; il les fatl soutenir par les cuirassiers du général Nansouly, par la garde il cheval et par soixante pièces de l'artillerie
V Eli SA I LI.ES*A Mil K \ ET MUDEIINK.
de lu garde et <|uarante de différents corps. I.c général l.aurislon , à la I4le île celle batterie de cent pièces de canon, marche an Irol à l'ennemi, s'avance jusqu’à demi portée , et la comnience un feu lerrihlc qui éteint celui des Aulricliiens cl arrête leur mouvement. Qui pourra peindre l’effet de cette mantnuvrc terrible et l'aspect que présentait alors le champ de bataille ? L’année autrichienne
Plan tJ«' la lialaillp «!«• Wagram.
avait perdu le seul moment favorable dont elle eût peut-être pu profiter: toutes scs réserves étaient en lignes, tous scs moyens mis en jeu, tandis qu'il restait à l’empereur Napoléon pins de quarante mille hommes disponibles qui suffisaient pour accabler son ennemi partout où il eût voulu l’atteindre; mais su dernière manœuvre aurait pu être plus décisive encore, tonte la cavalerie française est lancée sur le centre de l'armée autrichienne déjà ébranlée, et sans la blessure du maréchal liessières qui commandait la charge de cavalerie , toute l’aile droite autrichienne élût coupée et forcée de se rendre. Celte bataille coûta des deux côtés
VEMSAILLKS ANCIEN lA MOÜEIt NE.
plus de quarante mil U* liommcs tués ou blessés cl décida h lu fois de l'issue de lu campagne et de lu guerre. Les autres (aideaux contenus dons celte salle retracent îles comhals importants, niais qui tous pâlissent devant celui qui occupe avec raison la première place. 9
NapolOoo visite les blesses dans l’ilc Lobau.