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1 .11 commune dit bien <|uels son! ceux qui oui rondo le premier «silo poulies enfants , <|ui ont construit et doté les deux écoles publiques ; chaque pauvre famille trahit aussi quelque secret de ce genre; mais ce n'est point a nous à les révéler. Nous dirons seulement qu’on a tort de se plaindre qu’il n’y ait plus d'aristocratie en France; la voilà In véritable aristocratie, celle qui n'a pas besoin de privilèges ou de préjugés pour occuper un rang élevé, celle qui se fait pardonner d'être élégante, parce qu’elle est utile ; celle enfui qui consiste dons le travail , la science et 1rs bienfaits : le travail qui facquiert, In science qui l'bonore, les bienfaits qui la font aimer.
Attenant au parc de .M. Dclessert est la propriété de M. Fulchiron, distinguée aussi par une collection de plantes rares, et par lu vue la plus étendue, la plus variée, depuis les coteaux de Sèvres jusqu'il Yaugirard . ce qui l’a fait surnommer la Visio.
Plus loin , un château 1 enfoncé au milieu de vastes jardins a été habile par deux personnages célèbres , le duc de l.auzun et madame In princesse ite l.nmballe. Qui ne sait les aventures de l’un et les malheurs de l'autre?
Ne dirons-nous pas aussi quelques mots de l'ancien hôtel de Yalenliuois , lieu de volupté , de délices 1 , avant qu'il eût été sanctifié par la présence d'un sage? de la maison1 près de là, habitée par mademoiselle Contât. et par tout ce qui brillait à cette époque dans les lettres, les arts et l'élégance du monde? de l'ancien château seigneurial de Pnssy4, aujourd'hui détruit pour faire place à un nombre considérable de petites habitations appropriées aux fortunes et aux moeurs du temps? eulin du château de In Muette, point intermédiaire entre Pnssy, le bois de Boulogne et Auteuil? Ce château n’a pas cessé d'être habité par des pr idées de la maison de France, depuis Marguerite de Valois jusqu'à Marie-Antoinelle1,
4 vntrvfi.is au riucd'Auinont. L'ablx- I.fdeif, tome lit, |t. 2t.
1 Hue Basse, n. 40. Ce fut I habitation de Franklin pendant *nn séjour à PASSA .
* Rue R.-tvMa. il. 19. Collé y cl tannait par scs chansons, Parus par ses vers. Marmonlel et Cailhava |mileurs conte». Bièvre par ses calembours , mais surtout la maîtresse de la maison. mademoiselle Contai . par tous !«•» agrément* «b* la Usure et fie IVsprit.
4 Pomédé par le fameux Samuel Bernard, par le riche delà Pojwlmièrr. enfin par M. Boulamtillirrs. «lonl il a porté le nom.
* Il fui donné . en tfilfi , an dauphin . depuis Louis Mil ; la Huche*** «le Berri y mourui en I7t9 . à l’âge île xingt-quatre ans. Il fut augmenté et rétabli par Louis XV, ci la reine y fut reçue eu 1770.
VKHSAILl.liS
i|iii y fut reçue ii son arrivée en France, el y mini à differentes époques. I.»s jardins de la Muette foui partie du Iwiis de Boulogne, el conlournenl Passy jusqu'à l'avenue qui conduit à Auleuil. Une autre avenue en face du |>onl de Grenelle y conduit également . el c'est celle-là qu’on découvre de la roule mémo de Versailles'
Al' TEL IL
Auteuil est un des lieux les plus agréables des environs de Paris, ou le prendrait pour un village anglais transporté prés de la capitale*. Il est surtout remarquable par les personnages célèbres qui l’ont bnbité. Rappelons d’abord ses souvenirs, nous parlerons après de ses agréments.
U a* tou <!•! «fcanerU»
Mon ami, allez oublier devant le. mi femme et enfant», perdez tout, lion l'honneur! C'est ainsique s’exprimait madame d’Aguesseau, lors-
’ On peut ajouter au nom do tou» re* habitant* <<|.-brr* tir Pw»y mu «b* l'abbé Baynal <k I al»!** litraïul i*t de Pirrini. «|ui y fut enterrée» 1W0. s Auteuil . lieu favori . lieu fait pour le» potin .
ijur rfe rivaux de floirr uni» ‘ou* In berceaux ;
(’JIMIM . Pmwirnnrfr.
le
ANCIEN ET MODERNE, le chancelier partait de sn mnison dAuteuil pour s'opposer ù l'enregistrement de la bulle Vuigcnilu»
Paris fui presque toujours le lira de sa résidence , opposition à dos mesures injusles ou impolitiques lui va la disgrâce. r était à sa maison de campagne d'Auleuil i lui lii que mourul près de lui Annod'Orniesson. sa femn Klle fui enterrée dans le eimelière d'Auleuil; el d'Aguesseau inouraut demanda (piesou corps fùl placé prés de celle dont la mort seule l'avait pu séparer.
I.eurs enfants el quelques umis obtinrent plus tard que leurs cendres fusscul exhumées el trnns|H>rlécs en face de la porte del'églisc, sous un mausolée dont Louis \V
voulut fournir le marbre. L'est le petit monument que u,™.*,. ,
représente cette vignette , il consiste dans un nliclisquc de marbre sur monté d'un globe el d'une croix dorée.
Toobou rtmn-lbT JTpow.
1) Aguesseau consacra toute sn vie à la défense de l'innocence et du malheur: il pensait en philosophe, disait-on, et parlait en orateur. Ses ouvrages sont la peintura de son âme et do son esprit . et l'histoire de
• (.’«! ici «jik* l’on fors** iIp* arnu* conlro Rohm*. ilisnl ,i lr nonrt* (.Hiitïni. Non, mou*
Mt'iir, r>i|w>iMlit vivttnml II chainvlirr, rt* ne hoiiI |niinl îles ,imn-. nuinilis iMHifliMN. Pih.llMirT.l
' ehsaili.es
su vie doit servir éternellement de modèle à ceux qui embrassent si noble profession.
I.a maisonnette' où Boileau mettait si bien il prolit les jours pte lui filail lu l'arque- est encore il peu près telle qu’il la possédait en MiH.'i . mais & moins considérable. Il ne reste plus aujourd'hui que la partie où se trouvait l'escalier, une ladite salle basse et un premier étage de trois pièces '. Un nouvel et grand édifice a été construit au milieu du jardin dessiné à l'anglaise, et on n'a conservé de I ancien verger qu’un groupe île vieux arbres que le propriétaire a laissé subsister. On y chercherait en vain le jeu de quilles, délassement favori du poêle , qui se reconnaissait le double talent de société de faire des vers et de jouer aux quilles1. Il en est de même du berceau qu'il nffee-
1 Rue rie UuilfAU, ti. IP- 1 Êpiltv II. ver» 10.
» Cette mai»on. du temps mime «le lloilcau. liait fort |»«*l i«i- rt |aeu agrrablr. Voltaire, •pii la vil à mtr •'|mm|ih: recuire, en parle de la sorlr ; cl l'un ne «inçtiil pa« *|iic le poiHe uni jnui«siil d'une tuirlcd'aivtnee. n'y ail fias fait de cUnuftruicula.
* Ile lie Boilrau . |mi llariiie k liK
je
ANCIEN ET AI O l> K H NE.
lioimuil ; mais celui-ci fui détruit de son vivant : on sait le chagrin qu'il en éprouva ' .
Ils ont également disparu ces abricotiers et ces citernes <pn soupiraient après le présidtnl de Lamoignon* . cl res massifs silencieux de grands arbres où le |ioëlc
llnïcur, capricieux - Tantôt baissant le front . tantôt levant 1rs veux , De paroles dan* l’air par élan rnvolret,
KfTrayait les oiseaux perchés dans se*, allées \
Si Poil appelle In tidèle Babel , c'est un portier qui vous répond , el l’on peul faire impunément des fautes de français , sans que le |Hieme de Chapelain soit là pour vous punir'.
Itoileau passa dans cette chétive demeure la plus grande partie de sa vie et y composa ses adinirutilcs ouvrages. Il nous révéle lui-mème sa manière d’v vivre.
TunlM , un livre ru innui . rrraul dan» les prairie» , J occupe ma raison d'utile» rêverie»;
Tanlvil cherchant la lin d'un ver» que je cousine Je trouve au coin d’un boi» le mot qui m'avait lui
Mais le plus souvent plongé dans le travail , il élaliorait avec [veine ses vers si faciles; et son épître à son jardinier prouve suflisamment combien il souffrait de sa tiiclte pénible , combien les fatigues de l'esprit , les tour-
■ la; Verrier, à qui Boileau avait vendu cette maison sur la fin de «a vit* , en avait laissé la jouissance au «jui venait quelquefois s’y promener. S'apercevant un jour tjw le bosquet était abattu, il dtl
en soupirant : Je ne suit plut le maftre ici -, el il n’y revînt plus.
1 Ipsite fontes, ipsa heee ni buta rocabant.
(Lettre de Boileau à Lamoignon.)
5 Epitre a son jardinier.
• Oii était condamné à lire un certain nombre de vers de la Purelle , suivant la faute que Ton avait aiU*. ■ La faute était grande . dit Kacinc le fils , quand le coupable était condamné a lire vingt vers ; • lire la page entière était considéré à l'égal de la peine de mort. » Racine, qui connaissait parfaitement son ami noilean el llMirreur qu'il avait [mur les fautes contre la langue . avait soin , lorsqu'il allait lui lin* des lettres de son fils aîné, qui Hait en pays étranger. île corriger 1rs faute» qui lui avaient écluqqié.
Si
VKHSXILLKS
meuls de l'imagination lui semblaient plus difficiles a supporter que 1rs exercices violents <lu corps.
C'esl dans cette situation que nous nous le sommes représenté.. et au moment uù il tinit sa harangue il son jardinier par ces vers :
...Mais je vois sur cc début de prône
Que In bouche déjà s'ouvre longue d'une aune .
El que les yeux fer niés lu baisses le menton ;
Ma foi, le plus sûres! de linir mon sermon.
Aussi bien j'aperçois ces melons qui t'attendent ,
El res fleurs qui là-bas entre elles se demandent S'il est fêle au village, et pour que) saiut nouveau Oii les hisse aujourd'hui si longtemps manquer d'eau'.
C est U qu'au milieu d'en* l'élégant Despréaux, Législateur du goût . au goût toujours fidèle , Enseignait le bel art dont il offre un modèle3.
Les anus du grand poêle étaient Hacine , Molière. La Konluine, Lliapelle, La Bruyère, Lulii; tons de caractères cl de talents dilfemits ,
' Epitre à son jardinier.
1 Chénier. Promenartr.
,\ni;ik> ki moukiim:
mais composant ensemble la société la plus spirituelle. Là ehaeuu donnait librement et recevait d’utiles conseils. Boileau critiquait Bérénice et louait Alhalie, consolant ainsi Bacine de scs revers sans trop exulter ses succès; Racine, plus sévère, fâchait souvent son ami qui lui disait : «Tu es pire pour moi que Putru1; » et cependant il lui apportait le lendemain le passage corrigé. La critique de Chapelle était plus inordunte, mais fuite avec cette gaieté qui désarme. Quant à La Fontaine, il portail là sa rêverie et ses distractions et semblait être l’objet de toutes les plaisanteries. Boileau était dans l'intimité un critique sévère; mais, en public, il se montrait le défenseur de ses amis; il n’en est pas un qu’il n’ait vengé des attaques delà malveillance : aussi sa maison était fréquentée |>ar tout ce qu’il y avait de plus illustre, de plus considérable dans le inonde politique et littéraire. C’étaieut le vertueux d'Aguesseau . son voisin à Auteuil , Lamoignon , Maurepas, de Tenues , de Pont-Chartrain , Cavois , M. le duc et le prince de Conti. Il leur lisait non-seulement ses vers, mais aussi les plus licuux morceaux de tout ce qui paraissait de nouveau , avec un tel art et un tel talent d'imitation de chacun des personnages qu’il contrefaisait , que Molière lui-mérae avouait sa supériorité dans ce genre.
Tel il était |K>ur ses amis , et lorsqu'il les perdait , il continuait à leur famille la même affection. Sur la fin de son séjour à Auteuil , madame Racine venait souvent le voir avec tous ses enfants, qu’il menait promener dans le bois de Boulogne; il lui donnait quelquefois l'inquiétude de les avoir perdus et les faisait à l'instant reparaître*.
Cette maison devint plus tard la propriété d'un ami de Boileau . le médecin Goudron , que Voltaire voulut consulter. Inspiré par le lieu, il y inscrivit le quatrain suivant :
Ci-si ici le vrai Parnasse Des vrais enfants d'Apollon.
Sous le nom de Boileau ces lieux virent Borner ,
Ksrulnpu y parait sous relui de Gcmlrmi.
Lu quittant 1a maison de Boileau, on demande oii est celle de Molière,
■ Tu rt mi hi Paît nus Palrtiistimus. Ge Paint est le ctfébrc avocat, ancien rêpenl île collège . homme ilittin£ti«- et rrith|iie Irwtrvère.
* l'ir de Racine par non lil*.
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fl il serait difficile d'en retrouver même rein|>lae«meiil, car il iiYn reste plus i|ue le souvenir; à sa plaee on reneonlre un pavillon Tort élégant . mais qui ne donne aucune idée de l'habilation modeste d'où sunl sortis tant de chcfs-d’reuvi'e.
A |ieine sait-on ou le plus beau genie du plus beau siècle u reçu le jour. Quelques nies obscures, près des bulles, se disputent l'honneur de l'avoir vu nailre; et l’on ignorerait peut-être aussi où il a passé les plus belles années , si un petit édifice élevé à sa mémoire n'indiquait le lieu où fut sa maison 1 . Enfin , scs cendres auraient été jetées un vent après su mort , si l’on u'eùt obtenu . uvcc beaucoup de peine, un coin de terre pour les y placer. Il fallut que sa veuve allât solliciter le roi et demander un chétif tombeau pour celui auquel l'antiquité aurait élevé des temples*. Il n'existe plus rien aujourd'hui de cette maison d’Auteuil où Molière composait et jouait lui-même ses admirables comédies. Quelques vieux murs au lM>ut d’un jardin appartiennent seuls à son temps; mais le proprietaire actuel , M. le comte de Choiscul-Pruslin , a voulu conserver au moins le
• lliié «lé IIoIhti'. h. I- H. ut ru . é|iiv. vu.
A NCI K N K T M O L> K R IS E.
souvenir de ee lieati «rnir, en construisant un petit temple sur le fronton tlmjuH on lit :
riT L 1 N 1 1 MM h K îiuiÉai
I lue sim|>U* et élégante rotonde , percée de cin<| niches , contient les 1mstcs de Molière dans le fond , de Doileuu et de Corneille à gauche , de Ita eine et de La fontaine à droite. Corneille ligure mal ici ; il n'élaii pas de la société et à peine de l'époque de Molière. C'est Chapelle , le malin , le spirituel Chapelle, le camarade d'étude de Molière et son meilleur ami , qu’on aurait dû placer prés de lui. Alors on mirait eu en effet sa société habiluelle, celle réunion d'hommes qui lui composaient une famille et le rendaient heureux.
Itarine le lils et l’abbe d'OIivet ont décrit ees soirées si gaies, ces conversations si animées qui lui inspiraient souvent d'excellents sujets de scènes comiques. N'est-ce pas à une saillie de Itoileau qu'il dut le plus bel acte du Misanthrope 1 ; à Chapelle, le Bourgeois gentilhomme* ; a l.ully, la Comtesse d'Escarbagnas3! Les environs de cette habitation rnp|>cllcnl aussi plusieurs circonstances amusantes de celte bande joyeuse. Lii est la prairie où Molière réconcilia Chapelle avec son vieux domestique4; ici l’allée où tous ces fous à moitié ivres eheminuien! lentement v ers la Seine pour s'v noyer*, lorsque heureusement Molière parvint à les ramener à la raison, en leur promettant de se noyer avec eux le lendemain.
C’est cependant nu milieu de cette gaieté, de celle vie expansive de quelques hommes . que naquit le goût dans lin temps d'ignorance, et In philo-
4 « A imitât, limait Boileau, que M. île Colbert ne me famé arrêter et conduire en prison, je dirai lou- * jours que celui qui a Tait In l'ucftlr mérite dêlrc pendu. *
1 CiuqH-llc sc moquait spirituellement de Gaudnin , fil* d’un chapelier, qui avait la rage «le dépenser sa fortune avec les grands seigneur*.
* l.ully raconta que le préeepteur du fil* île madame de Villarrraut ayant demandé à «Ht élève i Qwm hahuil sucrritorrtu Hrlv* * I nifant répondit : Nmmn. Madame tle Villarreamertit que «ton fil* jiarlail tle la fameuse Ninon à qui M. île Villarreaut faisait «a rour. et «e ficha sérieusement ronlre le précepteur.
* (rotlnner. qui se mettait ioujottni dans le rarrotwe de son inattir. et que Cliaprllr eut le caprice île faire un jour monter derrière.
» A mil ieux a fait une jolie minédir tle rette anecdote, sous le litre tic Souper d'/lNiniit Voltairr a contredit le fait ; mai* il est suffisamment établi par le triuoiglMKC îles ctmlniqtor.iiii*.
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sopliic sous un prince nrhilrnire cl superstitieux. l.es vices bravnicul lu puissuncc . mais ils livmhlaient devant le ridicule : une voix hardie s'élevant du milieu d’une modeste campagne lit plus que la foudre luneée du Icône ou de In chaire.
C'est principalement In vie privée des hommes distingues qu'on aime a retrouver aux lieux qu’ils ont habités ; ce sont leurs moeurs , leur caractère qu'on y recherche. Nous avons représenté Boileau an milieu de ses amis, de ses admirateurs; Boileau indépendant, célibataire, éloigné, patdiverses raisons, du commerce des femmes et des succès de société , loul entier aux jouissances et aux combinaisons de l'esprit. Il n'en était pnsde même de Molière, du tendre et passionné Molière, en proie aux tourments de la jalousie , et cependant le critique si spirituel de lu jalousie. Molière était doux, généreux, confiant, et surtout social. Il avait besoin d'éliv entouré: il aimait à discourir. Une de ses plus tendres affections fut poulie jeune Baron, qu'il avait élevé, qu'il aimait comme son lils, et qui ne le quitta jamais. C'est lui qu'il consultait habituellement sur ses ouvrages; il lui adjoignait sa servante , et c’est ainsi que nous l'avons représenté assis dans ce grand fauteuil qu'on a conservé. Ce petit publie
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singulier jugeait ou premier ressort lis vers qui (lovaient hienlAt prnrliiiro l'enthousiasme el l'admiration.
>i voila assez des grands hommes el des portes ; n'est-il pas une étude et un genre de lionhenr qui remplace la eélébrité. ou qui console, au moins, de sa perle, la philosophie, et n'est- ee pas à Auteidl qu elle a fixé longtemps son séjour près d’une leraine jolie1, aimable, bonne, qui combattait ses erreurs et encourageait ses bienfaits? Si vous étiez entré dans ce jardin , il y a quarante ans, vous y auriez trouvé, près d’une volière, celle que Franklin appelait la Notre-Dame d'Autcuil. que les philosophes nommaient leur
4 Vrais avez riomirremenl passé un» inc regarder, duail madame Helvétius à Fnnlcnelle.— Madame . répondit-il . «i je vno» irait regardée , je n'aurai» point pa«é.
.Ml VKRSAII.I.KS
lïgèrie, cl qui rendait heureux loul ce qui l'entourait , inèuie les oiseaux1 et les chats5. C’est en sa présence que les hommes les plus distingues du dix-huitième siècle se livraient à ee“s luttes intellectuelles de l'esprit, du savoir et de l'imagination. Et sur qiiclhs questions? sur celles epii embrassaient le système entier de la nature : l'homme, la pensée, l'entendement, la destinée enfin. Mais, hélas! le ciel s'obscurcit , le tonnerre gronde, cette foule savante se disperse, ces hommes chers aux sciences, à l'humanité. ont subi le joug d'une nouvelle tyrannie, celle de l'ignorance, la plus cruelle de toutes. Quelques-uns d’entre eux seulement viennent encore respirer l'air de la nuit et chercher un asile sous ces mystérieux ombrages, l/nir amie, leur bienfaitrice cherche en vain à leur donner île la confiance et a les rassurer sur leur sort pour qu’ils ne craignent point de compromettre le sien; elle n'y parviendra pas, ils périront plutôt que de lui faire partager leurs dan- -
gers: pauvre Bouclier ! généreux Condorcet !... Mais Mafern IH l'orage a cessé de gronder , le jour réparait, elles savantes conversations d'Auteuil ont repris leur cours. I.a France n’a plus à souffrir que de la gloire , que de cette terrible passion de conquérir le monde, et c'est encore ici qu'on entend les belles paroles de madame Helvétius au jeune héros qui se lançait dans celte carrière aventn-
’ Elle avait tellement apprivoi**1 le*o««eaux «le *a vol mit que . lor*quellr leur en ouvrait U porte , il» ne groupaient autour délie. ne la quittaient point cl rentraient dam leur rage âpre» être rndfe nn montent prtN d'un l*a**in qui Milwitde enrorc.
» Son grenier «‘tait plein de dut* quelle mmrriwuit et qui ne *r «Minaient . plu» de prendre de» souri» : enlin lorsqu'il y en eut une trentaine, on fut obligé ’ de le* rh.nacr et on eut bien de la peine i l’obtenir de madame Helvétim.