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ouvrage est d’un effet el eu même temps «l’un ^oût qui elonnenl ; il égale re <pi on admire le plus dans les monuments anciens on se croirait sous les voûtes du Colysée «m du Partliénon.
N ue prise de b l'errasse au-dessus de l’Oranj'erie.
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< le |M»iut de vue est un des plus beaux des jardins de Versailles : les regards planent sur le parterre de l'Orangerie, où sont ranges un millier d'arbres précieux , dont le piTiim se r< pan«l jusque dans les ap|»nrtenieiils du plais. Au delà s’aperçoit la magniliipie pièce d'eau des Suisses , ainsi nommée parce qu’on employa un régiment suisse à la creuser. Partout s’oITre un cadre de forêt entremêlé «le villages, où la nature est «lans toutesa force et dans Unité sa magnificence.
Le parterre de l’Orangerie consiste en six coni(»aiiinienls de gazon, au milieu «lesipiels s'élève un jet d’eau «le cin«]uanle pieils environ au |H>urlonr sont disposés plus d’un millier d’orangers, citroniers, grenadiers en six grandes allt'es. Ou distingue parmi eux «•elui qu'on nomme le Craml- Pour bon , parce «pi'il fut acquis par la confiscation <l«*s biens «In connétable de ItonrlMin. el «pi’il a\
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alors plus <le cent ans. L'aspect de cet arbre vénérable, déjà vieux sous Henri l\ cl jeune encore de nosjburs. plonge dans uuesortede méditation. Qu elle esl longue, qu'elle esl singulière la vie d'un arbre* Combien ne pourrait-on pas faire dequev lions à celui-ci. î\e nourrait-on pas lui demander quelles sont les blanches mains du qualorziffne siècle qui onl arrosé ses faibles liges , qui ont soigné son enfance
esl-ce la lielflpot funeste Isaheau de Bavière, ou la généreuse Agnès Sorel?*sur ■quel front se sont placées plus lard les Heurs qu'il répandait chaque année? Ksi -ce sur la tendre Marie de Gonzague, ou sur l' infortunée Marie Stuart , toutes deux mariées à Fontainebleau? Nelait-il pas du nombre de ces orangers dont |»arle madame de Scvigné, qu'on enfonçait avec Ifcurs caisses dans la terre, pour leur donner d’un Ikûs touffu? Ne serait-ce pas a travers ses branches, ^ue Ixiuis \I\ aurait entendu la voix de lavallière, qui avouait sa tendresse pour lui. Depuis ce tenqis , que d'événements, que de scènes se sont passés ! et cet arbre éternel, impassible comme le temps, ré|>and chaque anmr ses |sirfums et ses Heurs à toutes les générations; ses Heurs, sur les quelles on croirait voir inscrits les noms tles rois ,
Inacripti nomin.i rrpuin . XaBcmiliir flore*.
' IRQ., GSonj.
La vie d’nn arbre.
l.a Fontaine et M®* de La Sablière