VBHS.UM.KS A NUI KM ET MOÜKIIM
i|iie la Toiitaine île In l’yramiile, elle domine l’allée d'Eau , eliarinaiilr ronrepiinii. <|“>i à l'exemple du Tapi» Vert , sé|wrc deux Iwsquets autrefois réléhres. aujourd'hui abandonnés, les iHisipiels des Trois-Fontaines et de l' Are-do -Triomphe.
Aller- cl K.tii
l-‘al!«*e d'Han est un loup espace borde des deu\ côtés tle bandes de pu ♦ •jp* zon, sur lesquelles sont quatorze groupes d'enfant. s en bronze, alterne^ ** avec des ifs tailles en cône. Ces groupes reposent sur des socles de marbre * et dans des bassins de mémo matière d'un seul bloc; ils soutiennent une * petite cuvette, d’où s'élève un jet d'eau.
Ces groupes variés sont dus au ciseau de Lcpros, Le I longe, le Kambue et Marcelin. Ils sont d'un très-bon travail, et lorsque les eaux sont en mouvement, que lu fontaine de la Pyramide , qui les domine , et celle du Dragon . qui termine , répandent leurs jets d'eau dans les airs, il n'y a pas de plus beau et de plus agréable spectacle. La fontaine du Drasrnu eut autrefois beaucoup de célébrité, lorsque le
iNII
YKR.SAIM.KS A NCI KM KT MO II KH N K
serpent l'ylhnn lançait «lu milieu tm jet d'eau tle quai re-vingt~cin<] pieds . composé tion de Gaspanl de Marsy. à peu près détruit aujourd'hui.
Cette allée plaisait particulièrement à une personne eélèlire qui venait s'y promener souvent lorsque lattis XV Taisait travailler au bassin de Neptune. C'était madame Du Barry, brillante de fraîcheur et d'éclat. I.e petit nègre, qui tient la queue de sa robe , c'est Zamor. qu'on ne voyait passer à Versailles qu'avec une sorte de curiosité . et qui, pour beaucoup de gens, jouissait d'une sorte de considération. On disait un jour à la malheureuse reine, alors dauphine, qui désirait obtenir la grâce d'un condamné: « Madame, s'il Tallait la demander à la Favorite, • le feriez vous? — Oui, sans doute, répondit-elle ; j'irais jusqu'à implorer 7, amor
Ita««in de Nrpttinr.
nn n*» Irmivr tn ri»*» un> w|ihiT»,
Klnr# *’* rafraîchit an «cm Je knr* «nnjuV» ,
!,«•» nvniphr* J'alentAur, murent , ilam le* n»il< «omlirr*.
S’j vaut baigner en tmupe h la futur Je* nmhrc*- I t l imiMi.
de Neptune est la dernière et la plus élégante des comdes jardins, autant par les sculptures et les ornements corent que par l'abondance des eaux.
Une longue tablette, ornée de vingt-deux vases de métal et garnie d’un jet entre chaque vase, règne le long de la façade méridionale de ce bassin ; ces jets et ceux qui s’élèvent de chaque vase , au nombre de soixante-trois, sont reçus dans un chenal, d’où l'eau s'échappe dans de vastes coquilles placées aux angles, et par des mascarons, pour retomber dans la grande pièce. Les vases, ouvrages des plus habiles sculpteurs, ont des animaux de mer pour anses, et sont décorés de roseaux.
Placé au nord , sur la rampe de gazon qui s'élève autour de la pièce en amphithéâtre, le spectateur admire la beauté et la majesté des groupes où Adam aîné et Girardon semblent s’élre surpassés. La majesté de Neptune armé de son trident . la gttee d'Amphitrite, qui se plaît à contempler les richesses de la mer, qu'une Naïade déploie à ses yeux ; l’action des Tritons, des chevaux et des phoqqes qui semblent diriger ou traîner le vaste char du dieu ; tout, dans ce groupe, montre le jeu d'une imagination vive qui surprend et éblouit
si
e bassin positions qui le déi
Y K lt S Al LU-S \NCI»;N Kl MOhLUNi:.
I .oi m | in- U-moim* , en 1710, a refait le grou|»c île gauche, il n'est pas reste an dessous d'Adam et de Girardon. Il est sans doute diflieile de décrire tontes les l»arlies de ce bel ensemble ; mais il est impossible d'en reproduire l’effet magique quand les eaux jouent. Les mille torrents d’eau qui s'échappent de toutes parts, simples jets lancés jusqu'aux cieux , gerbes admirables , tout s’y réunit ; les eaux déchaînées semblent se faire la guerre pour le plaisir des yeux, et exciter au plus liant degré l’émotion.
Non loin de ce bassin, on trouve un bosquet que nous ne pouvons oublier, et qui aura terminé dignement celte description trop rapide. (Test le liosquei delà France victorieuse, ainsi nommé d’un très-beau groupe en plomb doré, représentant la France soumettant l'Esfiagne et l'Autriche, ouvrage de Girardon, d'après les dessins de Lebrun. On dit que Napoléon s'arrêta devant ce groupe, que peu de |ier sonnes visitent, et qui méritait de toute manière ses regard».
Groupe de la France victorieuse, d'âpre* le* destin» de Lebrun