‹ Versailles et les deux TrianonsChapitre 16 sur 21 · PALAIS ET JARDINS DES TRIANONS · texte numérisé non relu

PALAIS ET JARDINS DES TRIANONS

On peut s'y rendre à pied, en tme petite deml-lietnre, depuis les débarcadt^res des chemins de fer, Sî l*en srrfve par celui de la rWe droite, on doit prendre, comme nous Tindiquons ci-dessus, le boulevard de la Reine, le suivre jusqu'à la barrière de la Mne, et, au delà de cette barrière, suivre encore un peu le prolongement qui aboutit obliquement à la grande avenue, bordée dédoubles rangs d'arbres, qui» ellflhmènie, va directement dn bassin de Neptune au palais du grand Trianon. On peut s*y rendre également du parc de Versailles, par les allées à droite du bassin d Apollon. A l'extrémité d*iine des branches du grand canal, dite bras de Trianon, on aperçoit deux rampes d'escalier qui montent au parc (réservé) du grand Ti ianon ; mais ces escaliers sont fermés de grilles, et si Ton arrivait de ce côté, il faudrait faire un détour sur la droite pour gagner les entrées des deux Trianons,

Arrivé à rasplanade sur laquelle s'ouvre la grille de la grmde entrée , on francbtt cette grille » et on suit la belle avenue qui va an palais du grand Trianon. (Après avoir passé la grille, on peut gagner tout 'de suite le petit Trianon, en prenant a droite, derrière les bâtiments da concierge et du corps de garde, une allée bordée de peupliers.) A rextrémité de l avenue on arrfve àune autre es* planadc qui précède la cour du palais du grand Trianon. La porte d'entrée est à gauche, sous l'horloge; là on se joini à une compagnie de visiteurs, ou, si elle est dé|à partie, on peut s'asseoir dans nneisalle d'attente, jusqu'à oe que le gpffdien soit de retour.

LesTrianons sontouverts tons les Jours au public; mais on ne visite les appartements qu^accompagné par on gardien. Le lundi, les cLiangers munis de pa^e-ports sont également admis à lea visiter, salle des Voitures n'est ouverte au public que le jeudi et le dimanche. L'entrée est près de l'esplanade, devant le grand Trianon. On y voit des chaises à porteurs du temps de Louis XIV et Louis XV, la voiture du sacre de Charles X» etc.

LES TfilANONS. il5 t

lien «leux Vrianons. Histoire. Versailles, ce ce chef- d'œum si ruineux, où les changements des bassins et ^ des bosquets , dit Saint-Simon , ont enterré tant d'or qui ^ ^ ne peut paraître , » était loin d'être achevé que déjà ^ Louis XIY, après ayoir acquis, en 1663, de$ moines de ^ Sainte*Geneviàye , des terres sur la paroisse de Trianon (désigné sous le nom de Triarnum dans une bulle du • xii« siècle), s'y faisait bâtir, en 1670, un petit château, ou plutôt un pavillon , pour aller s'y reposer des ennuis du fiaste et de la représentation. C'était d'abofd , dit Saint- Simon , une maison de porcelaine à faire des collations. Au bout de quelques années , vers 1687 , la fantaisie royale vouluti à la place de ce pavillon , avoir un palais. Mansart fut chargé d'en dessiner les plans. Louis XIV, en faisant détruire le premier Trianon pour en construire un nouveau , ne fit malheureusement pas un choix judicieux de remplacement. C'est sur la terrasse élevée dans Taxe de la branche transversale du grand canal qu'aurait dû être placée la façade principale, dessinant de ce côté une magnifique perspective.

Louis XXY venait fréquemment avec les princes et princesses de sa famille visiter cette résidence; et l'on jouissait de toutes ces nouveautés avec une ardeur singulière ^ dont le journal de Dangeau nous a conservé le souvenir, «Le 10 juillet 1699 , Louis XIV s'établit sur la terrasse de Trianon qui regarde sur le Canal, et y vit embarquer Monseigneur , Madame la duchesse de Bourgogne et toutes les princesses. Après le souper, Monseigneur et Madame la duchesse de Bourgogne se promenèrent jusqu'à deux heures après minuit dans les jardins , après quoi Monseigneur alla se coucher. Madame la duchesse de Bourgogne monta en gondole avec quelques-unes de ses dam^» et

madame ia Duchesse dans une aulre gondole, et demeurèrent le canal jwqvlau Unetdu iùUiL Puis madame la Duchesse s'alla coucher ; mais Madame la duchesse de Bourgogne attendit que Mme de Maintenon partît pour Saint-Cyr. £Ue la vit monter eu carrosse à sept heures et demie, et puis elle scella mettre au lit.... »

Cependant Louis XIV, à partir de 1700, ne coucha plus À Trianon, et, désenchanté de ce palais, il voulut encore se créer une autre habitation moins magnifique, mais plus commode. C'est alors que Mansart construisit pour lui le cliàteau de Mai ly. Les jardins furent replantés en 1776.

JiOuis XIY fit, à l'instigation du duc d'Ayen, créer k côté de Trianon un jardin botanique célèbre par les expé» nences de Bernard de Jussieu et par ses arbres exotiques rapportés de l'Angleterre. Ce jardin, appelé le 'petit Trianon , était séparé , par une avenue , du grand Trianon. La fantaisie royale de Louis XV voulut bâtir là un château, diminutif du grand Trianon, comme celui construit par Louis XIY avait été un diminutif de Versailles. Ce chftteau du petit Trianon, construit en 1766 par Gabriel, est composé d*un pavillon formant un carré de 23 mètres de façade. Louis XYI donna le petit Trianon à Marie-Antoinette; elle y fit planter des jardins pittoresques, à VanglaUe ou naturels, que les Anglais appelaient jardins chinois ^ et dont la mode s était établie complètement en France vers la fin du règne de Louis XV. Au milieu de ces jardins, Micque, l'architecte de la reine, assisté du peintre Robert , mit un lac , traça des rivières, dissémina des maisons rustiques , sorte de décors d*opéra figurant un hameau j- et éleva au milieu des bosquets le

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