‹ Versailles et les deux TrianonsChapitre 3 sur 21 · LA VILLE · texte numérisé non relu

LA VILLE

du Vieux-Versailles et de Satory. Les constructions des particuliers furent assujetties à des prescriptions uniformes, telles que celles de n'avoir qu'un étage et des mansardes , et d'avoir leurs toitures couvertes en ardoise. La population urbaine s'accrut considérablement sous le règne de Louis XV* De nouveaux quartiers s'élevèrent. Une seconde paroisse ^ celle de Saint-Louis^ fut formée en 1734 (la première paroisse était celle de Notre-Dame). Cependant Versailles, malgré ces augmentations, ne suffisait pas à contenir la population si nombreuse qui se pressait autour de la cour. On construisit un nouveau quartier, composé de dix-huit rues alignées et traversé par les boulevards de la Reine et du Roi, sur le terrain occupé , sous Louis XIV, par les prés et le château de Clagny ^, dont l'état d'abandon fit ordonner alors la démolition. L'étang du château , causant des maladies épidémiques, avait été auparavant desséché et converti en prairies. Les faubourgs de la ville furent réunis en 1787, et formèrent, à l'est, le quartier de MotUreuil ou la paroisse Saint-Symphoriefu La même année, Louis XVI accorda à la ville l'établissement d'une municipalité; et c'est de ce moment seulement qu'elle commença à vivre d*une vie indépendante du palais.

A chaque pas que Ton fait dans cette ville, qui fut, pendant près d'un siècle et demi , le séjour habituel de la cour, on rencontre des monuments et des souvenirs se rattachant à l'un des trois rois qui s'y sont succédé. Dans

1. Loaîs XIV fit bâtir, en iS74, ce château par Mànsart pour Mme de Montespan. L'achat des terrains ei les dépenses des constractioAs s'élevèreni à la somme de 2 se i m livres tonrnois. Le musée de Versailles possède oo tableau, T29, doDnant la vae du chftieau de Glagny.

VERSAiLLKS.

grfiad aopibre de maisons et d'établissemeats çarticuli^s^on pourrait retrouver le^ hôtels habités autrefois par les grands seigneurs de la cour; tels que l'hôtel de

Coûdéj situé me des Réservoirs, n° 14, et où mourut La Bruyère; l'hôtel de Noailles, rue de la Pompe, 1; ri^ôtel du naaréçhal de Aichelieu , avenue de Saint-Gloud^ n*" as \ l'hôtel du duc de Saint-Simon , le célèbre auteur des Mémoires, même avenue, n*> 42, etc. », On consul-

torn avec intérM) sur Vhistoire Ultime de la vill^t un ou* vrage publié eu : Mi^toite an^cdoltque des mes ie

Yersailles, par J. A. Le Roi, conservateur de la bibliothèque de ville de Yçr^^Ues (YQrsailles j librairie Çern^d , rue Satory « 9), le château est sur le point le plus élevé de la ville. Kn

avant s'étend la vaste place d'Armes de laquelle partent trois i^rg^s ayeq^^s eu (ormaat V^ve^tail» La premi^e^ Vukvemc de Pi^m» l^ÎYeut ei| ligne droite vis-à-vis du château, et liyant environ 94 mètres de largeur, traverse la ville dans la direction de Test à l'ouest , et la divise ei^ dçVM^ parties ^galea : à gauche (eu veinant de Paris) , tsi

1% «vffliftp ?iaiint-fyt^i$, ^\ la p^tte la plus r«ppra*

ç^ée du château, le vieux Versailles*, 4 droite est le quartier Notre-Dame ^ la ville neuve, qui s'est groupée: auprès du palais. :(ies deux autres ^venues sout : 4 d^oitf , Vi^mm 40 SmnirC^miy Musi nosunée pi^e quf» çette ro^te 4u palais de Yers3^Ul^9 â Saiut-çlQyd j à {[^ucjie^

1. M. te Roi avetfouvé dana nae malion 4e la vneSdiilplIédérlQ la tiiat>oii du parc aux cerfs^ qui a eu ane si honteuse célébrité soaa {«oaiaxv. Ce nom }u\ venait 4a quartlev oii eUe était sitaée, et qui oficopait l'emplacement d'un parc destiné pu? Unis XIII à élever des cerfs. Louis XM vendit cette petiu maim â Sénn» premier cammii ctela ga^tiit II en toiicba le piia» Meoo fnsiici en or^ de ses propres mains dans son cabinet.

1^ dfûil autres. Daiui Tespace qui les sépare de l'i^venue

de Paria, à leur débouché sur la place d'Armes, s'élèvent les grandes et les ipeilies écuries^ faisant face au c^àte^u*, ett^ |iH)att)r4'tiHi oonv^rties^ en quartiere de cavalelîe* Ces deux bâtin^ente uniformes, coQstruita, sur le dessin de Mansarty de 167Ô à complètent , avec les a? enues , m mgaiâqu^ ensemUe i servant de persipeçUv^ an ^tew. — » Outre irqU i^veauei^, pl^attea de quv tre rangs d'arbre$, deux boulevards contribuent aussi à Taspect solennel de Versailles. Le boulevard de la Heine , tracé en 1775^ traverse le quartier Notre-Daipe , eta'ô^eQd d# l'ouest 4 Feat, de la plaioe de Triaeoa 4 raveaue de Picardie^ prolongement de l'avenue de Saint-Cloud. Le boulevard du Hoi , qui eoupe le préççdeflt} fçwe ^ tiAuatioo de ^ ru^ 4aa Késervoirs, A eètà de ces avenues grandioses , si bien disposées

pGur le parcours du souverain et de son brillant cortège ,

il faut eiter les voies pppulaif^ et piu^ merve^Uleus^s ou* v«rt^ de nés jeuie > les ckmit^ de /er« qui «letteut Yemilks en eommiuiiiGation avec }es deux parties de Paris divisées par la Seine. Ils viennent aboutir à Versailles» i peu près à la même hauteur : Tun, celui de la rm gimbu, prts de la niairie, entre rafenue de Paris et eelle de Seeeux; Tautre, celui de la rive âr<ûtei dans une situation un peu mains centrale , au uord de Taveuue de Saint-C]Qud«

Malgré les uombr^ux visiteurs que ces deux c}iemins de fér smèaent chaque jour k la ville de Louis ZIV , ses immenses avenues, ses vastes places, ses rues larges et iijpées au cordeau » sei»Waat être vides et attendre le retour de Ut eeur qui y entretenais 1% T|e, À défaut d^ la

cour, les soldats y répandent un certain mouyement. Ver* sailles devient une raste caserne. Sur plusieurs points on fait encore, en ce moment, de grandes constructions militaires.

La Tille présente un aspect régulier; elle est partagée en portions symétriques. Les divisions principales^sont *

déterminées par les trois avenues de Paris, de Saint- Gloud et de Sceaux, dont il vient d'être parlé. Deux marchés : le marché Sainî-Lmis , au sud , au centre duquel s'élève la statue en bronze de l'abbé de l'Épée ; et , au nord , le marché Notre-Dame ou Marché-Neuf (construit en 1841) , sont placés sur une ligne à peu près ' parallèle. Us sont traversés : le premier par la rue Royale^ se prolongeant, par l'avenue de la Mairie, qui en est la continuation, jusqu'à l'avenue de Paris (c'est sur l'avenue de la Mairie qu'est le débarcadère du chemin de fer de la rive gauche) ; le second, par la rue du Plessis (sur laquelle est le débarcadère du chemin de la rive droite), aboutissant à l'avenue de Saint-Gloud. A l'ouest de ces marchés, et de même sur une ligne sensiblement parallèle , s'élèvent les deux principales églises de Versailles : l'une, l'église de Saint-Louis, est au sud. Sur un de ses côtés s'étend la rue de Satory , qui vient aboutir près de la place d'Armes. Au nord, la rue Hœhe (au*, trefois Dauphine) , traversant la place de ce nom , arrive en face de la seconde, Téglise Notre-Dame. Enfin, en se rapprochant du palais, on trouve deux rues droites et parallèles aux précédentes, et partant toutes deux de la cour du château : au sud ^l^ rue de la Bibliùihique (autrefois de la Surintendance), dont le prolongement est l'allée du Potager, qui longe la pièce d'eau des Suisses; au nord » la rue des Réservoirs t dont la cbnti-

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